Dimanche 5 juillet 2009
Dimanche 5 juillet 2009, Roc de Toulau, balade pédestre, 300 m D+

Tout comme la cigale a chanté tout l'été, j'ai paressé tout le WE. En cette fin d'après-midi de dimanche, l'orage s'éloigne, le ciel est lavé. Il est temps d'aller faire un tour, et pourquoi pas d'aller voir le soleil se coucher ...

Le Roc de Toulau est , tout comme le Moucherotte ou Chamechaude pour les Grenoblois, un des sommets les plus proches et les plus accessibles depuis Valence. Il est juste beaucoup plus loin et beaucoup plus petit .... mais le climat y est beaucoup plus rude !

J'attaque depuis le Col de la bataille par une montée transversale relativement douce, en direction du Sud, qui m'amène au col de Toulau. Le rythme est mou, du moins j'en ai l'impression car je n'ai pas de repères. De ma grosse sortie de vendredi, j'ai gardé la sensation que la fringale n'est pas loin dès que je force un peu. Il faut dire qu'il est bientôt l'heure de dîner. Il fait frais avec un vent de Nord bien sensible.




En atteignant la prairie sommitale, j'ai la désagréable surprise de voir un patou s'approcher de moi et me suivre en aboyant. J'essaye d'appliquer les trois conseils que m'avait donné une bergère près du Pas de la Balme au-dessus de Corrençon : Ne pas courir, ne pas crier, ne pas le regarder dans les yeux . Je lui tourne donc le dos et me dirige vers l'autre extrêmité de la prairie. Mais pourquoi ai-je les genoux qui s'entrechoquent ????
Je ne suis pas fâchée de l'entendre s'éloigner. J'ai de loin préféré ma rencontre avec le loup. Mais bon, c'est aussi à cause de ce dernier (le loup) que le patou est nécessaire.


Pour ne pas retourner dans ce coin, je gagne donc un sommet secondaire sur l'arête, et m'abrite en contrebas pour manger. Il ne fait plus frais, il fait froid ! Je dois mettre ma veste et même serrer la capuche .... incroyable.



Le paysage est superbe à cette heure-là, et j'attends le coucher du soleil ! Mais c'est qu'il est pudique le Sieur Soleil ! Il enfile vite fait un pyjama de nuages gris et se planque ... je n'ai plus qu'à redescendre. Comme chaque fois que je tente d'aller le voir se coucher ....




 en bas le col de la Bataille -la descente directe passe dans la pente d'herbe

A quelques encablures de la voiture, des gravillons glissent sous mes pieds et je me reçois sans douceur sur le bras.
P.... ! S.... !!!! Quoi ? J'ai dit quelque chose ? ben oui, j'ai dit
P....etits cailloux, voulez-vous bien rester en place quand je descends
S...uper mon coude tout bleu sera assorti à ma softshell

Comme c'est bizarre de redescendre la Bataille et les Limouches en voiture, en ces lieux où j'ai passé du temps l'autre matin ... je trouve que de la voiture, on ne voit pas les fraises des bois, et c'est tant mieux !
Par renarde1 - Publié dans : randonnée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009

Vendredi 3 juillet 2009, vélo de route, Vercors , 177 km, 3100 m D+


Pourquoi avais-je cette envie d'une grosse sortie , malgré la canicule qui règne sur la région ?
D'abord, cet entraînement de juin : Plus de 1000 km, 17 000 m de D+, en un seul mois, je n'avais jamais fait ça. Il faut en profiter.
Ensuite, ma sortie de mardi : la chaleur dans le Vercors était tout sauf insupportable.
Après cela, la journée de jeudi, où plein de petites choses se débloquent : ma fille est acceptée dans son futur lycée,la piscine est réparée, la nouvelle voiture arrive, je reçois une visite innatendue qui me fait plaisir ... c'est une période faste, il ne faut pas la laisser passer.

J'avais prévu 150 km, au dernier moment je décide de rallonger en partant de la maison. Cela me servira aussi d'échauffement préalable à l'ascension du col des Limouches de bon matin.

Il est 6 heures tout juste lorsque je démarre. Il fais (relativement ) frais et un petit vent de face (il sera de face tout le temps !) me freine dans la douce montée à Peyrus. Des nuages s'accrochent au relief du vercors, surtout du côté du Tourniol . Je gravis le col des Limouches (1086m) , à la pente régulière entre 6% et 7%, dans une atmosphère déjà humide et moite.
Par contre, de l'autre côté, je plonge dans une atmosphère ventée et très grise. Entre La Vacherie et Léoncel, je vais devoir pédaler pour avancer à 14 km/h dans une descente légère, tant le vent s'engouffre dans cette vallée. C'est presque un soulagement de débuter la montée vers le Col de La Bataille , qui me paraît un peu moins dur que lors de ma précédente visite. En plus il y a toujours des tonnes de fraises des bois.

Point de belle vue au col de la Bataille, il y a un épais brouillard. Il faut même mettre le coupe vent dans les descentes. Je n'aime pas du tout les petites bosses casse-pattes qui suivent. Alors que je commence à imaginer qu'une bête va surgir du brouillard , je vois tout à coup une biche sur le bord de la route; espérons qu'elle ne rencontrera pas le loup que j'avais vu en hiver non loin de là !

 
Petite trouée vers Bouvante                                                  Grotte de Brudour

Autant les bossettes sont pénibles, autant je trouve la montée à la station de Fond d'Urle-Chaud-Clapier facile et agréable de ce côté là. Je m'arrête pour faire une visite à la Grotte de Brudour ; le niveau d'eau est bas, il n'est pas nécessaire de marcher sur les pierres pour s'avancer dans la grotte qui est le départ d'un important réseau souterrain.
Peu avant la station, je tombe sur le-panneau-qui-m'achève : tartes aux myrtilles à 500 m. radical ! La pause-repas, ce sera là et pas ailleurs.
La petite station est bien déserte à l'exception de ce resto.  Une descente rapide vers Vassieux et c'est la remontée, courte et pas bien difficile dans ce sens non plus, au col St Alexis. La remontée au col du Rousset n'est qu'une formalité , même si Openrunner m'y a placé un raidard à 15% qui n'existe pas !!!! L'existence du tunnel ne semble pas prise en compte du tout.

Un couple de Hollandais me propose de me prendre en photo


Les lacets du col

Col du Rousset
: je bascule dans cette splendide et longue descente, vers le Sud, vers le soleil. Un revêtement parfait, un vent parfois un peu gênant, des lacets de rêves tandis que la température, comme la petite bête, monte, monte, monte ....
A Die, c'est la canicule. Des volutes de chaleur montent du goudron surchauffé dont les grains luisent et fondent. J'emprunte le chemin non goudronnée le long de la Drôme pour aller à Ste Croix, ce qui me permet de trouver un superbe coin de baignade et d'éviter la nationale. Des trous d'eau turquoise et tiède, des zones où le courant glisse entre les rochers constituent un spa du plus bel effet. Je me baigne longuement, jusqu'à en avoir la chair de poule.



La fraîcheur m'accompagne pendant une demi-heure. Je sens le soleil brûlant mais il ne m'atteint pas. Je profite de cette vallée magnifique et déserte où les eaux limpides du Vercors ont creusé une petite gorge. Hélas, l'effet climatisation se dissipe alors que la pente du col de la Croix se présente. Dans un hameau, je me gave de cerises claires incroyablement sucrées : cela devrait me booster pour atteindre le col.


Val de Quint sous un soleil de plomb

Juste ce qu'il me fallait ...

Ensuite, c'est arroser, boire, arroser, boire, arroser, boire. C'est dur. Ouf, le dernier kilomètre est à l'ombre, le col est franchi ....
Vite, descente, le long d'un charmant ruisseau fréquenté par les familles, Beaufort sur Gervanne, où une pause coca-gâteaux est la bienvenue.

Encore un col, plus qu'un col. 500 m de déniv. Rien en somme, juste deux petites montées de 250 m, c'est mieux vu comme ça. Je crains de devoir affronter de nouveau la chaleur, mais elle s'est calmée. Par contre le vent est pénible, et souffle de face, encore et toujours. En dessous et au-dessus de Gigors, la pente est raide. Encore un effort, deux lacets, un raidillon, un faux plat .... Col Jérôme Cavalli, c'est fini !

 

Une longue descente me mène à Combovin, je me sens un peu ivre. Une peu de plat jusqu'à Chateaudouble.
Il reste 17 km. En très légère descente.



Je ne pédale plus, je vole.
Ma tête devient légère, légère, tandis que mon taux de sucre descend tout doucement. Je vais vite, toujours plus vite à travers les champs de tournesol dans la lumière du soir. Mon compteur horaire revient à 0 car j'ai dépassé les dix heures sur le vélo, quel idiot ce compteur, il ne peut pas envisager qu'on puisse dépasser les dix heures de selle !
Ca me fait rire, avec une joie sauvage je traverse le rideau d'eau des arrosages de maïs. Je ne vois plus rien, je ne suis plus très sûre de la petite route à emprunter avec ma tête vide et mes lunettes embuées.
Pourtant je finis par arriver  affamée, sale, et heureuse.

 

Par renarde1 - Publié dans : vélo
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 30 juin 2009

Mardi 30 juin 2009, Vercors central, vélo de route, 70 km , 1200 m D+

En dehors de moi-même, Alice est la seule parmi les renardes qui pratique le vélo de route. Comme elle est très sportive, et même apprécie la compétition à ses heures (triathlon, marathon ...) , elle a même un bon niveau. Notre balade de cet après-midi sera donc une balade de santé pour elle !

Nous démarrons donc en papotant allégrement de Villard de Lans. Nous avons choisi ce départ élevé pour échapper à la chaleur qui écrase la plaine de Valence (et tout aussi sûrement la cuvette grenobloise) .
Et que font deux renardes en plein commérage ? Elles se trompent de route, elles vont vers Corrençon quand elles veulent aller à Bois-Barbu. la route est énorme et bien indiquée : il faut le faire !  Heureusement, l'erreur est vite détectée.
 
Un peu rouge quand même                                                   La plaine d'Herbouilly

La route du col d'Herbouilly (1370m)  est superbe, forestière et désertée par les voitures. C'est une piste de ski de fond en hiver. Il y a un petit coup de cul avant le col, et de belles sections bien roulantes. J'oublie (faut dire qu'on cause toujours) de montrer à Alice les différents points d'intérêt , le départ du sentier vers la Grotte de la Cheminée, et celui de la Via Corda.


La route est à nous !

Nous continuons vers St Agnan en Vercors, après une visite de Tourtre, qui est un bien joli cul de sac. Encore une erreur des deux bavardes qui n'ont rien compris à la carte. D'ailleurs même ensuite c'est en arrivant à St Agnan que nous prenons conscience que nous avons pris la bonne route, mais sans le savoir. Vous n'avez rien pigé ? Nous non plus ! Et chut ! c'est ici la tanière des renardes ....


Un gîte pour les renardes

La Chapelle en Vercors est le lieu d'une halte pour nous désaltérer. Je fais très attention à ne pas rouler sur un trombone, tandis qu'Alice laisse glisser son téléphone portable entre les lattes de la terrasse de café : il faudra la soulever (la terrasse, pas Alice) pour le récupérer. La Chapelle est décidément le théâtre d'évènements bien étranges !
 
Gorges de la Bourne

Le retour est sans souci par les gorges de la Bourne, on remarque que pour la descente depuis St Julien la route est parfaitement refaite à neuf, merci beaucoup le conseil général de traiter les renardes avec autant d'attention. C'est vrai que je me suis plainte dimanche des gravillons dans la descente de St pierre de Chérenne, je ne pensais pas que l'intervention serait aussi prompte

Cet agréable après-midi se termine sur une terrasse de café à Villard (encore!) avant d'aller retrouver nos fournaises respectives. Un très bon plan pour la chaleur que ce parcours ombragé et varié !

Par renarde1 - Publié dans : vélo
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009
Lundi 29 juin 2009 , Bourg les Valence
Après journée sport, journée miam ... le goût de l'abricot cueilli sur l'arbre, tiède, à point, est incomparable!

Par renarde1 - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 28 juin 2009
Dimanche 28 juin 2009, col du Mont Noir, vélo de route, 1300 m D+, 53 km

Après un samedi de repos terminé par une agréable soirée de "fête des voisins" chez Pierrot où j'ai bien mangé, bien bu, jusqu'à plus de minuit sous les étoiles, j'ai décidé qu'il ne fallait point mollir le dimanche, annoncé très beau.

Je n'ai jamais beaucoup aimé la chaleur, en revanche, je n'ai pas trop de mal à me lever tôt. A six heures quinze, je me gare à Vinay avec un beau projet en tête, du court, mais de l'intense : la traversée du Col du Mont Noir de St Gervais à St Pierre de Chérenne.

Ce col situé à 1431 m est l'un des plus élevés du Vercors, et certainement aussi l'un des dénivelé continus (sans redescente) les plus conséquents : 1200 m d'un seul jet de l'Isère au sommet.  J'avais également envie de remonter la célèbre route des Ecouges, entre deux lacets de laquelle la Drévenne a creusé l'un des plus beaux canyons Isérois.
J'en ai descendu à deux reprises la partie basse (sous la route) mais jamais la prestigieuse et difficile partie haute.
Cette route a été longtemps fermée à la suite d'un éboulement important.

La route passe sous la falaise, puis au-dessus



Partie haute des Ecouges (torrent : la Drévenne)


La route ... vue du haut !
Avec la fraîcheur matinale, la montée très soutenue (avec 1 km à presque 10%) passe bien mieux que je ne l'avais imaginé. Après la cascade, on rencontre un tunnel, où l'éclairage est obligatoire mais aussi indispensable, car il comporte une partie où il fait noir comme dans un four. Il doit être légèrement tournant. L'ancienne route qui le contourne est condamnée.  Le point de vue à la sortie est vertigineux !


Peu après le tunnel, on atteint une partie en ligne droite qui devient assez vite bien plus tranquille; mais c'est sans compter l'obstacle insurmontable qui se présente, la tentation du diable, l'arme absolue contre le cyclo de base : l'attaque des fraises des bois. Elles sont des milliers, parfumées, parfois de belle taille, à se laisser doucement murir au soleil . Miam !



Après avoir cédé au chant des sirènes, le Col de Romeyère est enfin en vue. Mais ce n'est qu'une étape puisqu'il reste non loin de 350 m à monter. Une section de nouveau soutenue, relativement régulière, qui permet petit à petit de gagner les mètres qui manquent. Je suis contente d'avoir mis deux heures pour la seule ascension du col. (euh ... hors fraises des bois) et je ne ressens pas trop de fatigue. Mes 900 kilomètres (et des poussières) de juin commencent à porter leur fruits.  Le col du Mont Noir est coché !
















 


La belle descente sur St Pierre de Chérenne est très abîmée par les gravillons : impossible de l'emprunter à une allure normale. Autant dire que ça n'arrange pas la moyenne, déjà très basse sur ces allers retours de la vallée vers les montagnes du Vercors. Le retour à Vinay par de petites routes est par contre, rapide et très agréable.


La Brette l'an dernier : le niveau d'eau était un peu plus haut

Mais il n'est même pas l'heure de l'apéro, et la journée n'est pas finie ! L'après-midi je retourne avec Jérôme dans la vallée de la Roanne, pour une balade baignade dans la Brette. De bien belles piscines naturelles protégées de l'affluence par les 45 mn de marche et  un accès un peu secret et compliqué.
Deux ou trois familles seulement s'y baignent, tandis que des dizaines de voitures sont garées tout au long de la Drôme et de la Roanne. Le soleil est bien chaud et l'eau juste fraîche comme il faut. Il y a un coin de massage, je ne vous raconte pas !


Par renarde1 - Publié dans : vélo
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 26 juin 2009
Vendredi 26 juin 2009 , vélo en Drôme provençale, 91 km, 1800 m D+

Cette semaine j'ai compté, compté et recompté des copies de bac. Cela m'a reposé les jambes après l'Ardéchoise, et ce vendredi elles étaient prêtes à pédaler de nouveau. 
Je suis partie  du Pont de la Brette, dans ma bien aimée vallée de la roanne, que j'ai déjà évoquée ici , , ou encore  et (autant dire que j'y retourne souvent) .  Ma boucle va me permettre de refaire à l'envers tous les cols que j'ai gravi à l'endroit, et réciproquement !

Après une remontée de la fameuse vallée jusqu'à sa trépidante capitale, St Nazaire le désert, il faut gravir le Col des Roustans (1028 m) Ce qui est efficace, c'est qu'on franchit quatre cols, quasiment pour le prix d'un, car chacun de ces petits cols n'est suivi que d'une descente assez modeste. Chemin faisant, il est rare de rencontrer une voiture; on en oublie qu'elles existent.


Après une belle descente, on traverse de petits villages tranquilles plus jolis les uns que les autres, mais vraiment très endormis : un couple de vacanciers à la Charce a dit être très supris de cet isolement quasi absolu, et de l'absence de mouvement dans le village.
 
La Charce

De la Motte Chalençon, il faut remonter vers le col de Prémol : une ascension assez tranquille dans ce sens , avec un coca au passage à Bellegarde en Diois . Le temps est très chaud par intermittence, des raffales de vent et des cumulus viennent parfois tempérer cette impression. Du coup, je ne souffre pas trop de la chaleur, dans ce coin habituellement à proscrire en plein coeur de l'été.

Une nouvelle descente un peu perturbée par les gravillons me mène non loin de Luc en Diois, où je retrouve l'axe principal de la vallée : un choc après tous ces kilomètres si calmes ! Heureusement, je ne la suis que peu de temps.


Montée au col de Penne par Jansac : la route passe près des arbres

Le dernier col, le plus haut, est devant moi : le col de Penne, pas trop méchant de ce côté-ci, en plus il y a des fraises des bois ! . L'orage menace et les nuages laissent échapper quelques gouttes, tandis que le soleil brille encore : la même touffeur moite que jeudi en Ardèche ...

 

Les pains et la boulangère d'Aucelon

Le temps se stabilise côté Roanne, et c'est la longue descente vers Aucelon, magnifique. Dans le petit village d'Aucelon, il y a un four à pain en activité et toutes sortes de pains qui en sortent tout juste sont étalés sur une grande table ... vous devinez la suite.

Après la gourmandise, c'est le plaisir de la baignade dans la Roanne; la température de l'eau est douce dans les petites vasques près des rochers.... mais le vent se renforce, et les nuages deviennent bien noirs sur le Vercors ... il est temps de rentrer. Un chevreuil, visible de la route, vient lui aussi goûter aux charmes du lit de la rivière.
Par renarde1 - Publié dans : vélo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 21 juin 2009

Jeudi 18 juin 2009 , J1, St Félicien -
 137 km, 2400 m D+, 8 cols, 8h de vélo



Cette année, nous voilà donc en route pour l'Allier, un parcours de trois jours, qui va nous mener jusqu'en Lozère.C'est donc un départ dans une ambiance assez calme, puisque "seulement "2747 personnes vont être "lâchées" sur les routes aujourd'hui. Le soleil inonde déjà les premières pentes.

La veille, j'ai passé une bonne demi-journée à St Félicien, j'ai retiré les dossards, et erré sur les stands en attendant l'heure d'ouverture du stand de dépose des bagages. Il faisait vraiment très chaud, et j'ai pensé à ceux qui transpiraient sur le parcours de l'Ardèche Verte. J'ai fait chauffer la carte bleue aussi !

 
Départ !                                                                                      En route pour Mézilhac !

Ce jeudi matin donc, nous franchissons le portail de départ à 6h45. Gérad Mistler est déjà là (le "père" de l'Ardéchoise pour ceux qui ne connaissent pas) et m'adresse un encouragement ; nous le reverrons à plusieurs reprises : il semble avoir le don d'être partout à la fois !

L'émotion ne me saisit que dans la petite descente qui suit le départ. Des kilomètres à vélo, j'en fais des centaines, et pourtant j'éprouve toujours quelque chose de spécial à partir pour une Ardéchoise ...

Les cinquante premiers kilomètres jusqu'au Cheylard vont, comme les autres fois, être rapidement avalés ; les jambes tournent bien, mais je ne me sens pas très à l'aise sur le vélo : le pied droit est douleureux à cause de l'errance en chaussures de ville de la veille, les épaules sont crispées, j'ai mal au dos et au cou .... puis curieusement, quand après Sardiges la route commence à s'élever en lacets vers Mézilhac, j'oublie tous ces petits désagréments et je commence à vraiment en profiter.
Ma vitesse est 1,5 km/h au dessus de celle de l'an dernier, et surtout ça me paraît beaucoup plus facile. Ils m'ont aplati Mézilhac !  Je m'offre même, comme un luxe, de ralentir pour discuter avec un autre participant : un comble ... et je repars au galop pour en finir avec ce col.


Route de Mézilhac : c'est toujours aussi beau !

Jérôme est juste derrière moi après avoir gardé la tête sur les deux premiers cols. Nous décidons de faire la pause déjeuner (à 11 h du matin) de manière à éviter la cohue qui suivra dans les restos vers midi.


Dur, dur de résister ...

Après la longue et belle descente sur Antraigues (ahhhh les vasques de la Volane) , deux petits cols aux pentes un peu plus sérieuses nous attendent, avec une chaleur étouffante pour couronner le tout (mais heureusement les cumulus commencent à cacher le soleil par moment) . Au sommet du col d'Aizac une première brève averse nous rafraîchit : un vrai plaisir, comme prendre une douche tiède après l'effort . Au col de Juvinas un petit ravitaillement nous attend, avec un acceuil très chaleureux !


Le col de Meyras qui suit est remarquablement facile, quelques dizaines de m de déniv à franchir à peine. La pluie joue à cache-cache avec d'ardents rayons de soleil , une brume odorante remonte de la végétation surchauffée et arrosée. Une autre surprise nous attend à Meyras, sous forme d'une dégustation de cerises et de jus de fruit de producteur (le jeudi et le vendredi, il n'y a pas de ravitaillement officiels, mais certaines communes proposent boissons, petites tartines, etc ...)


Quelques kilomètres plus loin, c'est la douche, la vraie : une pluie d'intensité extêmement élevée, avec du tonnerre et des rafales, nous oblige à nous abriter, avec un autre groupe, sous l'auvent de la caserne des pompiers ! Impossible de se protéger d'une telle pluie avec des vêtements, nous sommes trempés de la tête aux pieds et le contenu de la sacoche avant aussi. Comme il fait 30°, ça ne pose pas trop de problèmes.
Mais l'humidité de la peau peut avoir d'autres conséquences: dans les deux cols suivants, Jérôme commence à souffrir du "mal du cycliste", celui qui ne donne pas envie de s'asseoir sur une selle de vélo ... j'ai nommé le mal au  c......et cette douleur ne le lâchera plus par la suite.
En attendant nous franchissons le col de la Croix de Millet, puis du Suchet, pour rejoindre Joannas où la piscine nous tend les bras. Il fait désormais bien gris, mais c'est agréable quand même. Au repas du soir, il faut voir la bande de cyclos affamés se jeter sur le buffet de crudités !!! Seuls les épuisés n'ont pas d'appétit ....
Nous sommes fatigués, mais ça va encore. Seuls les muscles sont un peu douloureux, mais l'état général et le moral sont excellents!

 
Il pleut un peu !                                                                          Notre chalet au camping "Le roubreau"

Vendredi 19 juin 2009, les cols du bout du monde, J2,
Joannas-Mazan l'Abbaye
115 km , 2700 m D+, 8h26 de vélo !





Un peu avant 7 heures du matin, nous quittons notre camping et rejoignons l'itinéraire par une petite montée sèche ... enfin, nous la trouvons sèche car nous ne savons pas ce qui nous attend !


Beaucoup de verdure dans les gorges de la Beaume

Le col de Rocles, tout simple, est vite franchi, et nous atttaquons la longue montée vers Loubaresse par une section tranquille le long de la Beaume, une rivière magnifique qui a creusé dans la roche de bien belles piscines. Le ciel est limpide et la température grimpe déjà. Après Valgorge la pente s'accentue. Heureusement un peu de vent commence à pointer le bout du nez.
Nous sommes doublés par un couple de ... Creton comme nous ! Nos homonymes, dont j'avais découvert l'existence grâce au fichier internet des inscrits, vont faire route avec nous une bonne partie du temps. Si leur rythme est un peu plus rapide, leurs pauses sont un peu plus longues.
 
Croix de la Femme Morte                                                       Descente vers St Laurent les Bains
Arrivés à une ferme-auberge sous le village de Loubaresse, nous pénétrons dans les bois pour parcourir une belle section forestière très roulante. C'est le début du circuit spécifique de la boucle "Allier", et à ce stade il est encore possible de raccourcir le circuit de plus de 50 km et d'une bonne part du dénivelé. Mais on ne va pas être "petits joueurs"  !
Si je suis loin d'être morte lorsqu'on arrive au col du même nom (Croix de la Femme Morte) mon moral en prend tout de même un coup lorsque je découvre la descente qui suit : elle nous amène au fond d'un trou en-dessous de St Laurent les Bains, et imaginer ce qu'il va falloir remonter a de quoi faire frémir. La descente, elle, est spectaculaire. Au fond du trou coule une ravissante rivière , la Borne ...


La remontée est déjà rude pour atteindre le village de St Laurent les Bains, qui est une station thermale, avec une source à 53°C ; après une pause, nous continuons jusqu'au col de Notre Dame des Neiges ; la fatigue se fait sentir, surtout avec cette chaleur moite ; mais déjà de gros cumulus envahissent le ciel. Nous croisons et recroisons les mêmes personnes. Une partie plus paisible nous attend, sur une sorte de plateau à 1000 d'altitude ; nous découvrons bientôt l'Allier et suivons son lit ; toujours tranquillement, on atteint  St Etienne de Lugdarès qui sera notre lieu de pique-nique, sur la place du village. Un café sert des crêpes pour le dessert !


Un pont surle ruisseau du Mas Méjean (et non sur l'Allier comme je l'avais cru)

Là, je réalise que je n'avais pas tout compris .... au lieu de répéter béatement, l'Ardéchoise, l'Ardéchoise, pendant 15 jours en me regardant les mollets , j'aurais mieux fait de regarder les cartes attentivement !  La vertigineuse descente sur Borne, suivie de 600 mètres ou presque de D+ pour remonter au Col de Meyrand, non, je n'avais pas compris !

Nous voici donc repartis pour le Col du Pratazanier dont je trouve le pourcentage déjà bien élevé. Jérôme me dit tirer déjà sur les réserves, se sentir faible, et je suis très inquiète, car une fois plongés dans le trou qui suit , il faudra bien en ressortir ...
Pourtant il en faudrait plus pour nous faire renoncer. Le paysage est saisissant, partculièrement insolite , et tout l'oppose à celui de la vallée de l'Allier.

 
Tanargue sauvage ...



Les restes d'un mystérieux château ...

A Borne, il y a 3 habitants, et les restes d'un chateau témoignant d'un passé plus actif. Le bas de la route est tellement sinueux, étroit, chaotique, qu'il faut rouler à 15 ou 20 km/h en descente ; Pas de parapet non plus sur le bas-côté, il vaut mieux regarder où l'on roule ! 
Et il y a un portique de contrôle dans ce trou , qui permet de certifier le passage sur le circuit de l'Allier (ou d'autres comportant cette boucle)

Autant dire que la moyenne, même sans tenir compte des pauses, est dans les choux aujourd'hui ... et ce n'est pas fini ! Pourtant, le paysage est si étonnant que cela vaut bien les efforts qui vont suivre ....

Le col de la Croix de Toutes Aures restera dans ma mémoire. La pente y est très soutenue, et dépasse souvent les 10% . Rien à voir avec les cols des parcours du samedi, même le Buisson(retour) n'a qu'à bien se tenir. Je me rends compte que j'ai encore de bonnes jambes, moi qui n'aime pas les cols à forts pourcentages, je ne pose pas le pied à terre même pour franchir le "mur" qui marque la fin des dfficultés.  Certes, je roule à 6-7 km/h mais les autres aussi. Et je ne m'épuise pas. Le final entre Loubaresse (où l'on revient après notre circuit)  et le Col de Meyrand (à 1371 m d'altitude) me semble même facile !

 
Col de Meyrand, le ciel est bien sombre .... Col du Pendu , pas de photo !!!

Une redescente, et je retrouve au Col du Bez le circuit de la Loire parcouru il y a deux ans. .
 Plus qu'une montée sérieuse, deux pas sérieuses, et nous serons à l'hôtel. La séreuse, c'est le Col du pendu et ses 8% de pente maxi. Je ne le trouve pas méchant à côté des précédents. Suivent deux bosses que l'on ne voit guère sur les profils , dont l'une dépasse les 100 m de D+.... et c'est la belle descente sur Mazan L'Abbaye. Le vent du Nord souffle fort désormais, le ciel est chargé et le coupe-vent devient nécessaire.


Mazan l'Abbaye

Mazan ... l'hôtel est encore à 3,5 km, à l'écart de la route. Il faut ce méfier des écarts dans ces coins de montagne ....
Une route à droite se présente. Est-ce par là ? Les jambes veulent bien faire 2,5 km en plus mais pas s'ils sont inutiles ...elles me disent de téléphoner. Bonne idée, ce n'est pas là ...cette route mène aux sources de l'ardèche 400 m plus haut ! C'est tout de même une autre montée (assez tranquille) de 2 km qui nous mène à notre chambre. Il est six heures et nous n'avons guère envie de faire du tourisme, vite la douche at un bon dîner, en compagnie d'une équipe de retraités venus de Feurs. !



La journée a été dure; les jambes sont douloureuses, les genoux raides (et encore, je n'ai pas mal aux fesses) , nous allons faire un petit tour à pied pour les détendre .... mais la chute de température a commencé, et nous rentrons bien vite au chaud.  Comment sera le redémarrage demain ? Mystère ....

 

Samedi 20 juin, le jour des rencontres ,
Mazan-St Félicien, 122 km, 1900 m D+, 7h18 de vélo

Le démarrage est comme prévu difficile ce samedi matin.
Jérôme peine à s'asseoir sur la selle. Il ralentit et se dresse continuellement sur les jambes.
J'ai mal aux jambes.
Il fait très froid (7 ou 8°C) pour la saison avec un vent du Nord redoutable, mais ça, je le savais. J'enfile les jambes, un maillot d'hiver, le bonnet de cascade de glace windstopper sous le casque et le coupe vent. Non mais !
Heureusement les premiers kilomètres sont descendants puis tranquilles.


Baignde interdite ? pas grave, fait trop froid

Le pied du col de Gage (une petite vacherie volcanique qui ne fait que 150 m de D+ ... pente max à 10%) est assez vite atteint .
Saleté de col de Gage ! La première partie est affreusement difficile pour moi. La machine est grippée, les sensations ne sont pas bonnes, le souffle court. Je ne peux que patienter .... et le miracle se produit. Il y a une sorte de replat au milieu, du moins un endroit où la pente s'atténue. Et là,  dans la petite bosse qui suit, tout redevient normal, le plaisir de rouler revient. Les jambes sont un peu raides quand même, je m'en rends compte en allant faire une pause technique dans les bois, il faut grimper un talus ! Euh ! Dur dur !

Nous arrivons au lac d'Isarlès , un coin magnifique mais où, pour la seconde fois, je ne trouve que le froid et le vent ... du coup la mignonne plage et les eaux pures du lac seront pour une autre fois ! Nous attaquons une remontée assez douce vers Le Béage.et St Eulalie , où nous trouvons de quoi grignoter.  Jérôme a mal et commence à parler d'abandon, mais décide cependant de poursuivre un peu plus loin. Quant à moi j'ai retrouvé la forme, et la fraîcheur me stimule.

Les plateaux du Mézenc balayés par le vent de Nord

 

St Eulalie

De là nous grimpons vers le Mt Gerbier de Jonc en longeant la Loire. Il y a deux ans, j'avais trouvé ce col difficile. Je suis entrain de réaliser que ce n'était peut-être là qu'une vision des choses due à mon état de fatigue ... quand la rencontre se produit !  Ard du forum de l'Ardéchoise en entrain de retirer son coupe vent sur le bord de la route !
Nous terminons la montée en papotant allègrement, bientôt rejoint par Valex, et le col est quasiment escamoté par le plaisir de les retrouver. Au col, c'est Cri-Cri, Benny et son père que nous rejoignons !

 

Benny, _Ard et Cri-Cri au Gerbier

Cri-Cri, Ard et Valex sont sur un circuit bien plus long, et traversent les sucs tandis que nous descendons vers St martial, tout comme Benny et son père.
Dans la froide descend vers St Martial, une autre rencontre ! Un cycliste nous salue en nous doublant ! J'ai juste le temps de lire son nom: Pierre Riou, mon voisin, ex-collègue et compétitteur sur l'ardéchoise depuis un bon bout de temps ! Je crie son nom pour l'encourager et Jérôme, qui croit que j'ai un problème, freine... pour ne pas le percuter, je freine brutalement, et ma roue arrière chasse ! Ca fait peur ! Pierrot finira 23 eme au scratch sur la Volcanique, en 5h36.
Ca me laisse rêveuse. L'an dernier, j'ai mis 11h, ça doit être parce que je prends beaucoup de photos, pour vous faire de jolis articles


Quelques vélos à St martin de Valamas

St Martin de Valamas, gros ravitaillement : la jonction de (presque) tous les circuits, des cyclos qui débordent de tous les côtés. Où que l'on regarde, on voit des roues, des casques, des bonshommes à la démarche caractéristique de ceux qui ont des cales sous les chaussures (hihihi, moi j'ai des chaussures de VTT, je peux marcher avec) . .

Un marocain ... ardéchois !

Et c'est le début de la longue montée à St Agrève.
Celle de la rencontre avec des collèges d'Annonay : Séverin et françoise, la femme de Guy Chenu.
Celle de la rencontre avec un "ourien" (cad de skitour) , qui remarque mon nom et m'interpelle en disant "Ah! Skitour !" Une plaisante surprise, c'est aussi un lecteur assidu de mon blog.
Quand je ne rencontre personne, je joue avec les noms dans ma tête, et parfois, je ris toute seule. Il faut dire que tous les cyclos ne savent pas rigoler. J'ai vu marqué sur un panneau "Mars 12 km" et j'ai tenté d'entamer la conversation en plaisantant à ce sujet avec une team qui me doublait, mais point de réponse. Ils devaient avoir d'autres chats à fouetter.
Donc, je joue avec les noms sur les dossards. En me disant par exemple que ce n'est pas grave de se faire doubler par Mr Fort ou Mr Mollet .... mais plus embêtant , par Mr Boulet  .... Comme l'heure du déjeuner approche, je cherche des "gens à manger". Ben, figurez-vous, ce n'est pas terrible. Je trouve un Mr Fraisier et un Mr Poirier ( mais encore faut-il qu'ils donnent des fruits) un Mr Ray (bon, du poisson, admettons) , un Mr Plantevin(mais le temps qu'il plante sa vigne et en tire du vin, je serai à St Agrève) un Mr Chamois qui bien sûr file à toute vitesse... ce n'est que passé le ravitallement que je dénicherai un Mr Hareng  (J'ai changé quelques orthographes pour ne point déranger ces braves gens qui ne m'ont rien fait)
Je roule 2km/h plus vite que l'an dernier. Ils m'ont aplati St Agrève ! Plus les kilomètres défilent et plus je me sens en forme.

Ne manque plus que Rochepaule et le Buisson.
Jérôme crève dans la montée de Rochepaule, et termine le col à pied. Nous nous apercevons que le pneu est fichu ... chance inouïe, le camion du magasin Mallarte, de Tournon est sur les leiux et nous vend  un pneu neuf  ! Sur les 368 km de l'itinéraire, il a réussi à exploser son pneu à 2 km du camion ...

Donc réparation, ne manque plus que le Buisson. est-ce les terribles cols de la veille ? Je dirais presque qu'ils m'ont aplati le Buisson aussi ! J'ai quelques petites vengeances minables et secrètes, comme doubler une dame qui s'est fait pousser par son mari une partie de la montée, il faut que je passe devant, et j'y arrive ! Et ainsi de suite pour d'autres que je double en prenant mon air le plus frais et le plus dispo possible, ben voui, ça fait trois jours que je suis dessus ....

Dernière descente ...dernier portique de contrôle .... St Félicien !

Mais la journée des rencontres n'est pas terminée.


Le "Petit" est au milieu

Devant le podium, je retrouve Dominique (5 eme de sa catégorie sur les Sucs) et son Petit, qui ont bien souffert du froid sur les plateaux. Tout près il y a aussi Dary07 et également JujuY, avec qui je fais connaissance.  Présent également, Guy Chenu et Françoise, qui nous a doublé dans la montée de St Agrève. Guy est 1er de sa catégorie sur les Sucs et, comme il ne le sait pas, il n'est pas présent au moment de monter sur le podium !

Le voilà, tout heureux avec son diplôme

Guy Chenu

Au final, pas loin de 375 kilomètres (avec les hébergements et la navette depuis le parking), près de 7000m de D+ en trois jours : un séjour qui pour nous relevait bien de la "Grande randonnée cyclo" et non du cyclotourisme, avec beaucoup d'heures de vélo quotidiennes, et une seconde journée très exigeante physiquement. J'ai terminé dans un état de fraîcheur relatif, les muscles un peu endoloris mais sans sensations désagréables, même si je suis affligée aujourd'hui d'un appétit féroce et incontrôlable  ... enfin tout de même aujourd'hui c'est gagné, je n'ai pas envie de faire du sport !
Par renarde1 - Publié dans : vélo
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Dimanche 14 juin 2009
Dimanche 14 juin 2009, Le Grand Manti, randonnée alpine, 850 m D+ .

Depuis la sortie du livre de Pascal Sombardier , Chartreuse Inédite , avec la photo d'une arche spectaculaire sur la couverture, les Arches Hunters (chasseurs d'arches) s'activent dans les massifs préalpins. Certaines arches sont impressionnantes, mais d'autres sont petites, peu visibles et difficiles d'accès. La chasse à l'arche demande donc d'être un peu chamois sur les bords.

L'objectif de la balade d'aujourd'hui était double : trouver un accès direct au Grand Manti, entre la monstrueuse falaise et le Pas du Fourneau, et repérer les arches du secteur.
Pour ce faire je renoue avec le "lever tôt". Rien d'horrible cependant, seulement cinq heures, il fait doux et presque jour quand je pars de Valence. C'est un plasir de retrouver une grande partie de notre team de ski de rando !


C'est ici qu'il faut trouver un passage

Après une traversée puis une montée bien raide en forêt, nous débouchons en plein soleil. Déjà bien chaud, le soleil. Les falaises de Chartreuse , au relief complexe, se dressent au-dessus de la prairie.  La seule chose que nous savons, c'est que quelqu'un est déjà passé par là sans corde ! Pour une fois, pas de topo, pas de description internet, on fait de l'exploration !



L'herbe devient de plus en plus raide et le piolet que nous avons emporté est bien agréable ... si quelqu'un pouvait nous voir, il nous dirait que non, le Mt Blanc, c'est pas par là ; et pourtant, le piolet dans l'herbe, c'est top !
Nous arrivons bientôt au pied d'un cirque et les équipes se scindent pour aller explorer les possibilités, avant de se regrouper. Nous allons d'abord voir une vire en direction du Sud où nous découvrons une arche magnifique. Y accéder, et surtout en redescendre, est délicat et exposé. Après avoir jeté un oeil, je trouve ça trop risqué et je rejoins Laure qui a trouvé de quoi faire une pause à l'abri d'un petit arbre !
 
Coin sympa pour la pause                                                     C'est par là ou bien ?


Au-delà de l'arche, de toute façon, ça ne passe plus ; il faut trouver un moyen de monter à l'étage supérieur.

Nous avisons un couloir d'aspect "praticable" situé avant l'arche. Antoine y monte avec la corde; je tente cette cheminée en solo, mais je ne m'y sens pas du tout à l'aise, pas du tout. Le passage est raide, herbeux et gras, avec des prises qui ne tiennent pas. Je ne tarde pas à faire une queue de vache sur la corde pour m'y attacher (eh oui, on avait aussi les baudriers et un peu de matos) . mais je continue à stresser, j'ai peur de faire partir des pierres, ou de déséquilibrer Antoine si je chute.
D'autant que plus haut, c'est le but ! Il y a un passage difficile improtégeable ... il faut redescendre. Heureusement que j'ai l'aide de la corde ... les cheminées , c'est vraiment pas ma spécialité ....

On plie la corde, on abandonne la cheminée (juste à droite d'Antoine sur la photo)

Du coup, on retraverse la vire vers la droite pour trouver un autre cheminement. Là, nous assistons à un spectacle insolite : une maman chamois aide son petit à franchiir un ressaut, puis s'apercevant de notre présence, elle le plante là et s'enfuit vers le haut en franchissant plusieurs passages de 5 ! On espèrer qu'elle est allée le retrouver ensuite ...

Nous franchissons un mur à bonnes prises, puis une dalle délicate, sans s'encorder, qui me paraît plus facile que la cheminée malgré l'exposition. Le rocher est sain cette fois.
Nous découvrons une autre arche, de forme verticale.


Vire du déjeuner (en haut )
Plus haut, nous effectuons encore deux tentatives pour franchir une arête ; suit une vire superbe et ombragée qui sera idéale pour déjeuner ! 
 
Vers l'arche tunnel                                                                  Quel drôle d'animal de pierre !

Encore un petit ressaut boisé où les mains sont utiles, et une derniere pente en plein soleil (34° à Grenoble ce jour !!!) nous mène à la crête par un petit goulet. Juste en dessous, il y a une arche double, de type tunnel, que nous allons visiter.

Il nous reste à traverser les crêtes vers le pas du Fourneau. La progression n'est pas rapide car on traverse des lapiaz et il faut continuellement monter et descendre. Mais la flore est superbe (pensées, anémones, gentianes, myosotis et même muguet !!!) et les points de vues vertigineux aussi.

Le Caïman

Le pas du Fourneau n'est pas très simple à descendre, il comporte plusieurs passages raides et parfois terreux où il faut se méfier; le reste est raide et c'est avec soulagement qu'on rejoint le sentier de l'aller dans sa partie plus ou moins horizontale. Par contre l'ambiance de ce pas est magnifique elle aussi, on y trouve des cirques de rochers impressionnants et l'étrange rocher du Caïman ; le Pas du Fourneau est donc plutôt à conseiller à la montée.

Une impressionnante chaleur sévit dans la vallée du Grésivaudan. Pendant l'heure de retour en voiture, je fantasme allègrement sur : le coca (fantasme aussitôt réalisé car j'en ai bu 1/2 litre sur l'autoroute , c'est pô bien ! ) et la piscine (fantasme différé jusqu'à 19h puis réalisé mais c'est tellement bon je crois que je vais recommencer dans le noir !)


Par renarde1 - Publié dans : randonnée
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 13 juin 2009
Samedi 13 juin 2009, Brevet du Randonneur de Chartreuse, petit parcours (72 km) , vélo, 1000 m D+

En ces temps d'examens, nous devançons l'appel ce samedi en allant parcourir le petit parcours du BRC (Brevet du Randonneur de Chartreuse).
Ca nous change un peu de coin, et le départ de St Egrève est assez commode d'accès depuis Valence. Nous avons choisi le petit parcours histoire de ne pas nous griller avant l'Ardéchoise, car le suivant (135 km) comporte 2900 m de D+, ce qui est loin d'être de tout repos. 

 
Pas pratique pour pédaler !                                                      


 Grand beau en Chartreuse        

Après un peu de fond de vallée, nous attaquons la montée du Col de la Placette, assez raide mais pas trop longue. La pente (et aussi la circulation) se calme quand nous quittons la grande route pour se diriger vers les plateaux du Grand Ratz. Les pourcentages modérés me conviennent bien mieux, et le coin est très joli, ainsi que la petite descente qui suit et qui serpente dans les gorges du Bret encores fraîches ....

 

A St Etienne de Crossey, on quitte de nouveau la circulation pour rejoindre de délicieuses petites routes de campagne, parfois très vallonnées, que nous ne connaissions pas. On est ici dans les contrforts des préalpes ... dans les prépréalpes ????  La route présente une curiosité amusante : elle passe sous un pont, puis sur le même pont !  Cet endroit se nomme le Tourniquet de Pierre Chalve.

Au ravitaillement des Echelles , nous avons le plaisir de retrouver Alice, Pierre et Cécile, qui font le 135 km avec des copains . Nous roulerons même un bout ensemble jusqu'à Berland où nos circuits se séparent.  On a tellement utilisé chaque minute pour papoter que j'en ai oublié de prendre une photo !

Pour nous, après une grande descente, c'est la remontée au Col de la Placette, douce de ce côté-ci, tandis que la température monte également.

Un repas nous attend dans une grande salle ; le BRC est très bien organisé et rassemble beaucoup de cyclos, plus de 700 cette année. Au fond de la salle à gauche, il y a même une salle de massages avec des kinés !
Par renarde1 - Publié dans : vélo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 12 juin 2009
Jeudi 11 juin 2009, Chambarans, 70 km, 1000 m D+


Le soleil se couche sur le Vercors ... et je roule, roule, roule, jusqu'à la nuit, en profitant de ces longues journées de juin ...
Par renarde1 - Publié dans : vélo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

  • : Le blog de Brigitte (bri.creton@laposte.net)
  • multiactiv
  • : Des sorties nature autour de Valence et parfois plus loin : balades, escalade, randonnée aquatique, vélo, et ski de randonnée l'hiver ...
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Catégories

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus