Jeudi 5 novembre 2009
Jeudi 5 novembre 2009, Valence ville

Dans un précédent article sur Valence , j'avais évoqué la nouvelle boutique Carbone Zero et ses vélos urbains, pliants, électriques.Ils m'ont donné la possibilité de faire un essai du Mobiky Genius, et aujourd'hui, je suis repassée en ville pour un essai, plus prolongé, du Strida, dont le look vraiment différent m'intriguait. .
Ce n'est pas que j'aie besoin d'un vélo de ville, mais j'ai une curiosité incroyable pour ces petits vélos différents et très astucieux.
Cet après-midi donc, j'ai fait un essai prolongé (au moins vingt minutes) du Strida. Je n'avais par contre essayé le Mobiky que sur le parking de la gare, et en particulier je n'avais pas monté de côtes avec.
Voici ce que j'en ai pensé :

Points communs  : ce sont deux petits vélos très amusants, très agréables à conduire en ville, et beaucoup plus efficace sur le plat qu'on peut imaginer. La vitesse moyenne en ville ne me semble pas différence de celle d'un vélo quelconque, les limitations ne viennent pas du vélo. Ils sont tous deux très facile à plier, compacts, acceptés dans le bus et autres moyens de transport. La prise en main ne demande que quelques dizaines de mètres(ça guidonne un peu au début), et là, j'étais surprise, j'imaginais ça instable.
Pour le strida, que j'ai testé en descente, j'ai même trouvé la stabilité excellente.
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Essai Strida au parc Jouvet                                                              Strida  en ville

Différences :
Pour le strida, la position de pédalage est clairement pieds en avant , ce qui donne une impression de "vélo différent". C'est lié à ma petite taille et les grands se plaignent d'être trop au-dessus du pédalier. Pour moi c'est assez agréable. Le look est très original, perso, j'ai adoré. Cependant les gens n'ont pas semblé étonnés en me voyant circuler avec en ville.
Le Mobiky a des vitesses, pas le Strida (ça existe mais c'est beaucoup plus cher) . Pourtant le Strida monte plutôt bien en pente faible, mais au-delà de 5% c'est quand même dur ! Bravo à celui qui a gravi le Ventoux avec.
Le Mobiky est bien plus lourd (3-4 kg de plus) mais un peu plus confortable ; j'ai trouvé le strida un peu "raide" par moments.
Le strida n'a pas de chaîne, mais une courroie. Il n'a pas de câbles qui dépassent, non plus ! C'est vraiment sympa en tenue de ville. Par contre le réglage de la selle nécessite un outil, alors que sur le Mobiky est adaptable en 3 secondes d'un enfant à un adulte de grande taille.

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Un Mobiky Genius

Pendant mon essai, j'ai demandé à deux mamies de me prendre en photo en souvenir, à ma grande surprise elles ont refusé, comme si je leur demandais de l'argent ou que je leur faisais peur ! J'espère que je ne deviendrais jamais aussi peureuse et fermée, même si on peut comprendre ces réactions ... Une jeune fille sympa a bien voulu appuyer sur le bouton ....

Ma préférence va au Strida ... surtout à cause de son look original, de sa légèreté, et un peu aussi pour l'efficacité de cette position de pédalage, surprenante.
En attendant je continue à vélotafer sur le BTwin de ma fille

Pour finir un arc en ciel superbe en remontant à la maison !

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Par renarde1 - Publié dans : Divers
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Mercredi 4 novembre 2009
Mercredi 4 novembre, contreforts du Vercors, vélo de route, 39 km , 372 m D+

Novembre est traditionnellement un mois où je fais moins de sport : pas forcément moins de sorties, mais surtout des sorties plus courtes, plus faciles, en raison des conditions météo et de la durée d'ensoleillement ...Ce n'est pas une raison pour ne pas sortir du tout .

Par exemple, ce début d'après-midi offrait un beau créneau : en guise de l'offensive hivernale prévue (je suis toujours trahie par les offensives hivernales) il fait 16°, un beau soleil malgré quelques nuages noirs, pas de vent, et une lumière crue du plus bel effet. Comme le centre équestre des Pialoux est mon point de passage obligé, je pars de là pour mon petit tour. Ca me permettra de me retrouver tout de suite sur de très belles routes tranquilles avec de petites bosses pour le fun.
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Impression de beau temps ...

Les routes sont trempées par les averses de la matinée, et couvertes de feuilles; il faut se méfier dans les descentes.

Je suis les panneaux de "La drôme en vélo", vers la Baume Cornillane , puis Vaulnaveys où je m'arrête à la fontaine , car mon eau a un goût désagréable. L'eau est mentionnée comme non potable, je ne le vois qu'après, mais une dame de 80 ans m'assure qu'elle boit l'eau de la source depuis l'enfance comme tous les gens du village ! On fera donc avec l'eau de Vaunaveys.  Il y a une petite épicerie itinérante et j'en profite pour acheter du fromage de chèvre local .

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Parfois un peu plus sombre ...

De Vaunaveys, je rejoins Eurre, puis Upie, par le col des Deux Serres (234 m) , un tout petit col où je m'amuse à accélérer un peu, car je sais qu'il est court. Je voulais rester au-dessus de 15 km/h pendant toute la montée mais ma vitesse est tombée en dessous deux fois pour quelques dizaines de mètres. On s'amuse comme on peut  !

Il semble maintenant pleuvoir sur l'Ardèche à présent, je ne sais pas combien de temps cela tiendra; en empruntant un peu la route Crest-Chabeuill (assez passante mais large)  je rejoins Montvendre (très joli village) puis après un petit détour par Barcelonne, le centre équestre où je suis garée.

39 km, c'est un tout petit tour d'entretien , mais sur des routes vallonnées très sympas et avec un temps vraiment propice au vélo, du moins en plaine et collines !
Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Mardi 3 novembre 2009
Mardi 3 novembre 2009, escalade à Espace Vertical 2, St Martin d'Hères

Voilà bien un temps de novembre aujourd'hui ... on attend l'offensive hivernale , ça veut, ça veut pas, il pleut, mais il fait un peu doux ... Au dessus de 2000 m, ça va "poser " sérieusement, 50 ou 60 cm de neige annoncés pour cet épisode. En dessous ... il faudra peut-être attendre un peu !

Cet après-midi, j'ai été retrouver Laure à Grenoble pour ma petite séance (annuelle ... ou bi-annuelle) d'escalade en salle. Ce n'est pas mon activité préférée, mais quand il pleut et(ou) qu'il fait nuit, c'est fun ... puis il y en a bien qui font du home trainer à la place du vélo !

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Des voies en 6a, 6b dans cette paroi                                 Des voies très athlétiques au fond de la salle !

L'escalade en salle est simplifiée au maximum. Toutes les dégaines sont en place, permettant une escalade en tête rassurante avec un équipement très rapproché. Il suffit d'amener un baudrier et des chaussons, un système d'assurage, une corde de 35 m, et encore, on peut trouver du matériel à louer sur place. Des voies sont prévues au 1er étage pour les jeunes enfants. (dalles inclinées, prises en forme d'animaux, faible hauteur etc ...)  
On peut aussi se doucher, boire un café, acheter un sandwich, et même des vêtements d'escalade ... C'est un véritable lieu de rassemblement, d'échange entre grimpeurs,  et je dois dire, même s'il existe de petites salles à Valence, un tel endroit manque un peu.

Une séance en salle fatigue cependant plus vite qu'une séance en falaise naturelle. On n'y trouve pas de dalles inclinées en adhérence, comme sur le rocher. Les murs sont raides ou surplombants ; les avants-bras se fatiguent vite et deviennent durs et gonflés ! C'est un type d'escalade souvent athlétique, mais aussi morphologique. En effet, pour gravir une voie, il ne faut utiliser que les prises d'une couleur (et le mur lui-même avec parfois ses reliefs) . Parfois l'espacement des prises ne facilite pas la vie des "petits" (comme moi ).
C'est d'ailleurs ce qui me fait préférer la salle de St martin d'Hères, à cause du caractère rugueux des parois, ce qui me permet d'utiliser mes pieds hors des prises pour faire des mouvements plus fractionnés.

Nous avons gravi 6 ou 7 voies (dont une incomplètement), côtées 4c à 5c . Deux d'entre elles présentaient un surplomb marqué à grosses prises  : je n'ai pas du tout l'habitude car en falaise, je ne m'engage pas dans ce genre de voie ! Je ne suis pas arrivée en haut de la 2 eme, Laure a renoncé aussi à cause d'une tendinite à l'épaule. Il y avait un mouvement violent pour sortir du surplomb.
Dans la toute dernière, j'ai magistralement buté en tête sur le premier pas, même avec plusieurs essais : après avoir vu Laure la gravir, je suis repartie en moulinette et j'ai trouvé cette voie très sympa !!!! Le premier pas est très bien passé ! Je n'ai pas compris pourquoi ...
Désolée, pas de photos des deux renardes .. les photos étaient toutes floues, une vraie catastrophe !

Plus d'infos sur les salles Espace Vertical
Par renarde1 - Publié dans : escalade
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Lundi 2 novembre 2009
Dimanche 1er novembre (suite)  Pennes-le-Sec, escalade

Après la Servelle, il faut faire fonctionner un peu les muscles ! Il n'est que 14 heures, le soleil s'est un peu voilé mais il fait toujours doux et sans vent. La falaise de Pennes-le-sec, toute proche du col de Penne, nous tend les bras.

Nous nous limiterons aujourd'hui au secteur d'initiation, car ailleurs le "ticket d'entrée" est plus élevé (5c minimum, et encore il n'y a pas grand choix dans ce niveau)

Le secteur d'initiation au contraire est vraiment adapté aux grimpeurs de niveau modeste, et aux enfants. Les dalles inclinées proposent une escalade peu athlétique avec quelques pas fins, et dès que ça se redresse un peu on trouve d'énormes baquets pour les mains, un rocher de rêve !
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Nous avons gravi les voies "deux Dalles"(4c très facile à l'exception d'un pied main retors au départ, très bien protégé ) , "Gou" (5a plaisant, équipement serré et cotation bien plus généreuse qu'hier à Saou) , Omar (4b sur deux petites longueurs de corde) et Hip Hop (5c/6a ) en moulinette, quelques pas fins, agréable, j'aurais pu la faire en tête.

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En grimpant, on a une vue spectaculaire sur Le Rocher de St Michel et les Lames, où l'escalade doit être spectaculaire et aérienne !

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Nous étions avec un groupe en stage initiateur , qui s'entraînait au techniques de mouflage et autres manoeuvres permettant de s'en sortir dans le cas où un second cordée, en grande voie, ne parvient plus à monter. Les dialogues entre celui qui jouait le rôle du gros sac, et celui qui essayait de le faire monter, n'étaient pas tristes
Par renarde1 - Publié dans : escalade
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Dimanche 1 novembre 2009
Dimanche 1er novembre 2009, La Servelle (via Aucelon) , vallée de la Roanne, randonnée pédestre 850 m D+

Ce matin, nous devions passer par Crest vers 8h pour déposer Fille (dont on ne doit pas parler sur le blog, la honte totale cette maman qui raconte sa "laïfe" dans un blog !) donc le plan du jour était de combiner deux activités en vallée de la Roanne, dont l'ascension de la Servelle (1606 m)  depuis Aucelon.

Un petit contre-temps tout de même puisque la route de la Roanne était fermée pour travaux à St Benoît en Diois, il a fallu passer par Die et  le col de Penne, ça fait un bout ! Heureusement, les 850 m de D+ jusqu'à ce sommet ne posent aucun problème, ni technique, ni d'itinéraire.

On peut utiliser au départ un chemin dans le joli village d'Aucelon, mais il faut alors passer par une ferme avec trois chiens en liberté qui n'hésitent pas à s'approcher et à donner de la voix, c'est flippant ! Sinon il y a une route d'alpage non goudronnée utilisée par les chasseurs, elle part 100 m après Aucelon en direction du col de Penne, et rejoint le chemin vers 900 m d'altitude.


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Super vue sur le Dévoluy

Pour le reste, c'est une longue balade tranquille, entrecoupée par un replat. Nous avons croisé une meute de chiens de chasse (pas du tout préoccupés par notre présence ceux-là) en plein travail, ils ne font que courir, monter et redescendre en piaulant , ils vont bien dormir cette nuit ! L'alpage est très exploité, on trouve des fermes et des cultures jusqu'à une altitude élevée.
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Au fond le Ventoux !
 On gagne le sommet en montant droit dans l'herbe, avec une vue extraordinaire sur tous les massifs du Sud des Alpes, en particulier le Dévoluy.    La face Ouest contraste avec l'Est herbeux par ses falaises bien raides où gambadaient deux chamois.  Le sommet est un coin de pique-nique très recommandable !
J'espère y retourner bientôt en skis nordique ou de randonnée ....
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Par contre je suis vexée, je n'ai pas réussi à trouver le Gouffre de la Servelle indiqué sur la carte ! En rasant la crête, j'ai juste vu une petite arche de taille ridicule, pas de quoi faire une déclaration à The Natural Arch and Bidges Society .
J'ai cueilli des cynorrhodons et j'ai tout fait brûler ce matin en essayant d'en faire de la gelée

A 14 heures nous étions de retour à la voiture, la seconde journée pouvait commencer ....
Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Samedi 31 octobre 2009
Samedi 31 octobre 2009, Saou, Drôme, secteur Aiguille de la Tour, escalade

Mes autres sorties escalade à Saou
La Graville
La Ceyte, les Aiguilles


Désolée, je vais encore une fois publier des photos d'arbres oranges et rouges; je ne m'en lasse pas. Ces petits arbustes au ras du sol surtout, qui colorent la montagne de taches oranges ou rouge vif, me fascinent ! De plus, lorsqu'on est deux, faire des photos d'escalade pendant qu'on grimpe ou qu'on assure l'autre n'est pas simple, et on ne voit souvent ... qu'une paire de fesses !

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Pour cette courte après-midi douce et brumeuse, nous avons choisi le secteur de l'aiguille de la Tour , à l'approche courte et bien balisée.
Les voies sont indiquées avec d'amusantes petites plaques hexagonales, qui comportent parfois un dessin.

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La belle paroi sculpté du Chien et de Wesley                   Des couleurs de folie

Logiquement nous avons voulu commencé par la voie de gauche, Peigne-Zizi  dont la cotation était la plus modeste :
4c.  Jérôme a fait une tentative en tête, puis m'a laissé l'honneur d'essayer dès le deuxième spit. Je n'ai pas honte de dire que Peigne-Zizi ne réserve pas que des douceurs . En fait, j'ai signé le but rapidement.  Il y a un bon pas de 5 sur prises fuyantes, de plus et surtout, ce pas est dangereux puisqu'avant d'avoir mousquetonné le deuxième point, il y a un risque de chute sur la rampe en-dessous, qui constitue un terrain d'atterissage pas cool pour les chevilles. L'évaluation de la situation m'a tout de suite bloquée ! Des années que je n'avais pas buté dans un 4c  !!!

Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé alors à cette réflexion fréquente chez les non-grimpeurs, qui nous fait nous tordre de rire : "Alors, vous grimpez à mains nues ? "
Je crois que ça date de l'époque des solos de Patrick Edlinger, qui grimpait 'comme tout le monde) à mains nues mais surtout sans corde (dans le Verdon) . Je crois que le public a fait l'amalgame entre les deux. Du coup, je suis obligée d'expliquer que non, je ne mets pas de gants  mais oui, j'ai une corde, un baudrier et une douzaine de dégaines. Que chuter en tête n'est pas comme chuter au sol, que si l'équipement est bien fait et que l'assureur ne fait pas la sieste, on ne sent généralement rien en tombant.
C'est un peu du même style que le spectateur devant un bentrider (un cyclo en vélo couché ) "Oh regarde, il pédale avec les pieds !"


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                                                                                                     Jérôme au pliage de corde

Heureusement, j'ai tout de suite tenté la voie de droite, Chien Gonflé (5b), malgré l'avis d'un groupe de grimpeurs sympas, venus du Doubs, qui la jugeait beaucoup plus difficile que Peigne Zizi. Et là, que du bonheur jusqu'en haut, le style varié (dalle raide et adhérente sur prises franches, petit surplomb) m'a beaucoup plu, j'ai adoré. Ah la psychologie féminine !

Le haut des voies est équipé d'une main-courante, ce qui nous a permis de gravir assurés du haut (en moulinette) peigne-zizi en moulinette, puis Wesley, le loup fugueur un très beau 5c au départ bien technique que j'avais gravi il y a quelques années (mais j'avais un peu oublié) .

Cette falaise un peu écrasée par le soleil l'été est vraiment un coin fantastique en automne !
Par renarde1 - Publié dans : escalade
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Jeudi 29 octobre 2009
Jeudi 29 octobre 2009, Grande Roche St Michel, randonnée pédestre 400m D+

Une paresse irrépressible m'a conduite à choisir aujourd'hui une des activités les plus tranquilles et contemplatives qui soit (tout en restant dans la zone d'acceptabilité de mes activités ) : une petite balade de l'après-midi sur les crêtes qui dominent Lans en Vercors. (et encore, l'après-midi était bien entamé )

Depuis Lans en Vercors , une piste tranquille mène au Plateau des Ramées ; elle peut se parcourir en ski nordique ou en VTT, quoique certaines sections doivent être bien physiques à la montée !  J'ai croisé beaucoup de promeneurs qui descendaient, puis le silence s'est installé. Et là, un moment de grâce : il y avait un gros chamois en plein milieu du sentier. Nous nous sommes regardés dans les yeux quelques instants ...

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Au delà de la cabane, il faut rejoindre la crête au milieu des lapiaz. On y fait aussi d'étranges rencontres, comme la vache qui a oublié le changement d'heure  la fin de l'été et qui est restée là toute seule !

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Le fantôme des Ramées                                                        Quand j'étais grande ...

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Le coin est sympa ...

La lumière prend des couleurs dorées, c'est superbe. Parvenue sur la crête je jette un coup d'oeil aux terrifiantes falaises qui dominent Grenoble, déjà plongées dans l'ombre. Je ne peux pas rester longtemps ici, car bientôt il fera nuit - même si redescendre une piste aussi grosse avec une lune déjà bien présente ne m'inquiète pas plus que cela.

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Pour le prochain coucher de soleil, il faudra songer à m'équiper d'une lampe !

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Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Mercredi 28 octobre 2009

Mercredi 28 octobre 2009, Montagne de l'Epenet, randonnée pédestre, 400 m D+

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Le Pilier Sud est à droite

Il y a quatre ans de cela, j'ai eu l'occasion gravir le Roi Gros Nez (cette spectaculaire falaise qui domine la route juste avant d'arriver au col de Tourniol). Nous avions fait avec Pierre le "Pilier Sud", la voie facile du coin. Il faisait très frais et nous avions "expédié" l'affaire, à 10 heures du matin nous étions en haut. mais la vue était bouchée et le vent du Nord sensible. J'ai eu envie de retourner sur cette crête, cette fois ci juste pour profiter de la vue et de l'incroyable soleil d'automne.
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Garée au parking "grimpeurs", j'ai remonté la raide sente qui sert de descente des voies, jusqu'à l'échine de la montagne de l'Epenet, que j'ai suivie jusqu'au point culminant.

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De là-haut, je voyais le Mont Blanc, le Mézenc et le Grand Ferrand ainsi que la Meije. Mais ce qui attirait le regard, c'était les forêts du Vercors et leur fabuleuse composition colorée.

Pour rester sur les crêtes, j'ai décidé de cheminer sur le fil jusqu'au col de Tourniol. Un cheminement pas toujours simple entre les arbres, les buis et les rochers.  Parfois la sente semblait plonger dans les buis pour s'y perdre. Il fallait la suivre pourtant dans la pénombre en écartant les branches, pour resurgir en plein ciel un peu plus loin. Je sentais la lumière décliner et toujours aucun moyen de descendre vers le col dans cette végétation. 

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J'ai commencé à penser que je n'avais pas de lampe, que je me voyais mal parcourir ce genre de chemin de nuit, quand soudain la sente a littéralement basculé du côté du col : dix minutes plus tard, je marchais sur la route, recouverte de feuilles après le dernier coup de mistral. Un cycliste silencieux m'a fait faire un bond de deux mètres, tant j'étais absorbée par ma contemplation des arbres sous les derniers rayons du soleil.

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Une jolie petite balade, proche de chez moi, un peu acrobatique et donc bien peu fréquentée et jamais décrite ! Dommage, je n'ai pas vu de chamois, mais les chamois sont à Chabeuil, ma fille les voit très souvent; ils sont trois maintenant à venir ... manger les fruits dans les jardins !

Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Mardi 27 octobre 2009

Dimanche 25 octobre et lundi 26 octobre 2009, Bourg-Les Valence ---> Les Saintes Maries de la Mer
Vélo de route, 139 km et 148 km , 1200 m D+


http://www.openrunner.com/index.php?id=413578
L'idée pour ce début de vacances d'automne : pédaler de la maison jusqu'à la mer (en deux étapes) , se baigner, puis reprendre le train à Arles pour le retour. Mission accomplie !

Dimanche 25 octobre, Bourg-Les-Valence Roquemaure

A 8h30, lorsque nous nous mettons en route, une petite bruine tombe sur Bourg les Valence. Je sais que ça ne durera pas : vers le Sud on aperçoit déjà de belles tranches de ciel bleu ! Et c'est bien par là que nous allons : le Sud quasiment direct . Nous trichons un peu, puisque dès le début le mistral est bien présent, il va nous pousser tout le long.

Pour l'occasion, j'ai ressorti le vélo de voyage, que j'avais utilisé en Suisse. je viens de recevoir en cadeau un Karakorum , bel ensemble de sacoches pour le cyclocamping.
Mais comme cette fois logerons en chambre d'hôtes, je n'ai presque rien à transporter (1 tenue pour le soir, 1 pyjama, 1 maillot et une petite serviette, 1 mini-trousse de toilette) , donc je me contente d'installer une seule sacoche. Tout est modulable, c'est très astucieux et facile à accrocher, avec une grande poignée de transport.

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La drôme ... fait pas encore très beau mais ça va venir !

Les 40 premiers km sont assez plats (avec des micro-cols sans nom et sans histoire) , sur des petites routes de campagne que nous commençons à bien connaître. Nous chosissons ensuite de franchir le col du Dévès, avec une courte section dépassant les 5%, le reste étant tout tranquille. Descente puis un puissant MDD (Mistral Dans le Dos) , nous parvenons à La Bégude de Mazenc.
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Le changement d'heure nous perturbe, l'estomac n'est pas adapté, et nous avons la dalle à 11h30! Un petit café croissant (mini les croissants, il en faut bien deux par personne!)  fera l'affaire, avant d'attaquer le plus haut col du parcours : le col d'Aleyrac (qui n'a même pas une tit' pancarte) à un peu plus de 480 m d'altitude !
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J'adore le col d'Aleyrac et ses pentes douces, à la montée comme à la descente. En automne c'est encore plus joli. Il y a une plante dont j'ignore le nom, qui pousse au ras du sol et dont les feuilles prennent une teinte rouge vif du plus bel effet.  C'est le dernier col.
Nous pique-niquons sur la place du village à Taulignan ; il y a là  un musée de la soie et un magasin qui vend des objets en soie ... même des colliers !  

Nous filons maintenant vers les plaines au Nord d'Orange, en passant par Valréas où nous faisons un détour par le centre. quand je dis "nous filons" , ce n'est pas juste une façon de parler, il y a des sections où la sensation est incroyable, lorsqu'on se retrouve à dépasser régulièrement et sans efforts 35 km/h sur le plat, par la simple poussée du vent.  

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Le théâtre romain : un bâtiment complexe où chaque étage, chaque porte, chaque niche a son rôle

Nous entrons donc dans Orange bien plus tôt que prévu ; cela nous laisse le temps de faire un peu de tourisme et de visiter le spectaculaire théâtre romain, éclairé par les rayons du soleil déjà bien rasant (eh oui, il va falloir s'habituer aux lumières du soir dès 16 heures ...)
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Traversée du Rhône                                                                Derniers rayns de soleil à Roquemaure

Il nous reste moins de 20 km pour rejoindre notre chambre d'hôte. Le ciel est désormais complètement dégagé, et la campagne prend de fabuleuses couleurs au soleil couchant. Le Ventoux nous nargue. Si je m'écoutais, je m'arrêterais toutes les 3 minutes pour tout photographier !
La chambre se trouve dans un qurtier résidentiel derrière la gare de Roquemaure ; la maison des propriétaires comprend plusieurs constructions indépendantes, dont la chambre et une cuisine dété, tout autour d'une petite piscine . Pour le dîner, nous trouvons une pizzeria grill qui a été reprise par un couple depuis très peu de temps. Ils sont aux petits soins pour nous, et vont jusqu'à nous faire rentrer les vélos à l'intérieur du resto, on n'a jamais vu ça  ! En échange nous faisons honneur à leur cuisine, car nous sommes affamés une fois de plus

Lundi 26 octobre, Roquemaure-Les Saintes Maries de la Mer puis Les Saintes-Maries --> Arles

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Villa Mandji à Roquemaure

Il est à peine plus de huit heures lorsque nous "décollons". Là encore, une belle lumière baigne les vignes. Nous commençons par nous perdre (un peu) sur une micro-route, avant de rejoindre St laurent des Arbres. Ce village a l'air très joli, mais nous ne nous arrêtons pas : si on veut déjeuner au bord de la mer, iln'y a pas de temps à perdre !

Jusqu'à la mer, il y a presque 100 km, que nous effectuerons avec très peu de pauses (à part à Bellegarde pour les courses). Le début est valloné, toujours dans les vignes ; peu à peu , on sent qu'on approche de la Camargue. A Bellegarde, nous recontrons deux grands voyageurs en vélo couché . ils habitent aux Arcs, en Savoie. Ils ont des Lynx (mais non, ils n'utilisent pas la traction animale, c'est le vélo qui s'appelle ainsi) et leur périple les a mené jusqu'à Tanger.

La dernière partie est assez dure psychologiquement, malgré une vitesse moyenne toujours très encourageante.
Il s'agit de faire 35 km à travers la camargue, presque sans traverser de village, et c'est droit, droit, droit ! J'avoue que j'en ai un peu marre, mal aux pieds, au dos et au cou, avec de nouveau ces petits troubles visuels qui semblent associés à la contracture excessive des muscles du cou. Mais avec ce vent favorable, ces kilomètres défilent vite ...
Et soudain c'est ...

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La mer ! (C'est pas de ma faute si je lui ai coupé le casque, il est trop grand)

S'il y a beaucoup de promeneurs, les candidats à la baignade sont peu nombreux. Ici le vent est peu sensible, il fait chaud, et la luminosité est intense. Nous nous installons pour déjeuner sur un banc, face à ll'mmensité bleue.
Une dame se met en maillot et va nager, elle entre dans l'eau sans difficulté apparente. c'est encourageant !
Ce qui est amusant c'est que les touristes en short cotoient de autochtones en anorak ... ça surprend !

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Maintenant  c'est notre tour. Des collégiens se moquent de Jérôme qui se change avec sa micro-serviette . L'eau n'est pas si froide (17°C peut-être ?) , elle est claire et attirante, et on sent la chaleur du soleil à la surface Ca fait un bien fou !
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Après le bain de mer, le café et la glace pour compléter le tableau !

Il est temps de repartir vers Arles, dont une quarantaine de kms nous séparent. Le dernier train (prenant les vélos) est à 18h31, mais il est très lent, il vaudrait mieux attraper le précédent beaucoup plus efficace. Le hic, c'est que cette fois nous serons face au vent dans ces étendues en grande partie dépourvues d'arbres. Nous repartons par la route de Cacharel où nous avons la chance de voir les flamands roses.
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 Pour le reste, c'est la bande cyclable le long de la grande route. Pour parvenir à maintenir la vitesse à 20 km/h, il faut cette fois faire bien des efforts. Mais on y arrive.
Malgré une crevaison à 16 km d'Arles, nous arrivons avec une heure d'avance. le temps de faire un petit tour dans la ville, de voir les arènes.
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Le train comporte un compartiment vélo assez grand et il est facile de les accrocher. Il ne reste plus qu'à allumer les frontales pour les 4 derniers km de la gare jusqu'à la maison !

Finalement, c'est pas si loin, la mer !
Comme disait Plaute, qui était un comique latin (avec tous ces monuments romains il vient à propos celui-là
"En suivant le fleuve, on parvient à la mer " (sacré Plaute! )
Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Jeudi 22 octobre 2009
Jeudi 22 octobre 2009, Ouest Chambarans,  vélo de route, 71 km,  3h 41 , 729 m D+  

http://www.openrunner.com/index.php?id=410543

Pour ma balade du jeudi après-midi, je me dirige un peu vers l'Isère, où les nuages sont moins menaçants. ils sont très présents tout de même. Il fait assez doux et chose incroyable, il n'y a pratiquement pas de vent !

Au départ de St Marcellin, je choisis des routes qui me sont encore inconnues, et je rejoins le Col de la Madeleine par St Appolinard et Dionnay .

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Le (chemin du) Cul de Perrette devant le Vercors

Le chemin du cul de Perrette n'est pas loin du tout de l'impasse de La Queue de Ferrand (j'allais trop vite pour photographier le panneau)  , il s'en passe des choses dans ces collines !

Le col de la Madeleine est facile par ce côté-ci également - quoiqu'un peu moins régulier que la montée de Roybon et celle de Romans. La fin de la montée est très dégagée, malgré les nuages noirs sur le Vercors on peut voir la Grande Moucherolle qui domine fièrement la situation .

La suite de mon parcours m'amène vers Crépol , puis Marges : un coin plus monotone, le royaume des grandes lignes droites faiblement descendantes.  Là, je repars dans les collines histoire de changer un peu : Arthemonay, Reculais  et Gessans (Gessans bien cette montée-là )  sont au menu du jour.  Je passe tout près de l'église de St Ange, où se trouvait le ravitaillement du rallye de Tain l'Hermitage   ; les montées sur mon circuit sont beaucoup plus faciles que celles du rallye !

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Je continue par une montée douce à Montmiral ; par endroit la route est très mouillée, je reçois parfois une ou deux gouttes d'eau, mais rien de plus : la chance est avec moi. Elle m'accompagnera jusqu'à mon retour à la voiture à St Marcellin.
Durant la descente on peut observer des rapaces, des biches (élevage), des ânes, des vaches et des veaux .... 

J'arrive à Valence sous la pluie battante. Le ciel est sombre, la nuit n'est pas loin. Voilà un petit circuit d'automne bien adapté à la météo du jour !

Par renarde1 - Publié dans : vélo
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