randonnée

Dimanche 1 novembre 2009
Dimanche 1er novembre 2009, La Servelle (via Aucelon) , vallée de la Roanne, randonnée pédestre 850 m D+

Ce matin, nous devions passer par Crest vers 8h pour déposer Fille (dont on ne doit pas parler sur le blog, la honte totale cette maman qui raconte sa "laïfe" dans un blog !) donc le plan du jour était de combiner deux activités en vallée de la Roanne, dont l'ascension de la Servelle (1606 m)  depuis Aucelon.

Un petit contre-temps tout de même puisque la route de la Roanne était fermée pour travaux à St Benoît en Diois, il a fallu passer par Die et  le col de Penne, ça fait un bout ! Heureusement, les 850 m de D+ jusqu'à ce sommet ne posent aucun problème, ni technique, ni d'itinéraire.

On peut utiliser au départ un chemin dans le joli village d'Aucelon, mais il faut alors passer par une ferme avec trois chiens en liberté qui n'hésitent pas à s'approcher et à donner de la voix, c'est flippant ! Sinon il y a une route d'alpage non goudronnée utilisée par les chasseurs, elle part 100 m après Aucelon en direction du col de Penne, et rejoint le chemin vers 900 m d'altitude.


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Super vue sur le Dévoluy

Pour le reste, c'est une longue balade tranquille, entrecoupée par un replat. Nous avons croisé une meute de chiens de chasse (pas du tout préoccupés par notre présence ceux-là) en plein travail, ils ne font que courir, monter et redescendre en piaulant , ils vont bien dormir cette nuit ! L'alpage est très exploité, on trouve des fermes et des cultures jusqu'à une altitude élevée.
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Au fond le Ventoux !
 On gagne le sommet en montant droit dans l'herbe, avec une vue extraordinaire sur tous les massifs du Sud des Alpes, en particulier le Dévoluy.    La face Ouest contraste avec l'Est herbeux par ses falaises bien raides où gambadaient deux chamois.  Le sommet est un coin de pique-nique très recommandable !
J'espère y retourner bientôt en skis nordique ou de randonnée ....
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Par contre je suis vexée, je n'ai pas réussi à trouver le Gouffre de la Servelle indiqué sur la carte ! En rasant la crête, j'ai juste vu une petite arche de taille ridicule, pas de quoi faire une déclaration à The Natural Arch and Bidges Society .
J'ai cueilli des cynorrhodons et j'ai tout fait brûler ce matin en essayant d'en faire de la gelée

A 14 heures nous étions de retour à la voiture, la seconde journée pouvait commencer ....
Par renarde1
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Jeudi 29 octobre 2009
Jeudi 29 octobre 2009, Grande Roche St Michel, randonnée pédestre 400m D+

Une paresse irrépressible m'a conduite à choisir aujourd'hui une des activités les plus tranquilles et contemplatives qui soit (tout en restant dans la zone d'acceptabilité de mes activités ) : une petite balade de l'après-midi sur les crêtes qui dominent Lans en Vercors. (et encore, l'après-midi était bien entamé )

Depuis Lans en Vercors , une piste tranquille mène au Plateau des Ramées ; elle peut se parcourir en ski nordique ou en VTT, quoique certaines sections doivent être bien physiques à la montée !  J'ai croisé beaucoup de promeneurs qui descendaient, puis le silence s'est installé. Et là, un moment de grâce : il y avait un gros chamois en plein milieu du sentier. Nous nous sommes regardés dans les yeux quelques instants ...

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Au delà de la cabane, il faut rejoindre la crête au milieu des lapiaz. On y fait aussi d'étranges rencontres, comme la vache qui a oublié le changement d'heure  la fin de l'été et qui est restée là toute seule !

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Le fantôme des Ramées                                                        Quand j'étais grande ...

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Le coin est sympa ...

La lumière prend des couleurs dorées, c'est superbe. Parvenue sur la crête je jette un coup d'oeil aux terrifiantes falaises qui dominent Grenoble, déjà plongées dans l'ombre. Je ne peux pas rester longtemps ici, car bientôt il fera nuit - même si redescendre une piste aussi grosse avec une lune déjà bien présente ne m'inquiète pas plus que cela.

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Pour le prochain coucher de soleil, il faudra songer à m'équiper d'une lampe !

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Par renarde1
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Mercredi 28 octobre 2009

Mercredi 28 octobre 2009, Montagne de l'Epenet, randonnée pédestre, 400 m D+

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Le Pilier Sud est à droite

Il y a quatre ans de cela, j'ai eu l'occasion gravir le Roi Gros Nez (cette spectaculaire falaise qui domine la route juste avant d'arriver au col de Tourniol). Nous avions fait avec Pierre le "Pilier Sud", la voie facile du coin. Il faisait très frais et nous avions "expédié" l'affaire, à 10 heures du matin nous étions en haut. mais la vue était bouchée et le vent du Nord sensible. J'ai eu envie de retourner sur cette crête, cette fois ci juste pour profiter de la vue et de l'incroyable soleil d'automne.
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Garée au parking "grimpeurs", j'ai remonté la raide sente qui sert de descente des voies, jusqu'à l'échine de la montagne de l'Epenet, que j'ai suivie jusqu'au point culminant.

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De là-haut, je voyais le Mont Blanc, le Mézenc et le Grand Ferrand ainsi que la Meije. Mais ce qui attirait le regard, c'était les forêts du Vercors et leur fabuleuse composition colorée.

Pour rester sur les crêtes, j'ai décidé de cheminer sur le fil jusqu'au col de Tourniol. Un cheminement pas toujours simple entre les arbres, les buis et les rochers.  Parfois la sente semblait plonger dans les buis pour s'y perdre. Il fallait la suivre pourtant dans la pénombre en écartant les branches, pour resurgir en plein ciel un peu plus loin. Je sentais la lumière décliner et toujours aucun moyen de descendre vers le col dans cette végétation. 

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J'ai commencé à penser que je n'avais pas de lampe, que je me voyais mal parcourir ce genre de chemin de nuit, quand soudain la sente a littéralement basculé du côté du col : dix minutes plus tard, je marchais sur la route, recouverte de feuilles après le dernier coup de mistral. Un cycliste silencieux m'a fait faire un bond de deux mètres, tant j'étais absorbée par ma contemplation des arbres sous les derniers rayons du soleil.

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Une jolie petite balade, proche de chez moi, un peu acrobatique et donc bien peu fréquentée et jamais décrite ! Dommage, je n'ai pas vu de chamois, mais les chamois sont à Chabeuil, ma fille les voit très souvent; ils sont trois maintenant à venir ... manger les fruits dans les jardins !

Par renarde1
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Dimanche 18 octobre 2009
Dimanche 18 octobre 2009, L'Etale, Massif des Aravis, randonnée pédestre, 1500 m D+

Pour ce dimanche, nous sommes deux renardes pour aller retrouver Pierre pour une randonnée près de son nouveau lieu d'habitation qui se situe non loin d'Annecy. Un sacré changement après la Nouvelle Calédonie !  Après avoir vu une photo des hauteurs de La Clusaz sur cet excellent site meteo  , plusieurs mails s'échangent hier soir entre Pierre et moi : nous soupçonnons que la toute petite couche de neige fraîche (et de grésil) tombée ce samedi ne va pas nous faciliter la tâche.

Nous avons en effet programmé la traversée de l'Etale , et celle-ci comporte des passages exposés.  La suite montrera que nos soupçons étaient fondés !

Tout le monde est à l'heure au départ à 8h30 malgré les provenances géographiques dispersées. Pierre a fait tellement de kilomètres lorsqu'il venait faire du ski de rando en partant de Privas (avant la Nouvelle Calédonie) qu'il est tout surpris d'avoir un point de rendez-vous si près de chez lui !
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Incantation de la première neige : "Que la saison de ski soit longue, froide et neigeuse ! "

Il fait grand beau et ne plus sentir le mistral est un soulagement pour moi ! La montée se déroule à l'ombre et le froid est vif (-3° au parking, et moins encore sur un plateau sous le sommet) ; elle est sans souci, si ce n'est ,déjà, ce grésil sur le sol gelé, et parfois de la glace sur le sentier, qui font déraper les pieds.

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Des chamois gambadent, se dressent sur les crêtes ; trois autres randonneurs prennent le chemin de la voie normale de l'Etale, tandis que nous gagnons par un grand éboulis à droite, le pied de l'arête.

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                                                                                                      Hips !
Elle est défendue par une sorte de dalle rocheuse couverte de grésil , plus ou moins haute selon l'endroit. Une tentative à gauche n'inspire personne.  Nous la rejoignons à droite, mais un ressaut infranchissable barre alors le parcours prévu. Il faut redescendre ! Nous finissons par gagner une petite brèche entre les deux passages explorés, par une escalade de quelques mètres rendue très délicate par la neige. Il y a un passage avec peu de prises de mains et des prises de pieds glissantes. On domine plusieurs mètres de dalles et de cailloux raides et une chute serait dangereuse. J'ai été ravie de profiter de la corde !

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Le ressaut juste derrière doit être contourné par le Sud

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Euh, je veux bien la corde ...

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Petite désescalade plein soleil

De l'autre côté, il faut désescalader trois mètres, mais en plein soleil sur du rocher sec ... le paradis !  On longe ensuite l'arête face Sud, avant de trouver un passage sympathique en cheminée pour en  rejoindre le fil (une tentative trop précoce s'étant soldée par un échec ... pour cause d'exposition et de prises fuyantes et glissantes)

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Petite cheminée agréable ... et sèche !

La suite est une longue remontée dans une large pente herbeuse (mais ça gliiiiiiisse !) jusqu'à un premier sommet.
Là, on découvre la suite : l'arête qui devient rocheuse, et un passage qui ressemble au faîte d'un toit  (un toit comme sur les maisons, mais qui dominerait un immeuble de 50 étages, excusez du peu)  Nous le franchissons plus ou moins à cheval.

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Le Toit


Funambules
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Concentration
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Le grésil complique tout !

Au delà, c'est pire. Déversant, gelé, couvert de grésil : pas bon.  Le passage se fait en face ouest , à l'ombre, il est de sucroit extrêmement exposé, même si sans réelle difficulté par temps estival : c'est le but ! C'est l'occasion du bon mot du jour : "A l'Etale, si on s'étale, c'est létal !"
Nous faisons donc demi-tour (non sans faire quelques photos sur le "toit" ), Le sommet de l'Etale sera encore là l'an prochain !


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Pilier étrange                                                      L'envers de l'étrange : une descente aisée
                                                                            Au fond, la falaise-qui-a-un-toit
 
Côté Est, tout près d'un inquiétant pilier, il existe une descente toute simple qui nous amènera près d'une cabane. Il faudra remonter pour passer au col du ... Passet (Ca ne s'invente pas) , où nous rencontrons des randonneurs locaux qui nous indiquent une variante de descente. Celle-ci mettra mes vieux genoux à rude épreuve car c'est hors sentier, raide et glissant (encore) , mais l'endroit est surprenant. Heureusement que j'ai mes bâtons ! Plus bas nous retrouvons un bon sentier (sec!)
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Pour le plaisir des yeux ...

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Les saisons

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Sous l'Etale
Ce soir j'ai l'impression d'être partie longtemps en voyage. C'était dépaysant, insolite, et très joli de sucroît. quant à la traversée incomplète, il bon de ne pas oublier à quel point les conditions d'automne peuvent compliquer, voire interdire, certaines randonnées du vertige !
Par renarde1
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Mardi 13 octobre 2009
Mardi 13 octobre 2009, Le Perrier, Oisans, Randonnée pédestre 1400 m D+

L'équation n'était pas simple à résoudre pour la balade des renardes du mardi ; il fallait à la fois éviter le violent vent de Nord et donc les crêtes, écarter le Vercors et la Chartreuse pour cause de nuages bas probables, trouver une face ensoleillée pour un maximum de chaleur et de soleil et un minimum de boue ... et être de retour à Grenoble à 16h30

Si le Sud de l'Oisans respectait les premières conditions, les randonnées y sont souvent très longues. Mais la solution est simple : il suffit d'y construire une boucle sans viser un sommet.  Un reste de sentier repéré sous le Coiro permettra de relier entre eux deux beaux sentiers de la face Sud-Est, et de profiter des couleurs dorées de l'automne.

Je quitte Valence de nuit en essayant de ne pas me faire arracher les portières par le mistral .Nous sommes au départ au Perrier peu après le lever du jour, sur un sentier qui grimpe raide dans la forêt. Le temps est magnifique, et dans la vallée il n'y a pas un souffle de vent. Il gèle !

Une heure plus tard nous entendons un chasseur appeler : son collègue est étendu, inconscient, dans le bois. Racine malencontreuse ou malaise, il ne sait pas ce qui a provoqué la chute, qui'l n'a pas vue. Mais l'infortuné a du percuter une pierre avec la tête. Il est en PLS, bien couvert mais le froid est assez vif.
L'arlerte a déjà été donnée mais il trouve le temps long.  En me déplaçant , après plusieurs essais, je finis par réussir à joindre le secours en montagne, et m'assurer que les secours sont en route. L'hélicoptère arrive un quart d'heure plus tard, nous restons sur place jusqu'à l'arrivée des deux personnes qui ont été déposées dans le champ voisin avec du matériel médical. L'hélico effectuera encore plusieurs rotations.

Nous repartons avec toutes les couches de vêtements sur nous, C'est fou ce qu'on se refroidit lorsqu'on est immobile. Tout cela fait réfléchir à la prise en charge d'un accident, aux vêtements chauds à avoir dans le sac, aux éléments à connaître pour répondre aux questions des secours. Bien sûr il est plus facile d'être "clair" et de ne pas paniquer lorsque ça arrive à quelqu'un qu'on ne connaît pas ...

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Nous débouchons en pleine lumière au-dessus de la forêt . La vue sur l'Oisans , sur le village et sur les forêts dorées est vraiment magnifique.
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Au-dessus d'une petite prairie, il faut monter raide dans d'improbables traces, mais il n'y a pas de difficulté particulière, si ce n'est le choix de l'itinéraire et de l'altitude pour traverser ensuite vers la Combe de la Pisse et le ruisseau de  Dourdouillet.
Après une halte ensoleillée près d'une cabane, nous reprenons la descente de l'autre côté de la crête sur un très bon sentier qui nous ramène à la voiture. La boucle est bouclée et le timing respecté.

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Plus belle la vie ! (Cabane de l'Infernet)

Ce soir, surprise !

Une petite famille de cyclo sonne à la porte ... je n'avais pas toujours répondu au téléphone ces derniers jours ... mais j'étais prévenue de leur date approximative d'arrivée depuis l'été.  Ils voyagent avec quatre petits enfants ! Le père et sa fille de 5 ans sur un tandem, avec derrière une remorque avec le bébé de 1 an . Le fils de 8 ans sur son propre vélo ; la mère sur un vélo équipé d'un trailer avec son fils de 3 ans , qui va dans la remorque juste pour dormir.
Très impressionnant ! Les grands sont très autonome, le fils ainé est très fier de pédaler avec ses propres sacoches. Les enfants ont malheureusement attrappé tous la varicelle à tour de rôle au cours du voyage ...
Par renarde1
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Samedi 3 octobre 2009
Samedi 3 octobre 2009,Grand Delmas , randonnée , D+ 580 m

Le Grand Delmas(1544m)  est le point culminant de la Montagne de Couspeau; il se trouve en face des Trois becs, juste au-dessus du Col de la Chaudière.

En janvier 2006, j'y avais fait une courte randonnée à skis, un peu beaucoup ratée du point de vue ski, mais j'avais été étonnée par la beauté de la vue au sommet. Il y avait malheureusement très peu de neige, et en plus je souffrais alors d'une entorse à la cheville qui m'avait dissuadé de tenter la descente côté Nord, plus ennneigée mais plus technique. Le panorama m'avait donné toutefois envie de refaire cette balade courte mais intense.

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Le Veyou (massif des Trois Becs)

Le sentier, qui part un peu au Sud du col de la Chaudière, ne pinaille pas et monte raide dans une garrigue assez méditerranéenne, puis dans la forêt. Jérôme attaque fort, je souffle comme un phoque (je lui refile le sac) mais je le suis quand même, et moins de quarante minutes plus tard nous débouchons déjà sur la crête après 400 m de D+ sans temps mort.

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Drôme noyée dans la brume

Comme pour mes précédentes balades, la brume est toujours présente. On distingue à peine le glandasse, et ne parlons pas du Dévoluy ! L'ambiance est sympa tout de même, avec les deux faces du Veyou si différentes (la pelouse alpine et la falaise verticale). Nous voilà au beau milieu d'un troupeau de moutons !

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Je m'inquiète un peu de la possible présence d'un patou, mais nous distinguons le berger avant les chiens : car il y a quatre chiennes, dont trois patous ! Ceux-ci aboient un peu, mais alors que nous discutons avec le berger, deux d'entre eux viennent faire connaissance et quémander des caresses ... les patous se suivent et ne se ressemblent pas !

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Troupeau face au massif des Trois Becs                         Départ d'un petit couloir ... miam

Nous continuons à une allure plus tranquille, le long de la crête et jusqu'au sommet. Juste en dessous il y a un petit couloir plein Nord ... je le sens bien avec de la neige celui-là !!!
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Mais non il n'a pas de bedaine, c'est le vent sous la chemise !

Nous redescendrons comme je l'avais fait plus ou moins à skis, sur le col de Gourdon. Il n'y a pas vraiment de sentier, parfois une trace, mais surtout des éboulis à pierres fines qui sont plutôt bons à descendre !

Au sol il y avait un joli fossile, cadeau du soir ...
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Par renarde1
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Mardi 29 septembre 2009
Mardi 29 septembre 2009, randonnée pédestre, Lances de Malissard , 1200 m D+

Pour commencer, avant de lire, vous me répèterez dix fois le titre en quinze secondes. Si après ça vous n'avez pas fait un noeud avec votre langue, vous avez le droit de poursuivre la lecture ...

Ce matin, j'ai rendez-vous avec Caro à Voreppe à 7h15, pour une ambitieuse traversée des Lances de Malissard.
Il fait un temps magnifique et sans vent .
Après quelques minutes de voiture, Caro découvre avec horreur sa "nimperie " du jour : elle a oublié ses chaussettes !!! Et marcher pieds nus dans les chaussures de montagne pendant 6 heures, c'est pas une bonne idée ...

Toutes les solutions plus ou moins raisonnables sont aussitôt envisagées : attendre l'ouverture d'un magasin de sport, aller frapper à une porte et demander une vieille paire de chaussettes, en trouver une sur le bord de la route, agresser un jogger ou un randonneur et le ligoter avec la corde pour lui piquer ses chaussettes (cette dernière solution nous a fait rire un bon moment) ....

C'est finalement dans une épicerie à St Pierre de Chartreuse, ouverte à 8h, qu'elle trouvera deux paires de chaussettes en bas nylon (super les chaussettes techniques ) Comme dans la voiture elle a aussi une mini-soquette qui enveloppe son téléphone portable , la solution sera : la mini-soquette au pied droit et ....
quatre (!!!) chaussettes de fille au pied gauche. Le portable, c'est utile en montagne.



Nous pouvons enfin prendre le départ.
Sauf que, pour prendre le départ, il faut trouver le sentier. Et la forêt est ravagée dans tous les sens par des coupes de bois, des traces d'engins, des routes forestières en veux-tu en voilà ! Nous en empruntons une au hasard, elle monte, elle monte, et ne va pas où on veut du tout ! Il nous faudra redescendre tout droit dans la forêt pour finir par tomber sur le fameux sentier ... après avoir un peu râlé (quand personne ne nous entend) contre le débalisage de certains sentiers de Chartreuse, puis conclu qu'il y avait plus grave comme problème, nous pouvons continuer tranquillement notre route.

 
Encore une arche majeure découverte en Chartreuse !                                   Sortie de la forêt

Nos errances ont  pris bien plus d'une demi-heure. Sans compter les chaussettes . Sans compter les trompettes de la mort ...
 
                                                                                                       Cheminée de Fontanieu
 

Nous finissons tout de même par arriver au-dessus du col de Fontanieu, sous les falaises de Lances . Ici le sentier devient exposé, mais des câbles tout neuf ont été posés, ce qui rend le passage descendant dans le versant Nord-Ouest plutôt facile. Nous remontons ensuite la cheminée de Fontanieu, bien humide. Là encore il y a un câble qui facilite bien le passage .... rien de très difficile, mais à un endroit,  impossible de progresser avec les pieds tant ils rippent dans la boue, il faut se hisser avec les bras . Au delà, on parvient sur un sangle plutôt facile dans une belle ambiance.


Ma nouvelle coiffure !

A l'extrêmité du sangle nous débouchons sur la crête des Lances. Il est midi et Caro ne doit pas louper l'heure des mamans à 16h30. Se lancer dans la traversée des crêtes est hors de question, et même rejoindre le col de Bellefont nous ferait courir un risque de retard trop important. Nous essayons de repérer la cheminée d'accès aux inscriptions romaines , mais ... but là encore, nous n'avons pas vraiment compris laquelle c'était, et pas vu de câble.

Les plantations  d'arbres à neige : la futur saison est en préparation

Le retour se fera donc par le même chemin, du moins en haut . Contrairement à la légende, la Cheminée de Fontanieu se descend assez bien . Plus bas, nous choisirons un retour par le col de Fontanieu.et une sente qui tend à être envahie par la végétation au début. Nous finissons par comprendre plus ou moins nos erreurs de l'aller ...
Comme dit Stefan Eicher dans sa très belle chanson "Pas d'ami comme toi"
"Je n'ai pas trouve la clé
Du mystère
Mais je m'en suis approché"

Par renarde1
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Mardi 15 septembre 2009
Mardi 15 septembre 2009, Vercors, randonnée-spéleo , 400 m D+ et 1h30 d'exploration

A Grenoble il tombe des seaux, à Valence il pleut des cordes, il en faut plus pour empêcher les deux renardes de se retrouver à Pont en Royans pour notre partie de "chasse" du jour. De plus l'objectif , la Grotte Bouleyre étant souterrain, la pluie peut bien tomber !

Comme par magie un beau rayon de soleil éclaire Pont-en-Royans et ses falaises. Ca ne durera pas mais c'est toujours ça de pris.  Depuis La Balme de Rencurel , l'approche se fait par de beaux sentiers. Il y en a même d'assez récents, ça complique un peu la recherche de la chattière d'entrée,  mais nous mettons finalement assez peu de temps à la trouver.

Deux renardes avec trois lampes, ça fait six lampes disponibles, et c'est pas mal du tout !  C'est aussi beaucoup plus rassurant en spéléo de ne pas être seule... les envies d'explorations sont décuplées.



Après la chattière d'entrée, au franchissement aisé, nous découvrons vite que le "lac" qui caractérise la grotte est quasiment à sec ; il reste une pièce d'eau de 3 mètres carrés. Nous avions prévu une paire de chaussures en rab, j'imaginais même ... devoir enlever le pantalon pour passer !

 

C'est un peu triste pour les jolis gours qui sont vides, mais d'un autre côté cela va permettre un crapahutage plus complet dans tous les recoins inaccessibles en temps normal.

 

Nous commençons par monter à gauche, pour rejoindre une grande salle par un passage étroit où il faut ramper en poussant de petits grognements (enfin, les grognements sont facultatifs mais ça aide bien) 



Où que nous portions notre regard, ou notre halo de lumière, il y a des concrétions superbes : des fistuleuses comme à Choranche , des pis de vaches et des couilles de taureaux, des santons de provence et des colonnes bicolores, des vasques vides en forme de haricot, des phallus et des seins avec des mamelons, des draperies blanches....



La salle du haut doit se changer en rivière avec des vasques à débordement lorsqu'il y a de l'eau. Le sol est de plus en plus sableux lorsqu'on approche de son extrêmité.

 
Fond de la salle                                                                         Fistuleuses fragiles

Après un retour dans la salle d'entrée par une autre chattière, que l'une franchit à plat ventre tête la première et l'autre sur le dos les pieds devant,  nous remontons à droite en passant par une zone large où le sol est bien proche du plafond. Il faut choisir les zones sans stalagtites, car elles sont très fragiles,  et on pourrait les casser en rampant. 
D'ailleurs en partie haute, nous avons vu une zone avec beaucoup de tubes cassés
A l'extrêmité de l'un de ces tubes, il y a un tout petit morceau de tissu bleu, il doit dater dun bout de temps car il est calcifié lui aussi ! 
Là encore, c'est un festival de draperies, de concrétions et de colonnes !

 
                                                                                                     sortie du trou


Lorsque nous retrouvons l'air libre pour terminer le circuit, il y a un brouillard à couper au couteau !


Super vue au belvédère

Nous allons jusqu'au belvédère du rang (avec une vue fantastique comme vous pouvez l'imaginer) , histoire de dire que ..., puis prenons le chemin du retour, désormais sous une pluie obstinée. L'histoire des renardes underground se terminera comme il se doit, devant un plat de ravioles, dans la grande salle quasi-déserte d'un resto donnant sur la Bourne. Il faut dire qu'il est quinze heures, est-ce que c'est une heure pour manger ?

Une journée de pluie mais une bien belle sortie, tous nos remerciements à Antoine Salvi pour 'idée et les informations.
Par renarde1
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Dimanche 13 septembre 2009

Dimanche13 septembre 2009, Massif des Bauges d'Arclusaz par la ceinture rocheuse, 1400m D+

Il paraît qu'au moindre retard de compte-rendu j'aurai un mot sur mon carnet, alors voici mon devoir du jour !

Avec Caro et son beau-frère Mickaël, nous choisissons d'aller dans les Bauges pour changer un peu. Nous n'avons encore jamais foulé ni de nos pieds, ni de nos skis, le sommet de la Dent d'Arclusaz (2041m)  au-dessus de St Pierre d'Albigny.

Le cheminement qui nous tente, c'est le passage par la ceinture rocheuse ;  Caro et moi partageons le goût des itinéraires sauvages et parfois à la limite de la randonnée. Celui-ci devant être parcouru lorsque la terre est sèche, en raison des nombreux passages terreux-herbeux assez exposés, c'est le moment d'en profiter.
Voici où trouver des précisions sur cet itinéraire
Le lien Bivouak
Le topo d'Antoine Salvi


Caro fait de la botanique

Le "vrai" départ n'est pas très simple à trouver, entre les pistes forestières, les chemins creux et raides remplis de feuilles qui sont en fait des toboggans de tirage, le sentier transversal qui descend alors qu'on l'espère montant .... mais ce petites hésitations font partie du plaisir, et se déroulent dans une ambiance mystérieuse et embrumée . Nous ne faisons aucune erreur cependant, et bientôt nous tombons sur un balisage abondant.

Une première barre rocheuse est surmontée grâce à un câble qui semble neuf. Au dessus, l'herbe sert parfois de prise, tout autant que les rochers. L'impression de vide est très atténue par la visibilité modeste. Une trouée se présente, laissant entrevoir les sommets lointains, mais elle ne fait qu'accentuer l'impression d'étrangeté. Les repères habituels sont boulversés.

 
Caro dans le passage clé                                                      Rocher étrangement ciselé  

En partie haute, nous pénètrons dans la cheminée tout droit : un premier passage facile, puis une sorte de mur, pourvu de bonnes marches mais assez impressionnant car on y accède par le côté et on est tout de suite plusieurs mètres au-dessus du fond du couloir. Mais les marches sont bien horizontales, et font près de 10 cm : de quoi placer les pieds en sécurité, tandis que les mains s'appuient sur des a-plats. Le passage est rapidement franchi, et la corde restera au fond du sac.


La plus belle éclaircie du jour
Nous sommes maintenant au soleil, même si les nuages baujus nous environnent . Nous débouchons sur l'arête, tout près du Col d'Arclusaz.  La montée (sur sentier) pour atteindre le sommet de la Dent est plus longue qu'on imagine. Traverser près des arêtes n'est pas une bonne idée, on perd beaucoup de temps, il vaut mieux accepter la brève redescente.
 
Longue traversée vers la dent                                              Le miam

Merde ... nuages !
De nombreux randonneurs arrivent au sommet par le chemin que nous emprunterons à la descente, tandis que nous pique-niquons en espérant  en vain le départ des nuages. 


Descente sereine dans l'herbe

La descente se déroule sans incident sur un bon sentier ; nous sommes suivis par deux jeunes chiens de chasse aussi gentils que stupides, qui ont perdu leur meute et croyaient l'avoir retrouvée avec nous. Plus collant qu'eux tu meurs !

 

Il faudra revenir pour la sensation de vide dans la ceinture rocheuse car le brouillard gomme tout ! Quand on fait de la rando du vertige on se délecte aussi de la vision du fond de vallée tout en bas tout en bas , des parois qui plongent et des ravins insondables ...

Par renarde1
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Jeudi 10 septembre 2009

Jeudi 10 septembre 2009, Massif de la Chartreuse, Grand Som par le col du Fret, 1100 m D+

Ce matin pleine de bonnes résolutions pour cette année scolaire qui commence, bien décidée à exploiter au maximum les journées combinant congé ET beau temps, j'ai réglé le réveil sur 5h30. J'avais pensé sortir avec Laurence, mais elle s'est mise activement au parapente et attend une voile qu'elle doit essayer. Je n'ai donc rendez-vous qu'avec moi-même.

5h30 donc .... mais qu'est-ce qu'il me veut ce téléphone portable .... je mets plusieurs minutes à émerger de mon état semi-comateux. Autant je me lève facilement quand je sais qu'on m'attend (on se moque beaucoup de moi à la maison pour mon obsession de la ponctualité) , autant là, franchement, c'est dur. De plus j'ai perdu mes bonnes habitudes printanières.


Grand Som : troisième sommet de Chartreuse

Il me faut arriver sur place pour retrouver l'inaltérable plaisir d'être en montagne. J'ai choisi d'aller découvrir deux itinéraires que je ne connais pas : le col du Frêt par les 120 lacets (bon c'est vrai je l'ai skié dans le brouillard celui-là) et l'arête Nord du Grand Som , et le Racapé suivi de la crête des Aures à la descente. Le départ se fait des Reys, un hameau situé non loin du Col du Cucheron. On peut trouver une excellente description de ce circuit dans Chartreuse Inedite de Pascal Sombardier.

Le départ est facile à trouver, et pour gravir les 120 lacets qui suivent, il suffit d'une seule paire de chaussures. Je n'ai pas compté les lacets, car certains sont tout petits, des bébés lacets. Si l'air était vif au départ, il fait bien chaud lorsque j'arrive au col du Frêt (bon OK je sors elle n'est pas terrible ...c'est à force de faire trop bloguer ....)

La vue est un peu décevante car une sorte de brume rend les sommets lointains presque invisibles et même les vues proches sont assez ternes.

 
Arête N : arbres et rochers                                                    Un passage plus dégagé

Il me reste 300 m à gravir mais la petite arête Nord comporte beaucoup de petites bosses. Elle est peu exposée, plus facile que je l'imaginais ; il faut parfois se contortionner pour passer sous les arbres assez envahissants. Deux passages sont infranchissables sur le fil, il faut descendre versant Ouest pour en faire le tour.

Vers le haut je suis doublée par un gars en course à pied, qui semble "facile"et je rencontre un parapentiste : les sommets proches de Grenoble sont régulièrement fréquentés, en semaine également, par des aficionados de disciplines variées.


L"étonnante table d'orientation du sommet


Et une curieuse plaque qui clame une vérité irréfutable !


La plaque qui fait peur !


Le passage qui ne fait pas peur !

La descente par le Racapé comporte un passage câblé sans difficulté. Au col en dessous, celui-ci est signalé par un panneau très dramatique ! Mais je trouve ça bien mieux qu'une interdiction ...


   

Je suis maintenant sur un itinéraire beaucoup moins connu, dans une forêt où la végétation s'en donne à coeur joie. la fréquentation semble cependant suffisante pour garder le sentier visible. En bas, je perds un peu les repères de la description, mais au moment où je me dis que je vais finir par un plan total loose dans la forêt, je tombe sur mon sentier de montée.

 

Seul regret, je n'ai pas vu un seul chamois ! Que des moutons !
Cette jolie boucle m'a pris environ 6h, je m'accorde une gauffre et un café à St Pierre de Chartreuse ....

Par renarde1
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