Dimanche 31 mai 2009
Dimanche 31 mai , vélo de route, 32 km, 500 m D+

La pluie étant annoncée pour l'après-midi (il semble que ce n''était pas vrai, mais bon, on ne le savait pas !!!), nous avons été gravir une des petites bosses ardéchoises les plus proches de la maison.

Il faut d'abord se rendre à St Péray (eh oui, c'est le pays du vin !)
On grimpe la route de St Romain de Lerps (ça monte relativement fort) , et on bascule avant d'y arriver sur la route qui vient de Cornas, pour une jolie descente dans les vignes ... Ce matin il faisait chaud et humide, et la lumière était un peu triste.



De Cornas, on rejoint le pont , en suivant la direction du centre équestre puis en longeant le Rhône , dans une zone de parcs aménagés avec beaucoup de jeux pour les enfants.

Au retour, on a ouvert une bouteille ... de cidre !
Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Samedi 30 mai 2009
Samedi 30 mai 2009, Alixan, vélo,  64 km , 300 m D+

Ce matin je commence par vouloir cuisiner des brownies pour aller saluer nos amis du forum de l'Ardéchoise, Cricri et Benny qui viennent de démarrer un brevet 700 km "maison", qui les occupera plus ou moins tout ce long week-end.
Evidemment, je n'ai plus ni farine, ni oeuf, ni chocolat : il est temps de refaire rapidement quelques courses si je veux être équpée pour le rendez-vous ! En effet, un SMS m'indique qu'ils n'ont pas de retard !

En effet, nous allons un peu au-devant d'eux et les retrouvons entre Bourg de Péage et Alixan un peu avant l'heure de rendez-vous prévue. Leur itinéraire (un vrai voyage de la région lyonnaise vers le Sud de la France et retour) est détaillé ici .


Les aventuriers bien frais après 128 km !

 
Cricri                                                                                           et Benny  ... à la pause Brownies !

Je suis fascinée par cette pratique du vélo qui apporte une dimension supplémentaire, une nouvelle notion des distances, et par tout l'aspect préparation, répartition des efforts et du repos, force mentale que cela nécessite.

Un brevet 500 ou 700 km, c'est un peu l'équivalent de la traversée de Belledonne non-stop en ski de rando (en plus long, mais avec un peu plus de temps de pause sommeil car dormir dehors est plus sympa en Provence en été qu'à 2500 m, sur la neige en hiver. ) Il faut savoir tenir un rythme, et tenir suffisamment à son défi pour que les baisses de moral ne prennent pas le dessus sur l'envie d'aller au bout. C'est aussi une aventure, une vraie, pas comme dans Koh-Lantha (Je me branche toujours avec une copine qui me dit que koh-lantha, elle aime bien car c'est l'aventure)
Là, il n'y a pas de voiture d'assistance, pas d'équipe de télévision. On peut avoir chaud, froid, faim et soif ; on n'appelle pas les secours pour ça et on pédale ! Enfin, bref, un beau défi !

Nous les accompagnons pendant une petite vingtaine de kilomètres ; la route est très passante mais nous faisons un petit détour dans Chabeuil, pour quelques kilomètres tranquilles sur "la Route des Sables" . On a bien essayé de les faire passer par le col de Tourniol mais Benny n'a pas voulu  ! Le plan de route est sacré !



A la bifurcation de Montmeyran, nous les laissons continuer vers le Sud. Leur parcours va deenir plus calme au point de vue circulation , mais aussi plus accidenté. Le temps est parfait, pas trop venté, pas trop chaud.

Quant à nous, nous rentrons par la plaine et Valence. Mon compteur est en panne, donc je suis un peu surprise des 64 km (en moins de 3 heures) calculés par le logiciel, mais bon !
Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Jeudi 28 mai 2009

Jeudi 28 mai 2009, Pic Bayle, ski de randonnée, 1150 m D+

Eh non, les renardes n'ont pas viré sado-maso, nous avons juste choisi comme but de notre randonnée d'aujourd'hui le point culminant du massif des Grandes Rousses : le Pic Bayle (3450 m)


Le col et le Pic de la pyramide , le Pic Bayle lui est "caché derrière" !

Il faut dire qu'il répondait parfaitement au cahier des charges : un départ très élevé (2300 m) avec la neige pratiquement à la voiture, et un temps de trajet modéré pour mon habituel (et dernier de l'année scolaire) retour à 15h30 à Valence.

Le réveil à 3h est difficile, je mets une bonne demi-heure à me sentir d'aplomb. Enfin, ce n'était pas une raison pour écraser un "oiseau à roulette" comme je l'ai fait dans la montée de l'Alpe d'Huez ! les "oiseaux à roulette" sont une vieille "private joke" qui date de 2002. Lors d'une rando à Ambin, nous avions observé des oiseaux, qui au lieu de voler, semblaient avoir des roulettes et se déplaçaient au ras du sol à toute vitesse. Depuis, nous leur avons conservé ce nom bizarre. Celui-ci roulait en travers de la route, dommage pour lui  !

Pour atteindre le départ, il faut remonter en voiture des pistes de skis de l'Alpe d'Huez , heureusement, c'est des vertes !!!! On se gare à côté de la neige et c'est parti. Le début est rapide même si le décor station déserte est un peu glauque. On trouve une multitude d'objets dans la neige , comme un téléphone portable en lambeaux, une branche de lunette, des rondelles de bâtons ...


Ben non, il ne marche pas !

On traverse sous le Pic du lac Blanc bien connu ; à propos des lacs, d'ailleurs, ils ont une fabuleuse couleur bleu lagoon ; le ciel est nuageux, il se dégage peu à peu mais le vent se lève, un vent violent et froid qui contraste avec la canicule de ces jours derniers. Je finis par monter avec quatre couches de vêtements , ce qui est exceptionnel !
Mais le froid me plaît et je me sens plutôt bien, même si je n'aime pas trop quand le vent me déséquilibre.

 
Le terrain se raidit !


Les nuages s'envolent

 

Aux abords du col de la Pyramide, la pente devient raide et il faut mettre les crampons et porter les skis ; nous les garderons également sur le dos pour la raide pente terminale.

Vue sur le lac des Quirlies encore gelé et les Aiguilles d'Arves


Summit !

Il n'est guère plus de dix heures du matin lorsque nous atteignons le sommet ... la neige est encore très dure, nous nous sommes levés bien trop tôt ( on va croire que j'aime me lever à 3heures !!!) ... quant à attendre le dégel avec ce vent froid ... Ce sera donc descente technique en neige dure, mais que j'ai beaucoup apprécié; seul un passage, en neige très blanche et très lisse présentait une accroche moyenne dans une pente prononcée. Sous le col de la Pyramide, la chute est dangereuse en raison des nombreux rochers; mais finalement c'est passé quasiment sans stress.

Plus on descend, plus la neige est douce et le ski facile ; pas mal finalement, les piste de l'Alpe après la fermeture ! Le dernier virage a un goût particulier ... est-ce le dernier de la saison ?


Retour vers les pistes

En tout cas une sortie clé, car ça y est, j'ai dépassé mon objectif de la saison, les 50000 m de D+ ! C'est la première fois de ma vie


des fleurs sur du terrain bien rude ...

De retour dans la station, on croise tout un tas de personnages distrayants : une blonde dans un 4x4 entrain de téléphoner arrêtée en plein milieu de la route, trois motardes entrain de prendre en photo trois motards tout fiers sur leur machine, et bien sûr des cyclistes de tous niveaux entrain d'accrocher l'Alpe à leur liste de grimpées, et aussi ceux qui font demi-tour au lacet n°3.

L'été est en marche !

Par renarde1 - Publié dans : Ski de randonnée
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Samedi 23 mai 2009

Samedi 23 mai 2009 , Rosières, Ardèche, 95 km, 2600 m D+ 

Depuis longtemps j'ai envie de retourner à la limite de l'Ardèche et des Cévennes ; c'est un peu loin de Valence pour les balades usuelles, mais ce matin Solange profite d'un covoiturage pour aller aux Pialoux !
Je me lève donc à six heures pour profiter de la fraîcheur matinale (Non, ce n'est pas tôt ! c'est trois heures plus tard que pour mes dernières sorties à skis !)

Le circuit auquel j'ai pensé démarre de Rosières (ou de Joyeuse) et remonte l'étroite vallée de la Drobie jusqu'aux crêtes . La première partie est particulièrement agréable, en pente modérée ; on peut admirer la rivière en contrebas et des ponts sortis du fond des âges (il y a pas mal de ponts romains dans la région) . J'aimearis bien faire un petit séjour dans ces coins pour me promener et dénicher les plus jolies piscines naturelles, la région en est truffée.



Après Sablères, la pente se redresse brusquement pour atteindre un pourcentage respectable. Je commence à souffrir un peu de la chaleur dans les zones ensoleillées.

On rejoint alors la Corniche du Vivarais Cévenol, où je mange mon sandwich en contemplant une vue superbe, quoiqu'un peu embrumée ; de ce point il existe plusieurs descentes possibles : la plus courte par la corniche, la plus joueuse par Thines (la route n'est pas sur la carte ni sur Géoportail, mais si, je vous jure, elle existe ...), la plus classique par Loubaresse et la vallée de la Beaume, .... et celle qui me tente, par Montselgues et la vallée de la Borne.
 
                                                                                                     Montselgues : site d'escalade

J'ai trouvé un cyclo pour me photographier !

Je passe donc la col de Teste Rouge (c'est moi qui ai la Teste un peu rouge ) , avant de basculer sur la vallée de la borne, que l'on rejoint par une route pentue, gravillonneuse et ... trouée ! Là la vitesse culmine à 25 km/h ...malgré la descente !  Au fond, la chaleur se fait étouffante. La vallée est truffée de vasques irrésistibles. Mais je ne peux pas m'arrêter , je commence à être à la bourre pour aller chercher Jérôme à la gare à 17h30 !

 

La vallée devient faiblement descendante; un petit vent de face oblige à pédaler et par cette chaleur, ça désèche.
Et puis je n'ai pris qu'un seul bidon, c'est pô bien ça ! J'ai pris aussi des coups de soleil car j'avais oublié la crème, c'est pô bien non plus ! Mais comme dit Bénabar  "Si au soleil tu t'endors, de biafine tu t'enduiras" ... c'est l'effet papillon !

Il y a plusieurs barrages sur la Borne, et donc des lacs dont la fraîcheur contraste avec la végétation aride et les rochers. Des friches industrielles très importantes témoignent d'un passé très actif, certaines de ces batisses semblent avoir été reconverties en maisons d'habitation.

Dans la fournaise, j'arrive aux Vans après une petite remontée, et je suis ravie de trouver de l'eau. La retour à la voiture se fait sur une route très fréquentée et c'est moins rigolo ; mais ce tronçon me réserve une petite surprise : après une montée peu pentue mais longue et fatigante à cause de la chaleur, je découvre une belle descente parfaitement droite au revêtement neuf : l'occasion de battre mon record de vitesse et d'atteindre 62,9 km/h !
Ca fera rire les vrais cyclos mais pour moi c'est géant !!!!

C'est bon je suis arrivée avec 15 mn d'avance à la gare...

Très belle sortie mais ce soir j'ai soif, soif et resoif !

Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Vendredi 22 mai 2009
vendredi 22 mai 2009, un texte sorti des malles ...


A l'origine, il y avait une petite renarde de 16 ans. C'était en 1979 : un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître ...
Je venais de découvrir le vélo, du moins la balade en vélo, avec mon "trois vitesses" en région lyonnaise... et ma mère venait de m'interdire de partir ainsi sur les routes. Le vélo, c'était ma liberté ... j'ai continué, bien sûr, en cachette.
Vous voulez que vos ados apprécient quelque chose ... interdisez-le !

Voici ce que j'écrivais (ça fait un peu rire, mais pourtant ...)

"… tout un monde d’aventure. Tout un monde dont je découvrais la magie en solitaire s’ouvrait à moi, qui ne sortais de ma ville qu’en voiture. Nulle personne qui n’a jamais fait ça ne peut comprendre ce que l’on ressent lorsqu’on est seul, tout seul, avec la vie. Je souhaitais que plus un chemin, plus une maison, plus un village ne me soit étranger. Je crois que je me suis mise à aimer pour elles-mêmes les routes ensoleillées et les kilomètres de côtes. J’ai vu des choses qui étaient d’autant plus merveilleuses que je ne pouvais et ne voulais les partager avec personne. Je ne peux pas raconter quels sourires j’ai aimé, quels bonheurs j’ai rencontrés : ils sont immatériels, j’ai peut-être seulement rêvé d’avoir été si loin.

 

J’avais besoin de découvrir toute seule ce qu’il y avait au-delà de moi-même, sans tricher, de conquérir la vie à la sueur de mon front. Je voulais payer de moi-même mon bonheur.

Aller à B. , c’était donc m’arracher à la douceur, à la chaleur de la maison, à la facilité du quotidien. C’était décider de moi-même, seule, sans que personne ne me l’ordonne ou ne m’influence, si j’allais tourner à droite ou à gauche. C’était une chance de liberté véritable, que nul n’avait le droit de me voler. Aller là-bas, c’était vivre pendant deux heures sur une planète où personne d’autre n’avait accès, dans un monde sillonné de routes à l’infini, un monde où je découvrais sans cesse quelque chose nouveau.  Vivre selon son instinct, savoir où est son bonheur lorsque rien n’est facile ou gratuit.

Aller à B., c’était sourire aux pancartes, chanter à tue-tête le long d’une route déserte parce qu’elle descend un peu … c’était aussi se perdre et sangloter et gémir dans mon coin toute seule en étant plus profondément heureuse que jamais. […]

J’avais entrevu un autre monde sans contrainte, il était normal que j’en fus privée …[…] Je ne veux pas du connu, du sûr, du garanti sans risque pour enfant de moins de dix ans. Je n’ai pas peur de l’épuisement […]

Encore une chose à dire, c’était tout de même merveilleux, mes vingt quatre kilomètres six cent …"



Par renarde1 - Publié dans : Divers
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Mardi 19 mai 2009

Mardi 19 mai 2009,  St Agrève , vélo 76 km, 1250 m D+

Cette semaine Jérôme est en vacances (moi aussi, tous les mardis) et nous profitons du beau temps insolent pour aller découvrir un coin un peu éloigné de Valence. Nous connaissons St Agrève, pour y être passés lors de nos cinq Adéchoises.
Mais qu'y-t-il au-delà de St Agrève ? C'est ce que nous voulons découvrir aujourd'hui.
Voici le parcours

A début nous sommes en terrain connu puisque nous passons non loin du Lac de Dévesset, sur lequel nous avons ... marché cet hiver. Le paysage a un peu changé depuis !


Le Lac du Dévesset et le Mézenc

 

De petites routes nous mènent à Tence, puis Yssingeaux, dans une campagne verdoyante où l'on peut apercevoir les reliefs caractéristiques du coin : les Sucs. Ici il se présentent sous forme de collines raides et régulières, couvertes de forêts.

Genêts et Sucs : les paysages du Mezenc

Tence
et Yssingeaux sont de grosses bourgades assez animées : le marché de Tence nous fournit les fromages de chèvre du déjeuner, et nous prendrons le café à Yssingeaux, dans des chaises longues s'il vous plaît, non mais, on dirait des touristes ...

 

Le retour, très joli également, sera un peu plus difficile, avec plus de montées marquées et du vent de face. Ces plateaux à plus de 1000 m d'altitude doivent être très austères en hiver.  Dans les hameaux, les maisons sont assez dispersées, de belles maisons trapues en pierre brune.

 

Nous passons par Le Chambon sur Lignon, un village dont le nom est connu bien au-delà de ces Hautes terres du Mézenc, pour son émouvante histoire . En entendant les enfants jouer dans la cour d'une école, j'ai une pensée pour ces enfants juifs qui ont passé ici, dans ces fermes, plusieurs années de leur vie pendant la dernière guerre, et qui ont pu grandir, avoir à leur tour des enfants, des petits enfants ... une pensée pour ces personnes qui les ont sauvés.
Là, un local sympa nous indique la petite route assez raide qui permet d'éviter la grosse départementale pour le retour à St Agrève. Valence n'est pas bien loin mais en Ardèche les routes ne sont jamais bien rapides ... heureusement nous n'aurons pas, à la traversée de Lamastre, à affronter un enchevêtrement de camions dans les rues étroites comme ce matin ! 

Cette fois, la saison de vélo a vraiment démarré ... l' "envie d'Ardéchoise" se fait plus insistante ... A St Agrève il faisait encore frais (19°) , à Valence ce soir c'est l'été et la piscine est à point (22°C- maintenant on peut vraiment se tremper facilement et nager) . 

Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Dimanche 17 mai 2009
Dimanche 17 mai, Ardèche, Pays du Doux, vélo, 48 km , 1292 m D+

Cette semaine bien "multiactive" (kayak, vélo, escalade, randonnée et ski) se termine donc sur une agréable balade à vélo en Ardèche verte, au-dessus de Tournon. Le vent du Sud souffle assez fort mais la températiure ni chaude ni froide (comme la soupe de bébé ours dans Boucles d'Or) est très agréable.


Ardèche verte
Le départ se fait entre St Jean de Muzols et Vion par une petite route qui grimpe fort dans sa première partie, en direction de Lemps. On rejoint ensuite Estable, puis St Victor par des petites routes étroites qui ondulent. Curieusement ces petites routes ne sont pas indiquées lors du tracé sur openrunner. Elle sont bel et bien carrossables, et on passe à côté d'un étang qui semble très prisé des pêcheurs. Nous ne connaissions pas du tout ce secteur !


Vallée du Doux ; la voie ferrée du Mastrou est visible à droite
Les jambes tournent bien mais je n'arrive pas à me sortir certaines préoccupations de la tête! Pour oublier les soucis, l'escalade qui demande une grosse concentration est plus efficace.

Le retour très roulant se fera par St Félicien, Colombier le Vieux et la vallée du Doux : la seconde partie du parcours remonte bien la moyenne !  Passer à St Félicien, c'est anticiper :dans un mois, l'Ardéchoise et le parcours de l'Allier, nous venons de recevoir nos lettres d'accréditation et nos hébergements à Joannas et à Mazan l'Abbaye.  

Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Samedi 16 mai 2009
Samedi 16 mai 2009, Col de la Sassière(2841m) ,ski de randonnée 1100 m D+

Peu avant 7 heures ce matin, nous arrivons au hameau de la Savonne, au dessus de Ste Foy Tarentaise, et non loin des célèbres stations de Tignes et Val d'Isère.


Massif du Mt Pourri et mer de nuages

Ce n'est pas tout près de Valence, et le réveil a une nouvelle fois sonné bien tôt ; en plus j'ai super mal dormi, je vais le payer un peu plus haut.
L'endroit est splendide : jolis chalets en bois et en pierre, torrents bondissants et vertes prairies fleuries. Nous commençons la montée à pied sur une petite route non goudronnée, qui mène vers le refuge du Ruitor.

 
Malgré l'aspect estival des lieux, la neige ne tarde pas à faire son apparition; cependant nous ne chaussons les skis que sur le grand replat où se trouve le refuge du Ruitor.
L'endroit est tellement accueillant que Benoît en arrive presque à souhaiter de casser une fixation pour buller au soleil sur la terrasse d'un de ces chalets sans culpabiliser . Belle mentalité !

En attendant nous nous élevons dans des pentes un peu plus soutenues, puis douces, jusqu'au pied d'un petit couloir qui paraît assez redressé. A droite, se trouve notre objectif initial : le Bec de l'Ane  (ils ont des ânes bizarres dans le coin). Mais le couloir que nous voulions descendre est goulotté et il y a pas mal de boules ... on sent le but approcher à toute vitesse.  On espérait de la poudreuse après la perturbation de jeudi/vendredi, où est-elle passée ?


Vue vers l'Italie

Pour aller jusqu'au col il ne faut guère s'élever de plus de 1050 m, mais j'en bave beaucoup dans les 200 derniers mètres. Il fait chaud et avec le manque de sommeil, je me sens faible et j'avance très lentement. Je n'ai guère envie d'aller plus loin que le col de toutes façons mais je suis surprise de constater que les autres ne sont pas plus motivés que moi ! 

Le col est sur la frontière italienne ; nous nous déplaçons d'un côté à l'autre pour voir la Grivola et le Grand Paradis ... puis c'est la descente, il ne faut pas trop tarder si on veut avoir une neige correcte. 

Le haut est bizarre, il y a de la neige croûtée sous la minuscule couche de poudreuse !  C'est une neige qui oblige à skier bien en appui sur l'avant des chaussures, un bon exercice pour corriger mes défauts.

 
Le petit goulet, neige encore un peu délicate

La suite est excellente, sur du névé tout juste revenu , jusqu'au plan où se trouve le refuge. 


Rivière à sauter : on a le choix pour la réception ! Avec un peu de neige c'est mieux !

A cet endroit ,en imitant mes compagnons, je fais une chose rigolote pour la première fois de ma vie : je prends un peu d'élan dans la pente pour sauter un ruisseau profond et étroit (bain jusqu'aux genoux et plus en cas de ratage). J'atteris de l'autre côté du ruisseau et comme je viens de refarter mes skis , ma vitesse me fait glisser sur l'herbe ! Trop drôle ! Il faut dire que pour moi, le saut à skis (même petit, le saut) est un monde inconnu, j'ai appris à skier tard et ... précautionneusement. 

 
La sortie se termine par un café au premier petit resto rencontré en descendant, en terrasse, dans un décor de carte postale. Bon , on a loosé, bousé et tout ce que vous voudrez, mais ce que c'était beau ce coin !

Ce soir, c'est l'été, la piscine est maintenant à 20°C et j'ai pu nager un peu histoire de me remettre en forme!
Par renarde1 - Publié dans : Ski de randonnée
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Mercredi 13 mai 2009
Mercredi 13 mai 2009, Mont St Martin, randonnée pédestre

Il y a des sorties à objectif sportif, et d'autres dont le but est de se retrouver dans un cadre agréable. C'était le cas aujourd'hui, pour cette sortie autour de Mont St Martin avec Laure, Caro et sa petite renarde nouvelle génération, Alice, 4 mois et demi. Bien sûr c'était aussi une sortie papotage entre filles !

Caro et sa petite renarde !

Nous avons emprunté le sentier des "Meulières des Dauphins" , jalonné de panneaux explicatifs sur la taille et le transport des meules de pierre, puis un autre sentier qui effectue une boucle au-dessus du village, et qui longe des prairies où poussent des narcisses, des pervenches, des myosotis ... un vrai festival de verdure aussi dans les forêts de feuillus. 
 

Au beau milieu des narcisses (narcissiques, ces filles !)
Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Mardi 12 mai 2009

Mardi 12 mai 2009, Saou, escalade

Nous avons bien hésité, ce lundi, pour choisir l'activité du lendemain ... ski ... ou pas ? L'isotherme est décidemment trop élevé, le regel une chimère, et on annonce même des orages matinaux. Pas de quoi se motiver pour se lever à 3 heures du matin, sûrement pas.

Surtout que je suis atteinte d'un accès de paresse et de léthargie poussé à l'extrême ce mardi.

Laure et moi adoptons le plan B  : une grande après-midi d'escalade à Saou. Ce sera la reprise, nous n'avons pas grimpé depuis l'année dernière. Cette phrase "c'est la reprise" reviendra comme un leitmotiv tout l'après-midi, pour excuser tous nos micro-buts et autres petits reculs devant l'adversité.

 
Les rituels de préparation : les chaussons .... le baudrier ........le noeud !

Il fait beau, un peu trop chaud mais un léger vent rend la chaleur supportable. Comme d'habitude en semaine, il n'y a pas un chat dans la falaise !

C'est la reprise : on a donc le droit de commencer par un petit 5b d'une quinzaine de mètres que je connais par coeur : le blues des fourmis. Lesquelles fourmis se baladent dans la voie avec aisance.

 


On continue par la voie "Christophe", un 5c facile mais long que je connais bien aussi ; c'est une belle voie, bien équipée et sans surprise. La cotation est un peu au-dessus de la réalité.

Deux mètres à gauche et j'attaque "pulsions primitives" (5c)  . Après un petit pas bien délicat et haut au-dessus du clou , j'aperçois une grosse chaîne de relais. Je suis loin d'avoir atteint le haut de la voie mais tout à coup, l'envie m'a quitté de sortir au sommet ! C'est la reprise ...

Laure a envie de grimper un peu en tête, mais comme "c'est la reprise", elle préfère un 5b . Nous allons donc visiter "Check-up total" , une longue voie à côté de laquelle se trouve "Quoi de neuf docteur", un 6a somptueux que j'ai la fierté d'avoir grimpé en tête un jour faste ! Après un essai, Laure me laisse finir "Check-up total" que je trouve très sympa, un soupçon engagée mais sans plus ; le seul pas un peu fin est très protégé.

Pour un intermède plus facile, je lui propose la première longueur du pilier du soleil. Elle n'en fera qu'une bouchée en tête. Les points sont déjà un peu espacés, mais elle en saute un, effectuant pas loin de 10 m, certes faciles, au-dessus du spit !

Pour terminer, nous allons rendre visite au "Lézard émietté"(coté 5b)  . J'avais déjà gravi cette voie avec Pierre, et j' avais gardé le  souvenir de quelque chose de bizarre, sans savoir pourquoi.
On a compris maintenant !
Au début de la longueur, les points sont espacés de 5-6 m . C'est tolérable tant que la paroi ne se redresse pas. Ca devient franchement stressant dans le haut, plus difficile et raide, je dirais même que c'est carrément dangereux et nous avons renoncé toutes les deux, en redescendant sur un maillon à attache rapide. 
Six mètres entre les points,signifie chuter de 12 m voire un peu plus dans le cas le plus défavorable. C'est énorme, surtout avec une partie basse relativement peu raide avec des petites vires et bossettes. Je ne vois pas l'intérêt d'un tel engagement dans une voie de difficulté moyenne. Les points devraient être nettement plus rapprochés dès lors que les pas dépassent la difficulté moyenne de la voie. C'est certain qu'un grimpeur de haut niveau ne doit pas voir les subtiles différences entre 5a et 5c ...

Je préfère les lézards entiers !
Je ne retournerai plus dans "lézard émietté "!

 

Par renarde1 - Publié dans : escalade
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