Mardi 4 août 2009

Mardi 4 août 2009, St Romain de Lerps, vélo de route, 48,5 km, 588m D+, 2h47 de vélo

Hier j'ai honteusement fait le mollusque après avoir eu de grandes ambitions, et aujourd'hui le ciel est d'un bleu indécent, sans qu'il fasse chaud. Je ne peux donc pas ne pas sortir ...

Ca commence assez mal avec un patin de frein qui frotte sur la roue avant, j'essaye de le régler, je ne réussis qu'à me faire mal au dos. Je finis par partir chez Décat avec la secrète pensée que ma sortie va peut-être s'arrêter là. Mais le type me fait ce petit réglage en deux minutes, gratuitement et avec le sourire ... il n'y a que la renarde pour ne pas arriver à faire ça ...


Barrage de La Roche de Glun

Plus d'excuse donc , le ciel est lavé, la visibilité superbe, je dois donc prendre un peu d'altitude. Va pour un café-brioche à la boulangerie de St Romain de Lerps, en montant par Cornas, une petite sortie assez intense, mais presque une tradition. Le mistral souffle fort dans certaines portions de route, mais peu importe, il me poussera au retour !
Les jambes, qui ont courageusement traîné les sacoches en Suisse tournent bien malgré une capacité respiratoire pas au top, j'ai trop respiré de poils de cheval ces derniers temps et il me faut quelques lacets pour en éliminer les effets !
La température est optimale, et la vue sur les vignes est magnifique. On se plongerait presque dans le Rhône et l'Isère tant ils sont bleus. Je parviens bientôt à St Romain, petit village paisible perché au-dessus de la vallée, mon point culminant.  Après une délicieuse pause en terrasse, je redescends sur Glun par Les Combes. J'en profite pour visiter le village de La Roche de Glun que je n'avais jamais vu.

 
Bientôt les vendanges                                                             Porte de la roche de Glun

Le retour se fait rapidement avec un bon MDD (Mistral Dans le Dos )

Je termine mon article par un vibrant hommage à ma petite 106 orange DDE, dont je me suis lâchement débarassée aujourd'hui après six ans de bons et loyaux services. Ma fille en avait un peu honte, et elle faisait bien rigoler mes élèves, mais moi je l'aimais bien cette petite voiture .



PS pour le résultat de la devinette ce ne sera pas pour aujourd'hui ! Si les choses ont bien avancé sur Facebook ici je n'ai pas beaucoup de propositions !!! Donc à vos claviers !

Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Dimanche 2 août 2009
Dimanche 2 août 2009, vélo de route, 63 km, D+ environ 300 m , 3 h 07 de vélo

"Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet" ... Et non, la plaine ne fumait point car nous avions (fort heureusement) perdu quelques degrés avec les pluies de la nuit, et l'on n'était pas en juillet, mais bien en août, quoique de justesse.
Quoiqu'il en soit ne parvenant pas à décider mon homme je m'en vais seule pour une petite balade de l'après-midi. Une boucle vers le Sud, du côté de Montéléger (c'est sur que ça va mieux pour monter), Montoison, Allex ... Un tour sans histoire, si ce n'est le mistral facétieux qui s'est levé alors que je remontais du Sud vers le Nord, quelques nuages et quelques gouttes de pluie, quelques images insolites ....


Plaine de Valence = Maïs = arrosage du cycliste

 
Beau ciel, on dirait la Normandie                                          Mon pêché mignon


Un décor de fin du monde !

... et ma troisième chute en vélo à l'arrêt avec les pédales automatique, faut dire que je l'ai cherchée celle-là, redémarrage avec le pain sur le guidon et le croissant à la main  .

Pour terminer un devinette ... qui sera le premier à trouver ce que j'ai photographié là durant ma balade ?




Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Samedi 1 août 2009
Samedi 1er Août 2009, Chartreuse, Le Fouda Blanc par le Grand Sangle, Randonnée pédestre, 800 m D+

De la même manière que certaines oeuvres classiques sont oubliées par des lecteurs acharnés, les randonneurs habitués des sentes à chamois et des passages improbables oublient certaines balades classiques. Or,  les classiques sont souvent somptueuses, elles n'ont pas volé leur succès.

Le Grand Sangle du Fouda Blanc, donc, manquait à ma liste . Avis aux âmes sensibles : Les photos qui vont suivre montrent une trace minuscule dans une paroi impressionnante, pourtant, cette vire est très parcourue, et le sentier bien plus confortable qu'on peut l'imaginer.

Vers 9 heures du matin, la forêt est encore fraîche lorsque nous remontons la raide piste au départ des Varvats.Nous allons rester à l'ombre la plus grande partie de la montée. Bientôt, la pente se calme et nous parvenons dans le vallon de Pratcel : une sorte de "canyon", puis une charmante petite prairie fraîche et fleurie. Le chemin monte de nouveau jusqu'à une petite barre rocheuse surplombante à gauche : il faut alors le quitter pour cheminer en balcon sous la petite barre, à plat ou en légère montée.  

 
Approche herbeuse                                                                Petit rayon de soleil en début de vire

La vue se dégage, devient grandiose : en haut d'une prairie, débute la vire nommée "Grand Sangle" . Il s'agit d'une zone d'herbe inclinée, entre deux hautes barres rocheuses, longue de plus d'un km (et même plus si l'on va jusqu'au Pinet) La fréquentation y a tracé une vraie sente où l'on peut poser les pieds à plat.  L'ambiance est bien plus sereine qu'au glandasse. La chute est tout aussi interdite, mais le terrain est meilleur et la vision du vide bien moins effrayante.


Le sentier sur la banquette se voit peut, pourtant il est là !


Là on comprend mieux !

 
Mettre un casque, pour ne pas se cogner !                       Nous c'était le balcon du bas          

Bientôt, nous croisons un sentier avec des points bleus qui nous servira pour la descente; nous l'empruntons vers le haut pour l'instant. Il y a un curieux passage d'escalade où il faut retirer les sacs et se fourrer dans une étroite faille, puis se hisser (grimpe avec les fesses) . Puis de nouveau une petite vire, deux mètres d'escalade très facile et l'on débouche sur les plateaux.


Trop bien cet endroit pour boire son café. Le ventre sur l'herbe tiède, le soleil qui me chauffe les dos ... Ahhhh!

Nous redescendons par le sentier dit de "la grotte à l'Echelle" . Il faut imaginer une grotte à étage. Vous rentrez par le balcon du haut, et hop, avec l'échelle vous descendez au rez de chaussée. Non, il n'y a pas d'ascenseur.

 
1 er étage                                                                                     Rez-de-chaussée

Plus bas il y a encore un petit passage à désescalader ; quelques éboulis, un sentier que l'on perd un peu, il faut fouiller dans le bois. On retrouve une sorte de sentier-rigole rempli de feuilles mortes, qui nous ramène rapidement à la piste puis à notre point de départ. Non sans avoir goûté les framboises locales.

Voilà une balade amusante, pas trop longue et idéale par temps de canicule (la vire ne prend le soleil que tard dans l'après-midi ... si elle le prend ! )




Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Jeudi 30 juillet 2009
Jeudi 30 juillet 2009,  St Julien en Vercors, randonnée pédestre et "spéléo" , 400 m D+ 

Il y a longtemps déjà, ce topo d'Antoine Salvi avait retenu mon attention. A cause de ce nom, "la grotte merveilleuse", et aussi par la curieuse absence de ce lieu des récits sur la toile, de tous les topos connus, y compris le petit manuel "premiers pas sous terre" qui présente, notamment, la grotte de Pabro.

Aujourd'hui, je quitte la maison encore plus tard qu'avant hier. Il n'est pas loin de cinq heures lorsque je gravis en solitaire l'escalier vert, sur la route de St Julien en Vercors, qui marque le début de la balade. Je n'ai pas oublié mon casque, et j'ai deux lampes en grande forme, pour la visite de la grotte.

Par contre j'ai oublié deux choses : mes bâtons de marche et un petit pull pour la partie souterraine. Les bâtons seraient très utile, mais les bois me fournissent bientôt ce qu'il faut. Le chemin monte raide, couvert de feuilles sèches et pourtant glissantes. On longe une conduite forcée et jusqu'à son point haut, le sentier est en bon état.


Faut pas déranger ce gros serpent, c'est un Basilic,
le frère de celui qui se cachait dans la Chambre des Secrets (harry Potter II)

Il devient ensuite une sente, que je perds plusieurs fois. L'idée globale est tout de même de longer la grande paroi que l'on aperçoit au-dessus,mais la base de cette falaise est oblique, et il faut remonter des pentes d'éboulis, vaguement boisées, et vraiment très raides : c'est un peu un pas en avant, deux en arrière. Pas facile du tout ! Heureusement, tout est à l'ombre, et la température agréable. Il m'arrive de retrouver de vagues traces ... il y a plusieurs petits trous dans la paroi, je vais les examiner, mais ce n'est pas LA grotte. On dépasse d'ailleurs une première grosse grotte bien avant de trouver la vraie.


Enfin, c'est elle ! J'en suis sûre !

Enfin, après une heure de marche environ, la trace se fait plus nette, et je découvre une entrée d'aspect plus "fréquenté". Il y a les traces d'un feu près du porche. L'entrée est en fait une chatière pas trop étroite. J'enlève mon sac, mets mon casque et allume deux lampes. (une à la main, une sur le casque)
En effet, j'ai remarqué qu'une seule lampe électrique est vite insuffisante dans les grottes; le faisceau est trop étroit, et on a vite un désagréable sentiment de désorientation.

 
Une cinquantaine de cm de hauteur pour la chatière n°1     Stalagmite pas loin de l'entrée

Plus ou moins à quatre pattes, je franchis la chatière et j'arrive dans une petite salle où l'on peut se mettre debout ;  ce qui est super avec cette grotte, c'est qu'à peine on a pénétré dans cette salle, on sait qu'on est dans la grotte merveilleuse : de tous côté, on peut observer des draperies, des colonnettes, des stalagmites ... les deux lampes fonctionnent bien, il y a un mode "boost" qui permet de donner ponctuellement plus de puissance pour éclairer un détail ...

 
Une colonnette  : du sol au plafond                                   Dans la gueule de quelle bête monstreuse vais-je entrer ?

Après avoir fait le tour de la salle pour m'habituer un peu à l'environnement, vérifier que je sais toujours où est la sortie   (le trou de sortie est caché derrière les stalagmites) , je franchis un portail de colonnettes et je me glisse dans la seconde chatière ; cette fois il faut se mettre à plat ventre. Je ne sais pourquoi, je n'ose pas trop aller plus loin. Avec une autre personne, je n'aurais pas d'hésitation, mais seule ... c'est un peu "zarb".

J'avance assez loin pour photographier la salle suivante, et je distingue peut-être la troisième chatière. L'ensemble est magnifique, je suis contente d'être là, même si je ne suis pas totalement rassurée ; je n'ai pas peur du noir, ni des lieux clos, mais quand même un peu de me perdre, ce qui paraît assez improbable.



 
Un étonnant sein de pierre                                                    Au-delà de la deuxième chatière

Au fond il ne fait pas froid dans cette grotte, seul le rocher sur lequel je suis à plat ventre est frais et humide. Je me retire comme à regret ... la descente passe mieux que la montée, un peu casse-goule quand même mais sans danger.

Pour ceux qui seraient tentés, n'oubliez pas le casque et l'éclairage, car il s'agit d'une balade relativement ingrate en soi (quelques vues impressionnates des falaises tout de même), dans des bois raides un peu pénibles, dont le principal attrait réside dans la visite de la grotte ... elle est vraiment belle et il serait bien dommage de ne voir que l'entrée ...avec son étroiture placée au début, elle est sombre tout de suite.

Faut que j'y retourne faut que j'y retourne faut que j'y retourne ....








Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Jeudi 30 juillet 2009
Jeudi 30 juillet, Valence, vélo, environ 12 km

Il est étonnant de voir comme on ignore parfois les coins les plus proches de chez soi, même si c'est joli, même si ça vaut le coup de les faire découvrir aux autres. Je n'ai jamais fait un seul post sur Valence, donc voilà le compte rendu d'une petite matinée à "traîner en ville" pour réparer cette ommission.

Rien de plus simple que de se rendre en ville en vélo, puisque ça commence par une belle descente ! On longe ensuite le canal qui traverse Bourg les Valence, parfois fréquenté par les pêcheurs : l'ambiance est plus bucolique qu'urbaine !
 
Le canal (les canards se sont tirés)                                     Une piste cyclable large comme trois bus !

Au centre ville enfin débarassé des travaux, on peut emprunter à vélo la voie des bus ; c'est un moyen particulièrement tranquille de travaerser la ville pour les cyclos, surtout qu'en période de vacances scolaires, il n'y a pas beaucoup de bus !!!

J'ai l'habitude bien sûr, de fréquenter les magasins de sport ... la plupart sont désormais à la périphérie, mais je fais tout de même une visite à Bado sport au centre ville. J'avoue que je n'y ai jamais achèté grand chose, à part une paire de skis nordiques à carre, car on n'en trouve pas ailleurs Là où j'ai acheté (neuf) des chaussons five ten à 12 €, des chaussures d'alpi scarpa à 60 € et une softshell wildrose à 75 €, c'est à Toutstock, mais c'est un peu excentré.

 
Drôles de voitures à pédale !                                                Régime double sel(le)

Dans le quartier de la gare, je tombe sur une boutique amusante, que je ne connaissais pas : Carbon Zero. On y trouve tout ce qui a trait au vélo urbain et à toutes les formes de mobilité sans essence : vélos électriques, remorques, tricycle pour livreur, énorme trotinnette à grosses roues, sacoches, vélos pliants aux formes les plus diverses ,de très beaux vélos venus de hollande ou d'allemagne.



Je continue ma flânerie en ville par les anciennes rues, d'une petite place à l'autre, entre les terrasses de cafés et les étals du marché.
   
Narguilé                                                                                       Que du bon miam

Je termine par un arrêt gourmand à l'épicerie aménienne le St Georges, qui vend de délicieuses spécialités, en particulier un choix d'entrées assez  fantastique. La communauté arménienne est très importante à Valence, il y a beaucoup de restaurants ou d'épiceries vendant des produits méditerranéens, mais celle-ci est particulièrement attirante, c'est aussi un régal pour les yeux et le nez .
Par renarde1 - Publié dans : Divers
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Mardi 28 juillet 2009
Mardi 28 juillet 2009, vélo de route, 67 km, 326m D+

Contrairement aux marmottes qui hibernent, j'aurais tendance à estiver, c'est à dire à avoir beaucoup de mal à bouger en été.

Ce n'est qu'à 15h environ que je parviens enfin à m'extraire de la maison. Bien sûr il y a du mistral, bien sûr il fait chaud en plein après-midi, on ne va pas être trop ambiteuse. je pars pour un grand tour assez plat avec la maison pour centre, qui me mène d'abord vers le Nord à St Donat l'Herbasse.

Comme je ne veux pas être victime de malaise lipothymique , comme un certain Nicolas dont on entend beaucoup (trop) parler, je fais bien attention à m'hydrater en buvant régulièrement l'eau  dégueulasse chaude de mon bidon. Je trouve même un abricotier encore garni dans un verger où la cueillette est terminée  ... je mange trois abricots tièdes et sucrés (miam ...)  Il y aurait aussi moyen de trouver des pêches, des poires, et presque du raisin car il commence à colorer.



D'ailleurs, j'ai le look guerrier  total red, je ne risque rien. Même le mistral de face ne m'arrête pas. Je fais une pause tourisme à St Donat pour aller voir la collégiale et le cloître que je ne connaissais pas.

 
Les gens se baignent dans l'Herbasse, mais il n'y a plus beaucoup d'eau ; le lac de Champos est nettement plus sympathique.



Je rentre par Romans, Bourg de Péage puis Besaye et Alixan, bien poussée par le vent du Nord .
En pédalant sous ce soleil éclatant , je ne peux m'empêcher de penser à Cri-Cri et Benny, qui pédalent en ce moment sous la pluie écossaise. Ils effectuent le LEL (Londres-Edinburgh-Londres)
Partis dimanche, ils ont désormais atteint la mi-parcours et il leur reste 700 km !




Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Lundi 27 juillet 2009
Dimanche 26 juillet 2009, randonnée pédestre, 1700 m D+ , 9 h de marche

Samedi soir, nous préparons nos affaires pour un nouveau bivouac dans la Kangoo (ça devient une habitude) car Fille est invitée à une soirée et reste dormir sur place. En parents indignes nous en profitons donc pour aller dorrmir en montagne, afin d'être à pied d'oeuvre pour une grande balade le dimanche matin.



L'objectif choisi est la montagne de Glandasse. Comme dirait ma mère, le nom n'est pas joli, déjà "glande" c'est moyen mais avec le suffixe "asse" on atteint des sommets dans le péjoratif ! Pourtant c'est une montagne spectaculaire, sorte de proue de navire sauvage, converte de prairies rases qui s'avance vers le Sud , longue de plusieurs kilomèrres et large de quelques centaines de mètres. Cette avancée du Vercors vers le Sud est bordée en plusieurs endroits de falaises spectaculaires (et très hautes). Le point culminant, nommé Dôme ou Pié Ferré, atteint 2041 m.



Nous garons la voiture sur l'aire de pique-nique située au pied de la falaise d'escalade du pas de la roche de Valcroissant . Il y a un panneau "camping et camping-car interdit" mais en jouant sur les mots on peut s'en accommoder : nous n'avons pas de tente, et une kangoo n'est pas un camping car. D'ailleurs, un autre petit camion vient se garer dans le coin. Au total, quatre voitures resteront là toute la nuit. Il faut dire que l'endroit est très agréable, on profite des tables et du ruisseau, ainsi que d'un champ surélevé avec une vue imprenable sur le glandasse au coucher du soleil.

La nuit est très fraîche et je prends le petit déjeuner avec les jambes dans le duvet, qu'il est dur d'en sortir ! A 7 heures, nous attaquons la montée vers les plateaux, qui part de l'Abbaye de Valcroissant . Toutes les montées au glandasse sont très longues et comportent pas mal de dénivelé : l'abbaye n'est qu'à 667 m.
Le sentier est plutôt bon, avec une pente qui s'accentue progressivement. Deux heures plus tard environ, nous sommes à 1520m, au passage nommé "le comptoir à moutons" , un passage étroit entre deux rochers qui force les moutons à se présenter un par un.


Ce n'est pas le moment de s'endormir, il nous reste trois cent mètres à monter pour atteindre dans un premier temps, les plateaux. Nous décidons d'aller à la recherche de la Vire du Glandasse. Cette vire est, si on en croit les retours sur la Toile, assez peu fréquentée. Ici, on est loin de Grenoble, vivier de randonneurs du vertige. Il s'agit d'une vire qui permet de cheminer dans la plus haute paroi du glandasse.



J'ai oublié à la maison la description qui permet l'accès à la vire. Malgré cela, je me souviens de quelques détails, nous finissons par la trouver. Son départ est plus ou moins à la hauteur de la Bergerie de Laval d'Aix, il faut descendre dans un petit vallon très plat, et repérer un endroit où la crête herbeuse devient bordée de rochers de faible hauteur à droite. Un cairn montre le point où l'on doit basculer dans la prairie suspendue.


La vire vue d'un point de la crête plus au Sud. On voit la fine trace de sentier.

Dès le début, l'ambiance est flippante, avec un vide très présent. Il faut descendre des gradins herbeux raides, puis traverser vers le Sud une sorte de conque plus simple qu'il n'y paraît. Jérôme n'a que des petites chaussures basses de trail aux semelles bien souples et ça ne convient pas du tout. Il pense que la vire n'est pas par là mais je n'ai pas de doute : il y a une expo de folie, mais c'est bien là. J'en ai la confimation sur l'éperon suivant, en vue du Pestel, une lame de rocher décollée.  Curieusement ce rocher porte le même nom que celui d'Archiane, et la vire ressemble un peu.

 
Le Pestel coiffé d'arbres                                                       Si si le chemin est là ...

Le "chemin" devient meilleur, mais je ne peux pas m'empêcher de tressaillir chaque fois que j'entends les baskets de Jérôme faire un dérapage même minime sur les gravillons.


Demi-tour

Peu apès le pestel, nous rencontrons malheureusement un obstacle qui nous fera signer le but. Pour poursuivre sur la vire, il faut franchir un couloir de gravillons posés sur de la terre et des pierres. En dessous, trois mètres de gravillons foireux, et c'est l'insondable abîme, au moins 200 mètres de verticale : le genre de chute où on ne se fait pas mal . En somme, si les pieds rippent, c'est no second chance
Utiliser le corde serait possible pour le premier, avec un arbre mal placé et trop loin; mais pas pour le second, qui devrait être assuré à l'épaule, avec un gros risque d'entraîner le premier.
On décide de faire demi-tour. J'arrive à gérer mon propre stress en rando du vertige, et je suis correctement équipée avec bâtons (qui aident bien) et grosses chaussures, mais je n'arrive pas à supporter le stresse que j'éprouve pour quelqu'un d'autre, sauf s'il y a de quoi faire bon usage de la corde, ce qui n'est pas le cas ici.
Notre incursion sur la vire valait tout de même le déplacement, avec des points de vue "dantesques" (l'expression préférée de mon père !)



Nous sommes soulagés de retrouver les larges prairies du plateau tapissées d'edelweiss, pour un pique-nique bien mérité. Nous avons aussi la chance de voir quatre chamois, une tatouillée de marmottes et trois vautours qui viennent planer au-dessus de nous.

Nous reprenons le cheminement sur le plateau pour rejoindre, après plusieurs bosses,  le point culminant, seul endroit où nous rencontrerons d'autres marcheurs. Le temps est parfait; pour l'instant, on ne souffre même pas de la chaleur grâce à une petite brise délicate. Le panorama s'étend du Ventoux au Viso , jusqu'au glacier des deux alpes, à la Meije et aux Ecrins. le Mont Aiguille a également fière allure.




Ici les cairns poussent bien ! Dans la main de Jérôme, un os de mouton (ou de chamois ?)


Calcaire sculpté ...

La chaleur nous rattrape lorsque nous quittons le plateau. Heureusement il y a pas mal d'ombre sur le chemin.

Mais on découvre qu'il y a ombre et ombre : l'ombre fraîche des rochers et des arbres très vieux et très sages, l'ombre douce des grands feuillus, l'ombre tiède des jeunes arbrisseaux tête en l'air , des buis futiles et primesautiers... et quand on passe au soleil, ah, quand on passe au soleil, c'est comme se prendre une claque chaude en pleine poire : et paf! 50°! Tu en veux encore ? Regarde la section là-bas, comme ça va être bon ! On rêve d'eau, les gourdes sont presque vides, on se rationne ... A la fontaine de juillet on peut se mouiller la tête sous un mince filet d'eau, c'est délicieux.  Une petite demi-heure encore avant de rejoindre la voiture, avec des fantasmes de coca-cola à ameuter tous les publicitaires d'outre-atlantique ... ce sont les plaisirs de la randonnée estivale ....
Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Dimanche 26 juillet 2009

Samedi 25 juillet 2009, randonnée alpine à l'Arche Miracle, 700 m D+

L'Arche Miracle est un endroit extraordinaire du massif de la Chartreuse, que l'on peut atteindre en un peu plus de deux heures de marche et un peu d'escalade facile mais aérienne depuis le Col de Marcieu. On se refile sous le manteau les instructions pour y accéder car les lieux sont, comme une grande partie de la montagne aux alentours, situés sur une propriété privée, sur des terres louées aux chasseurs.
Autant dire qu'il vaut mieux éviter d'y mettre les pieds en automne.


La paroi du Grand manti inondée par le soleil le matin

La barrière Est de la Chartreuse gagne à être visitée le matin ; elle reçoit les tous premiers rayons du soleil. C'est donc à quatre heures trente, sous un beau ciel étoilé, que j'ai quitté Valence pour aller retrouver les Grenoblous ...

Une montée forestière douce, puis dré dans le pentu au milieu des fougères sur un sol gras, nous amène à un couloir étroit en forme de V, pas trop compliqué à remonter ...

 

 
Couloir étroit, vallée du Grésivaudan en bas

On parvient à un passage d'escalade facile, mais exposé, judicieusement équipé de spits et pitons .

J'adore ! Ca se voit, non ?

Ce qu'on découvre au-dessus est à couper le souffle !
 D'autant plus que cette arche est cachée et ne se voit pas du tout jusqu'au dernier moment ...



Comment ça, je suis petite ?  On voit également une petite arche (en haut à droite) dans la grande arche.

Drôle d'endroit !

Voilà une balade de la matinée qui vaut le déplacement, la chasse à l'Arche a été fructueuse !

Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Vendredi 24 juillet 2009
Vendredi 23 juillet, phénomène étrange



Lorsque nous avons commencé à faire des voyages à vélo, je me suis inscrite sur Warmshowers

Par le biais de ce site, basé sur l'hospitalité réciproque, je pensais avoir l'occasion de rencontrer des cyclotouristes du monde entier, et bénéficier moi-même d'une liste d'hébergement un jour ou l'autre.
L'idée est d'offrir aux cyclovoyageurs, un coin de jardin pour camper et une douche, et plus (dîner, etc...) si on le souhaite. Comme j'aime bien recevoir des gens, parler d'autres langues, etc ... l'idée me plaisait !

Mais ma région est le théâtre d'un phénomène bien étrange ...

Toute contente, j'ai reçu un mail d'un couple de Suisses, qui devaient passer en avril . Ils n'ont jamais redonné signe de vie ! 

Courant juin un japonais nous a signalé qu'il arriverait vers chez nous autour du 1er juillet. Les mails sont arrivés régulièrement : il était en retard, arriverait le 6, puis le 9, puis le 10 juillet ... Nous l'attendions le 10 juillet au soir quand un mistral terrible s'est levé ... bien sûr, notre homme venait du Sud ...
Il finit par s'arrêter pour la nuit à Loriol, à 25 km de la maison .... nous n'eûmes jamais l'occasion de le connaître !

Cette semaine, nous avons attendu un américain, qui venait du Nord et semblait certain d'atteindre la maison mercredi. C'était sans compter avec une terrible tempête de Sud !  Epuisé, il finit par bivouaquer dans un champ de pêchers à 40 km de la maison. Il dit être passé dans le coin le lendemin en matinée .... mais une fois encore nous ne saurons jamais à quoi il ressemblait ....

Une sorte de malédiction semble donc empêcher nos hôtes de s'approcher de la maison .... en octobre nous attendons une famille de Suisses avec quatre enfants .... sauront-ils déjouer les pièges du triangle des Bermudes s/Rhône ?

DERNIERE MINUTE....DERNIERE MINUTE...DERNIERE MINUTE...

Les organisateurs du Tour de France sont au courant de la dangerosité de la zone autour de chez moi, à Bourg les Valence. Regardez ce qu'ils ont fait en traçant le parcours ! Ce qui a empêché ma fille de se rendre au centre équestre situé au-delà de la ligne à l'heure voulue ... son courroux ne pourra qu'aggraver la tension dans la zone précitée et provoquer de nouvelles disparitions de cyclos !


Par renarde1 - Publié dans : Divers
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Mercredi 22 juillet 2009

Mercredi 22 juillet 2009

Voici une petite rubrique "pratique" pour ce trajet de six jours, long de 445 km.

Le récit

Partie 1: le Valais
Partie 2 : le Tessin (Ticino)


A voir absolument avant de partir en voyage en Suisse, cet excellent site

Les plus :

- Une organisation très simple : aucune réservation ! On a toujours trouvé de la place dans les campings (dans le Tessin, mieux vaut arriver pas trop tard dans l'après-midi)  Le train, qui avait été réservé le mercredi pour le samedi, a finalement été remplacé par un train le vendredi sans réservation, qui partait 20 mn après notre arrivé à la gare ...
Il y a énormément de trains, la plupart prennent les vélos.


- Accueil agréable des restaurateurs, commerçants, autres cyclovoyageurs ou grimpeurs de cols. Pour nous la langue n'était un obstacle qu'en Suisse alémanique, on est assez mauvais en allemand ... mais on a vécu deux ans en Italie.

- Beaucoup de pistes cyclables, ou "interdites sauf riverains" pour les voitures, souvent en bordure de rivière ou de lac, qui ne font pas de détours inutiles mais permettent de découvrir de jolis coins.

- Des paysages naturels TRES séduisants : hauts sommets, torrents glaciaires, haute vallée du Rhône donnant une belle impression d'espace, rivières du Tessin paradisiaques pour la baignade , Lac Léman et Majeur ...

- Plusieurs villes à voir comme Brig, Bellinzona, Locarno....et des villages tout en bois dans le Valais, tout en pierre dans le Tessin : super !

Les moins

-La tente prend l'eau autant que l'an dernier ;-)

- Les sections sur les routes principales, qu'elles soient dues à des erreurs de lecture du fléchage ou incluses dans le parcours. La circulation est vraiment très dense. Pour les éviter au maximum il faut bien suivre l'itinéraire balisé. Par contre il n'y a pas beaucoup de circulation pour franchir le Nufenen qui est hors itinéraire balisé.

- Attention aux sections non goudronnées, peu agréables avec des pneus fins. Ce n'est quand même pas du VTT mais il vaut mieux le savoir.

- Il est difficile de trouver les cartes vélo sur place, je conseille de les acheter via internet avant le départ sur le site http://www.veloland.ch/fr/welcome.cfm .

- La Suisse reste un pays un peu cher ; c'est tout de même raisonnable en camping surtout si on cuisine ses repas. Le souci concerne l'hôtel, si on doit s'y réfugier. Au resto, on a plutôt bien mangé dans l'ensemble !

- le circuit décrit est assez exigeant avec des sacoches, mais bon, quand on aime ;-) . Ce n'est pas un "moins" pour moi, c'est plutôt un "plus"


Je retrournerais bien en Suisse faire les autres circuits !

Par renarde1 - Publié dans : vacances - voyages
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