Lundi 28 septembre 2009
Lundi 28 septembre 2009, Vizille, escalade

Une sortie le lundi ....
Je vois d'ici certains commentaires. Paraît-il que le lundi, je travaille. Ben oui mais cette semaine encore, je termine à 11 heures ... et puis c'est l'été indien, une saison qui contrairement à ce que disait Joe Dassin, n'existe pas que dans le Nord de l'Amérique....
Laure étant de passage à Grenoble pour un week-end prolongé, nous en avons profité pour nous rassembler à trois renardes (Caro était aussi de la partie) au lieu-dit "les Petites Jorasses", le site d'escalade de Vizille.



Ce site a été défriché assez récemment : je ne le connaissais pas quand j'habitais à Grenoble. Les voies sont bien équipées et on trouve un grand choix de voies de difficulté modeste. Par rapport à notre dernière séance à Omblèze, le style est très différent : les prises ne sont pas des a-plats mais des prises rentrantes , des lames de rochers, extrêment "efficaces" ; par contre au niveau des pieds, c'est plus petit !

 
Un cadre bucolique et convivial ...                                         Le pied des voies est bien fréquenté ...

Nous passons une après-midi (très) ensoleillée et (très) agréable dans ce coin assez campagnard malgré la proximité de la ville. Une légende raconte qu'un poney nommé Diabolo aime mordre les grimpeurs, mais il n'y a qu'un paisible cheval qui apprécie la compagnie. 

 
Sans les mains                                                                        Ben quoi ? C'est raide ?

Nous attaquons par deux belles voies de 5a faciles (Idem et Final fantasy), puis un 5b (une histoire de Dieux, je ne me souviens plus du nom, ça doit être ... les renardes sont des Dieux ? ) très agréable également.
La voie "Petit Gerbier" en 5c qui suit n'est pas méchante, mais son final très athlétique me déplaît fortement : j'envoie Laure accrocher la corde à l'anneau sommital à ma place, je suis trop petite pour l'attraper et pas assez douée pour passer proprement !
 
Caro en tête, Laure à l'assurage                                         Le lundi au soleil ....
L'après-midi se terminera avec un très beau 5b, le dièdre du lézard, dont Laure nous avait caché l'existence, que nous gravirons en tête toutes les trois (eh oui, en début de séance, personne ne veut grimper en tête ... mais à la fin c'est pas la même chose !) , ainsi qu'un 6a , l'aéroplane, que nous effectuerons en mouilinette , très joli sur de petites prises. Pour l'occasion j'ai même sorti mes Five Ten du sac pour la première fois, ça fait bien mal aux pieds mais ça accroche mieux que mes "pantoufles" !
Et il y a tout ce qu'on ne voit pas sur les photos, les papotages et les médisances des renardes, les grognements et les petites phrases qui tuent

Bon c'est pas le tout, mais demain c'est mardi et il ne pleut toujours pas, ce sera donc encore sportif ... lever prévu à
5h45 , donc dodo !
Par renarde1 - Publié dans : escalade
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Samedi 26 septembre 2009
Samedi 26 septembre 2009, Chateauneuf s/Isère, Roller, 14 km

Il y a des sports comme ça, que je pratique de manière très occasionnelle : par exemple le rafting et l'hydrospeed(c'est très très cher !) , le kayak (la logistique reste compliquée) , la planche à voile (on n'a pas de lac dans le coin !) , le snowboard (les chutes font trop mal ...), la cascade de glace (j'en ai fait mais je ne suis pas autonome, il faut m'emmener ...) ... et le roller.

Pour le roller, c'est facile pourtant, il suffit d'attacher les chaussures, de mettre les protections, c'est quand même pas la mer à boire. C'est ce que nous avons fait aujourd'hui.

Ca faisait au moins deux ans que je n'avais pas enfilé mes pieds dans ces trucs qui roulent. A l'époque grenobloise, c'était plus fréquent, car les vraies pistes cyclables bien lisses , là-bas, il y en a plusieurs.  Il y a même des cours de roller, des sorties organisées de roller en ville, le jour, la nuit. J'ai même fait du roller poussette quand ma fille était petite (Encore un coup de la mère indigne  Rassurez-vous, la fille a survécu. Elle est grande et belle !)


Je préfère que les automobilistes me voeint bien ...

Ici le parcours qui se prête le mieux au roller est la bande cyclable le long de la route qui va jusqu'à Chateauneuf sur Isère. Pour la rejoindre, il y a cent mètres où ça descend un peu, avec un carrefour en bas (sauve qui peut) C'est là que vous avez tous raté quelque chose !  Je sais à peine freiner par un chasse-neige et de petits virages, et surtout pas m'arrêter net avec ces trucs-là. Donc quand ça descend trop fort, je vais dans l'herbe et je descends en escalier - comme dans certains couloirs à skis mais il ne faut pas l'ébruiter) Quant à Jérôme, il fait des virages banzaï ... mais il reste sur la route. Il fait peur !

Bref, une vraie quiche ! Enfin quand le terrain s'y prête, et même si ça monte un peu, j'arrive quand même à faire quelques kilomètres. Enfin il ne faut pas qu'il y aie trop de petits cailloux sous mes petites roulettes   C'est super, ça fait fonctionner des muscles oubliés ... ceux du skating d'ailleurs (en skating je suis encore plus nulle qu'en roller )

Les plus drôle, c'est quand on retire les rollers . Il y a comme un problème au niveau des pieds et du sol, un frottement ... ça roule mal ...

Comme le ski de fond c'est un sport qui donne chaud , donc quand on rentre on a droit à ...

Une petite bière !

certes, mais encore ....

Quelques longueurs dans la piscine, qui est repassée de 19 à 20° ! C'est l'été indien ! Excellent !
Par renarde1 - Publié dans : Divers
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Samedi 26 septembre 2009
Vendredi 25 septembre 2009, Bourg les Valence

Nous avons enfin eu le plaisir d'accueillir notre premier hôte Warmshowers, en la personne de Geert, un jeune cyclovoyageur venu de Hollande.
J'étais prévenu de son arrivée depuis quelques jours, mais j'ai fait sa connaissance une heure avant ... en voyant un cyclo à sacoches qui tournait à côté du lycée de Bourg les Valence! Comme ce n'est pas si courant ici j'ai tout de suite compris que c'était mon hôte du jour.

Geert n'en est qu'au début d'un très grand voyage, puisqu'il compte faire le tour de la méditerranée, à raison de 50 km chaque jour environ. Lourdement chargé, et équipé d'une randonneuse à gros pneus qui ne craint pas les passages non goudronnés, il évite plutôt les montagnes et longe les rivières. Il loge en camping sauvage, ou bien chez des hôtes contactés par Warmshowers ou Couchsurfing.



Il nous a d'ailleurs expliqué les nuances entre ces deux "listes".
Warmshowers ne concerne que les cyclotouristes; les hébergeurs (et hébergés aussi éventuellement ) sont en général plus agés, et comme ils reçoivent moins de demandes, ils sont en général plus réactifs dans leurs réponses aux voyageurs.
Couchsurfing concerne tous les voyageurs, pas seulement les cyclotouristes. Les adaptes sont plus jeunes, et la liste est énorme. Du coup les hébergeurs reçoivent des demandes incessantes, presque trop.

J'ai découvert qu'il avait parcouru ... le sangle de Bellefont en Chartreuse, la semaine dernière !

Notre premier hôte provenait de la région où nous avions fait notre premier voyage cyclo : Utrecht !
Je continuerai à suivre sa progression sur son blog dans les mois à venir ... Bon voyage Geert !

Une belle expérience que d'être hôte Warmshowers ; c'est l'occasion de rencontrer des personnes d'horizons variés (les demandes que nous avons eu l'étaient , même si beaucoup ne sont pas venus au final !) , de parler anglais, ou italien, ou de faire découvrir le français à quelqu'un d'autre ... c'est un peu de voyage, de rêve qui rentre dans la maison, c'est aussi le souvenir de la vie étudiante où aller et venir chez les uns ou les autres était si simple et naturel. Un remède contre les cellules familiales cloisonnées et la routine du quotidien !  C'est aussi l'impression de contribuer un peu à un monde plus sympathique, à l'opposé des méchants propriétaires  qui envoient leurs chiens sur les touristes qui passent près de chez eux ... je vous raconterai une autre fois comment je me suis fait mordre les fesses  et surtout fusiller du regard

J'espère aussi me faire héberger aussi un de ces jours car c'est une manière de voyager très intéressante et qui permet de percevoir toutes les nuances entre les différentes cultures, bien mieux qu'en camping ou à l'hôtel.
Par renarde1 - Publié dans : Divers
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Jeudi 24 septembre 2009

Jeudi 24 septembre 2009, Boucle Royans-Tourniol, 64 km , 1100 m D+ , 3h20 de vélo

Aujourd'hui nous devions aller rouler dans le Pilat avec Fantomette, un lieu à mi-chemin de nos tanières respectives pour une première rencontre. Mais Fantomette est malade et nous avons reporté ce projet à la semaine prochaine. J'ai mis le circuit concocté au frigo, il va bien se conserver une semaine ...

Après un accès d'activité ménagère intensive - ça peut arriver - (DégivrageFrigoLavageEtendagePlastiquesJournauxVerresAJeterConfectionDeGateau)
je finis par gonfler mes pneus et me décider pour un petit Tourniol . Je ne sais pas combien de fois j'ai gravi ce col ... mais je ne l'ai remonté qu'une seule fois par le Nord, côté Royans .  Pour varier un peu, je pars de la Baume d'Hostun.

Le vent est favorable ! Les 12 kms jusqu'à St Jean en Royans sont gobés en une demi-heure : ce n'est pas dans mes habitudes

Le temps est (très) brumeux , en particulier dans le secteur de Léoncel ; il est cependant moins triste que l'an dernier, où un vilain nuage froid enveloppait le secteur. Point de froid aujourd'hui, il fait tiède et un peu humide. Pas un temps à sortir un appareil photo. Il n'y a guère de monde dans cette longue remontée en pente modérée : quelques voitures, quelques cyclos, dont deux amoureux sur le bord de la route.



Le dopage au pain d'épice maison est assez efficace ; les quelques lacets plus raides pour aller de Léoncel au Col de Tourniol sont certes soutenus, mais cela n'a rien à voir avec les petites bosses infernales de la Drôme des Collines.
Une belle descente m'attend jusqu'à Barbières, sous un soleil redevenu plus franc.


Vers Beauregard-Baret depuis le Petit-Col-Qui-N'a-Pas-De-Nom

Pour mon retour, j'ai droit à un bon petit coup de mistral : à vrai dire, je m'y attendais un peu. La D25 qui longe le pied du Vercors comporte encore quelques petites bosses (enfin ... des bossettes ... des bossinettes même) avant une descente rapide vers Hostun.  Autant j'adore cette section en descente , autant je ne l'aime pas dans l'autre sens ! Il faut dire qu'elle est très rectiligne, et je préfère nettement les lacets pour les montées.

Voili voilou , c'était le petit tour du jour  !

Demain soir nous attendons un cyclotouriste hollandais . Le suspense est insoutenable . parviendra-t-il jusqu'à chez nous ou sera-t-il repoussé comme les autres par l'effet triangle des Bermudes ?

Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Mardi 22 septembre 2009

Mardi 22 septembre, Omblèze, escalade

Après la balade-spéléo sous la pluie, les deux renardes de la première heure se retrouvent pour de l'escalade sous le soleil d'Omblèze. Caro reprend après deux ans d'arrêt d'escalade. Quant à moi, je n'ai pas vraiment beaucoup grimpé cet été.
Nous nous dirigeons donc vers un secteur situé à gauche de la falaise d'Anse , nommé "Lutin Malin" et connu pour ses voies de difficulté modeste. Je n'y suis encore jamis allée, malgré toutes mes visites à Omblèze !

Comme partout à ici, l'équipement est excellent. Ici, en accord avec la vocation pédagogique du secteur, il est même très reserré ... et infiniment rassurant !

Les brumes de la plaine sont loin derrière nous et un soleil radieux inonde les lieux. Il y a juste un petit soupçon de vent pour empêcher de trop chauffer

Nous allons ratisser méticuleusement toutes les premières longueurs du coin (les secondes longueurs étant excessivement raides et hors de portée) . Ce sont des voies d'environ 15 mètres, bien redressées, dépourvues de terrasses ou de végétation, très intéressantes dans ce niveau.



La première voie que nous honorons de nos chaussons est Irish Coffee (4c) . Pour une voie de ce niveau, elle comporte à mi-hauteur un petit pas un peu sournois. Pour le reste elle nous permet de (re)prendre contact avec ce rocher raide, pourvu d'aplats plus agréables pour les pieds que pour les mains.... les doigts rêvent de prises crochetantes, et parfois, trouvent sur l'aplat une aspérité où effoncer la pulpe avec délectation ...

 

La suivante s'appelle "Melody Nelson" (4c)
"Ça c'est l'histoire
De Melody Nelson
Qu'à part moi-même personne
N'a jamais pris dans ses bras
Ça vous étonne
Mais c'est comme ça"  S.Gainsbourg
La voie quant à elle est superbe ; comme les autres, c'est plutôt un 5 qu'un 4c, mais il est rare de trouver des voies de cette difficulté aussi jolie. La sortie , en particulier, sur un rocher coloré, raide avec de grosses prises, vaut le déplacement.
 
Une arche !

On continue par Pour Cloclo et Au bord du trou ; Deux belles voies également, avec toujours une partie basse sur a-plats et un redressement final plus prisu . Le relais de la seconde est situé près d'une remarquable petite arche naturelle. Ce sont des escalades particulièrement agréables ...

Nous passons ensuite aux deux voies côtées 5a , "la Lune Ulule" (un peu trop courte, moins variée que les précédentes) et "harricana" (très jolie ... que j'ai eu la curieuse impression d'avoir déjà gravie !) . Il n'y a pas de vraie différence entre 4c et 5a, on est toujours dans du 5.

Pour terminer, Caro fait "Lutin Malin" (4b) en tête. Elle est plutôt moins jolie que les autres ! (bien sûr pas Caro, la voie !)

Nous allons ensuite faire une petite visite à la Chute de la Druise, qui est tout près ... La cascade est toujours aussi belle .... l'eau a encore perdu quelques degrés ... les visiteurs ne manquent pas !

 
 Bleu Vert Druise                                                                                                   Micro-climat au col de la Bataille



Par renarde1 - Publié dans : escalade
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Dimanche 20 septembre 2009

Dimanche 20 septembre 2009, Rallye de l'hermitage, vélo de route, 87 km, 1200 m D+


Bon, c'est vrai, mon titre est tiré par les cheveux, car ces côtes-là n'étaient pas dans le Rhône ... ceci dit, elles n'étaient pas loin du fleuve du même nom, et puis comment faire une cyclo au départ de Tain l'hermitage sans boire du penser au vin ... sachant en plus que le départ et l'arrivée se font au milieu des vignes ....

Le temps était loin d'être engageant , mais pourtant nous étions assez nombreux à partir pour les quatre circuits de ce rallye organisé par le CTV (cyclotourisme Valentinois) . En fait, on n'a pas vu tant de monde que ça ... sachant que nous ne sommes pas partis tôt, que comme d'hab on n'a doublé personne et que nous avions opté pour le grand circuit ...

La région est caractérisée par ses bosses, pas trop longues mais souvent bien raides. Un profil qui ne paye pas de mine avec les logiciels de tracé, qui ignorent superbement les multiples petits "coups de cul", qui atteignent souvent les 12%. Ces multiples petites ascensions rendent le parcours fatigant malgré un dénivelé raisonnable. On dénombre sept  "côtes" remarquables ...



Le premier ravitaillement est une bonne surprise , il est situé au sommet de la raide côte de St Ange , dans un parc avec une vue magnifique, un peu triste aujourd'hui ...  Un cyclo qui s'y trouve a cassé une pièce de son dérailleur ... tout le monde émet un avis, mais personne ne peut rien pour lui ... il pourra sans doute rejoindre St Donat puis faire du stop.

Pluie ou soleil, j'hésite encore ...

Nous repartons sous une averse modérée.Encore une petite route que nous ne connaissions pas ! Contrairement aux régions comme le Vercors, où les routes sont relativement peu nombreuses, la Drôme des collines est sillonée de mini-routes et même en s'y rendant souvent, il est difficile d'arriver à une connaissance exhaustive ....

 
On va enfin pouvoir avancer ...                                            C'est sympa de parler de moi

Le "grand tour" ajoute une bouclette au-delà de Bathernay qui coûte cher en énergie ! En effet elle inclut la redoutable côte de St Avit, avec son mur où je me fais doubler par un monsieur en course à pied  , certes d'un bon niveau, mais quand même ! Ca m'énerve un petit peu et du coup, je distance complètement Jérôme, qui a les pneus sous-gonflés et paye ses deux heures ... de course à pied de la veille ...

Nous arrivons juste à temps au ravitaillement, car ils ont déjà vu passer le nombre de personnes inscrites au départ ... cherchez  l'intrus  ...du coup ils ont ressorti le tout pour nous, le pain, le fromage, la pogne et le thé !

 
Le retour est un peu plus tranquille, avec encore deux bosses dignes de ce nom . Le temps semble s'améliorer, juste le contraire de ce qui était prévu

J'ai un peu mal aux jambes ce soir, ces collines sont pires que les vrais cols ... mais je ne suis pas encore convertie au trike (tricycle) à assistance électrique comme j'ai eu l'occasion d'en essayer un hier. C'est confortable, très amusant, mais c'est TROP, TROP facile ! Je crois bien que je me sentirais coupable ... de quoi, je me le demande !
Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Mardi 15 septembre 2009
Mardi 15 septembre 2009, Vercors, randonnée-spéleo , 400 m D+ et 1h30 d'exploration

A Grenoble il tombe des seaux, à Valence il pleut des cordes, il en faut plus pour empêcher les deux renardes de se retrouver à Pont en Royans pour notre partie de "chasse" du jour. De plus l'objectif , la Grotte Bouleyre étant souterrain, la pluie peut bien tomber !

Comme par magie un beau rayon de soleil éclaire Pont-en-Royans et ses falaises. Ca ne durera pas mais c'est toujours ça de pris.  Depuis La Balme de Rencurel , l'approche se fait par de beaux sentiers. Il y en a même d'assez récents, ça complique un peu la recherche de la chattière d'entrée,  mais nous mettons finalement assez peu de temps à la trouver.

Deux renardes avec trois lampes, ça fait six lampes disponibles, et c'est pas mal du tout !  C'est aussi beaucoup plus rassurant en spéléo de ne pas être seule... les envies d'explorations sont décuplées.



Après la chattière d'entrée, au franchissement aisé, nous découvrons vite que le "lac" qui caractérise la grotte est quasiment à sec ; il reste une pièce d'eau de 3 mètres carrés. Nous avions prévu une paire de chaussures en rab, j'imaginais même ... devoir enlever le pantalon pour passer !

 

C'est un peu triste pour les jolis gours qui sont vides, mais d'un autre côté cela va permettre un crapahutage plus complet dans tous les recoins inaccessibles en temps normal.

 

Nous commençons par monter à gauche, pour rejoindre une grande salle par un passage étroit où il faut ramper en poussant de petits grognements (enfin, les grognements sont facultatifs mais ça aide bien) 



Où que nous portions notre regard, ou notre halo de lumière, il y a des concrétions superbes : des fistuleuses comme à Choranche , des pis de vaches et des couilles de taureaux, des santons de provence et des colonnes bicolores, des vasques vides en forme de haricot, des phallus et des seins avec des mamelons, des draperies blanches....



La salle du haut doit se changer en rivière avec des vasques à débordement lorsqu'il y a de l'eau. Le sol est de plus en plus sableux lorsqu'on approche de son extrêmité.

 
Fond de la salle                                                                         Fistuleuses fragiles

Après un retour dans la salle d'entrée par une autre chattière, que l'une franchit à plat ventre tête la première et l'autre sur le dos les pieds devant,  nous remontons à droite en passant par une zone large où le sol est bien proche du plafond. Il faut choisir les zones sans stalagtites, car elles sont très fragiles,  et on pourrait les casser en rampant. 
D'ailleurs en partie haute, nous avons vu une zone avec beaucoup de tubes cassés
A l'extrêmité de l'un de ces tubes, il y a un tout petit morceau de tissu bleu, il doit dater dun bout de temps car il est calcifié lui aussi ! 
Là encore, c'est un festival de draperies, de concrétions et de colonnes !

 
                                                                                                     sortie du trou


Lorsque nous retrouvons l'air libre pour terminer le circuit, il y a un brouillard à couper au couteau !


Super vue au belvédère

Nous allons jusqu'au belvédère du rang (avec une vue fantastique comme vous pouvez l'imaginer) , histoire de dire que ..., puis prenons le chemin du retour, désormais sous une pluie obstinée. L'histoire des renardes underground se terminera comme il se doit, devant un plat de ravioles, dans la grande salle quasi-déserte d'un resto donnant sur la Bourne. Il faut dire qu'il est quinze heures, est-ce que c'est une heure pour manger ?

Une journée de pluie mais une bien belle sortie, tous nos remerciements à Antoine Salvi pour 'idée et les informations.
Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Dimanche 13 septembre 2009

Dimanche13 septembre 2009, Massif des Bauges d'Arclusaz par la ceinture rocheuse, 1400m D+

Il paraît qu'au moindre retard de compte-rendu j'aurai un mot sur mon carnet, alors voici mon devoir du jour !

Avec Caro et son beau-frère Mickaël, nous choisissons d'aller dans les Bauges pour changer un peu. Nous n'avons encore jamais foulé ni de nos pieds, ni de nos skis, le sommet de la Dent d'Arclusaz (2041m)  au-dessus de St Pierre d'Albigny.

Le cheminement qui nous tente, c'est le passage par la ceinture rocheuse ;  Caro et moi partageons le goût des itinéraires sauvages et parfois à la limite de la randonnée. Celui-ci devant être parcouru lorsque la terre est sèche, en raison des nombreux passages terreux-herbeux assez exposés, c'est le moment d'en profiter.
Voici où trouver des précisions sur cet itinéraire
Le lien Bivouak
Le topo d'Antoine Salvi


Caro fait de la botanique

Le "vrai" départ n'est pas très simple à trouver, entre les pistes forestières, les chemins creux et raides remplis de feuilles qui sont en fait des toboggans de tirage, le sentier transversal qui descend alors qu'on l'espère montant .... mais ce petites hésitations font partie du plaisir, et se déroulent dans une ambiance mystérieuse et embrumée . Nous ne faisons aucune erreur cependant, et bientôt nous tombons sur un balisage abondant.

Une première barre rocheuse est surmontée grâce à un câble qui semble neuf. Au dessus, l'herbe sert parfois de prise, tout autant que les rochers. L'impression de vide est très atténue par la visibilité modeste. Une trouée se présente, laissant entrevoir les sommets lointains, mais elle ne fait qu'accentuer l'impression d'étrangeté. Les repères habituels sont boulversés.

 
Caro dans le passage clé                                                      Rocher étrangement ciselé  

En partie haute, nous pénètrons dans la cheminée tout droit : un premier passage facile, puis une sorte de mur, pourvu de bonnes marches mais assez impressionnant car on y accède par le côté et on est tout de suite plusieurs mètres au-dessus du fond du couloir. Mais les marches sont bien horizontales, et font près de 10 cm : de quoi placer les pieds en sécurité, tandis que les mains s'appuient sur des a-plats. Le passage est rapidement franchi, et la corde restera au fond du sac.


La plus belle éclaircie du jour
Nous sommes maintenant au soleil, même si les nuages baujus nous environnent . Nous débouchons sur l'arête, tout près du Col d'Arclusaz.  La montée (sur sentier) pour atteindre le sommet de la Dent est plus longue qu'on imagine. Traverser près des arêtes n'est pas une bonne idée, on perd beaucoup de temps, il vaut mieux accepter la brève redescente.
 
Longue traversée vers la dent                                              Le miam

Merde ... nuages !
De nombreux randonneurs arrivent au sommet par le chemin que nous emprunterons à la descente, tandis que nous pique-niquons en espérant  en vain le départ des nuages. 


Descente sereine dans l'herbe

La descente se déroule sans incident sur un bon sentier ; nous sommes suivis par deux jeunes chiens de chasse aussi gentils que stupides, qui ont perdu leur meute et croyaient l'avoir retrouvée avec nous. Plus collant qu'eux tu meurs !

 

Il faudra revenir pour la sensation de vide dans la ceinture rocheuse car le brouillard gomme tout ! Quand on fait de la rando du vertige on se délecte aussi de la vision du fond de vallée tout en bas tout en bas , des parois qui plongent et des ravins insondables ...

Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Jeudi 10 septembre 2009

Jeudi 10 septembre 2009, Massif de la Chartreuse, Grand Som par le col du Fret, 1100 m D+

Ce matin pleine de bonnes résolutions pour cette année scolaire qui commence, bien décidée à exploiter au maximum les journées combinant congé ET beau temps, j'ai réglé le réveil sur 5h30. J'avais pensé sortir avec Laurence, mais elle s'est mise activement au parapente et attend une voile qu'elle doit essayer. Je n'ai donc rendez-vous qu'avec moi-même.

5h30 donc .... mais qu'est-ce qu'il me veut ce téléphone portable .... je mets plusieurs minutes à émerger de mon état semi-comateux. Autant je me lève facilement quand je sais qu'on m'attend (on se moque beaucoup de moi à la maison pour mon obsession de la ponctualité) , autant là, franchement, c'est dur. De plus j'ai perdu mes bonnes habitudes printanières.


Grand Som : troisième sommet de Chartreuse

Il me faut arriver sur place pour retrouver l'inaltérable plaisir d'être en montagne. J'ai choisi d'aller découvrir deux itinéraires que je ne connais pas : le col du Frêt par les 120 lacets (bon c'est vrai je l'ai skié dans le brouillard celui-là) et l'arête Nord du Grand Som , et le Racapé suivi de la crête des Aures à la descente. Le départ se fait des Reys, un hameau situé non loin du Col du Cucheron. On peut trouver une excellente description de ce circuit dans Chartreuse Inedite de Pascal Sombardier.

Le départ est facile à trouver, et pour gravir les 120 lacets qui suivent, il suffit d'une seule paire de chaussures. Je n'ai pas compté les lacets, car certains sont tout petits, des bébés lacets. Si l'air était vif au départ, il fait bien chaud lorsque j'arrive au col du Frêt (bon OK je sors elle n'est pas terrible ...c'est à force de faire trop bloguer ....)

La vue est un peu décevante car une sorte de brume rend les sommets lointains presque invisibles et même les vues proches sont assez ternes.

 
Arête N : arbres et rochers                                                    Un passage plus dégagé

Il me reste 300 m à gravir mais la petite arête Nord comporte beaucoup de petites bosses. Elle est peu exposée, plus facile que je l'imaginais ; il faut parfois se contortionner pour passer sous les arbres assez envahissants. Deux passages sont infranchissables sur le fil, il faut descendre versant Ouest pour en faire le tour.

Vers le haut je suis doublée par un gars en course à pied, qui semble "facile"et je rencontre un parapentiste : les sommets proches de Grenoble sont régulièrement fréquentés, en semaine également, par des aficionados de disciplines variées.


L"étonnante table d'orientation du sommet


Et une curieuse plaque qui clame une vérité irréfutable !


La plaque qui fait peur !


Le passage qui ne fait pas peur !

La descente par le Racapé comporte un passage câblé sans difficulté. Au col en dessous, celui-ci est signalé par un panneau très dramatique ! Mais je trouve ça bien mieux qu'une interdiction ...


   

Je suis maintenant sur un itinéraire beaucoup moins connu, dans une forêt où la végétation s'en donne à coeur joie. la fréquentation semble cependant suffisante pour garder le sentier visible. En bas, je perds un peu les repères de la description, mais au moment où je me dis que je vais finir par un plan total loose dans la forêt, je tombe sur mon sentier de montée.

 

Seul regret, je n'ai pas vu un seul chamois ! Que des moutons !
Cette jolie boucle m'a pris environ 6h, je m'accorde une gauffre et un café à St Pierre de Chartreuse ....

Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Mardi 8 septembre 2009
Mardi 8 septembre 2009, Romans-Chambarans, 91 km, 960m D+
http://www.openrunner.com/index.php?id=379763

Ces nuits fraîches, ces journées encore estivales où l'on n'est pas écrasé par la chaleur, cette lumière déjà plus douce annonçant l'automne, c'est le temps que je préfère. Si en plus il n'y a pas de vent alors ... comment ne pas en profiter ?

Aujourd'hui je démarre de Mours St Eusèbe, au Nord de Romans. Par une jolie petite route plate, je rejoins la nationale (enfin depuis que les nationales ne le sont plus, on ne saiit plus comment les appeler) ; elle n'est pas trop passante en cette calme matinée, de plus je la quitte après quelques kilomètres pour rejoindre les noyeraies au bord de l'Isère, comme pour conjurer mes crevaisons de l'an dernier en ce lieu.


La Sône : le bateau à roue, et les vacanciers en balade sur l'Isère

Pas de souci aujourd'hui, je trouve le chemin de la grande combe sans aller pousser le vélo sous les noyers, et je remonte vers St Marcelin par un axe important qui relie cette ville au Vercors.


Centre ville de St Marcellin
L'arrivée dans la ville est assez moche et gâché par les travaux. Pour ne pas rester sur cette impression, et parce qu'il est l'heure de la pause du midi, je m'en vais visiter la ville ; je trouve des rues piétonnes et une petite place sympa pour "pousser mon sandwich" avec un café.
Il est temps de repartir vers Varacieux, d'où une petite route très calme, qui monte régulièrement (mais inondée de soleil) Elle m'amène assez aisément sur le plateau des chambarans. Je continue par la route de la Chevrerieprmière route à droite située un peu plus bas, qui après deux petites bosses offre une descente de rêve dans les bois.



Descente au bout de laquelle, se trouve le lac de Roybon, son camping, sa plage . Comment résister à ce petit plan d'eau bien délaissé à cette époque ? Je ne résiste pas .

Je ne fais qu'une bouchée .... de la montée vers le Col de la Madeleine, à l'heure du goûter . Pourtant on monte relativement haut puisqu'on arrive au col ... en descendant. Impossible de se lasser du paysage depuis ces crêtes ! Au Col je bascule vers St Antoine l'Abbaye, qui a déjà reçu ma visite cette année ... mais j'avais besoin d'y faire un petit pèlerinage ...
 
 


Ce détour me permet de gravir une petite côte de plus, pour rejoindre la route de Romans. Celle-ci est bien raide ; d'ailleurs l'indication sur le panneau en bas est "La Montagne" . Beau programme !




La suite est une descente en pente douce idéale pour une fin de sortie ;  il reste une quinzaine de kilomètres, pratiquement tout le temps en faux-plat descendant ! C'est bon pour le moral de rouler aussi longtemps à plus de 30 km/h !




Par renarde1 - Publié dans : vélo
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