Mercredi 21 octobre 2009
Mercredi 21 octobre, Bourg les Valence

Un vrai plaisir de regarder ce matin, par la fenêtre, le lever de soleil dans un ciel chaotique avant la pluie !

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Par renarde1 - Publié dans : Divers
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Dimanche 18 octobre 2009
Dimanche 18 octobre 2009, L'Etale, Massif des Aravis, randonnée pédestre, 1500 m D+

Pour ce dimanche, nous sommes deux renardes pour aller retrouver Pierre pour une randonnée près de son nouveau lieu d'habitation qui se situe non loin d'Annecy. Un sacré changement après la Nouvelle Calédonie !  Après avoir vu une photo des hauteurs de La Clusaz sur cet excellent site meteo  , plusieurs mails s'échangent hier soir entre Pierre et moi : nous soupçonnons que la toute petite couche de neige fraîche (et de grésil) tombée ce samedi ne va pas nous faciliter la tâche.

Nous avons en effet programmé la traversée de l'Etale , et celle-ci comporte des passages exposés.  La suite montrera que nos soupçons étaient fondés !

Tout le monde est à l'heure au départ à 8h30 malgré les provenances géographiques dispersées. Pierre a fait tellement de kilomètres lorsqu'il venait faire du ski de rando en partant de Privas (avant la Nouvelle Calédonie) qu'il est tout surpris d'avoir un point de rendez-vous si près de chez lui !
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Incantation de la première neige : "Que la saison de ski soit longue, froide et neigeuse ! "

Il fait grand beau et ne plus sentir le mistral est un soulagement pour moi ! La montée se déroule à l'ombre et le froid est vif (-3° au parking, et moins encore sur un plateau sous le sommet) ; elle est sans souci, si ce n'est ,déjà, ce grésil sur le sol gelé, et parfois de la glace sur le sentier, qui font déraper les pieds.

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Des chamois gambadent, se dressent sur les crêtes ; trois autres randonneurs prennent le chemin de la voie normale de l'Etale, tandis que nous gagnons par un grand éboulis à droite, le pied de l'arête.

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                                                                                                      Hips !
Elle est défendue par une sorte de dalle rocheuse couverte de grésil , plus ou moins haute selon l'endroit. Une tentative à gauche n'inspire personne.  Nous la rejoignons à droite, mais un ressaut infranchissable barre alors le parcours prévu. Il faut redescendre ! Nous finissons par gagner une petite brèche entre les deux passages explorés, par une escalade de quelques mètres rendue très délicate par la neige. Il y a un passage avec peu de prises de mains et des prises de pieds glissantes. On domine plusieurs mètres de dalles et de cailloux raides et une chute serait dangereuse. J'ai été ravie de profiter de la corde !

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Le ressaut juste derrière doit être contourné par le Sud

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Euh, je veux bien la corde ...

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Petite désescalade plein soleil

De l'autre côté, il faut désescalader trois mètres, mais en plein soleil sur du rocher sec ... le paradis !  On longe ensuite l'arête face Sud, avant de trouver un passage sympathique en cheminée pour en  rejoindre le fil (une tentative trop précoce s'étant soldée par un échec ... pour cause d'exposition et de prises fuyantes et glissantes)

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Petite cheminée agréable ... et sèche !

La suite est une longue remontée dans une large pente herbeuse (mais ça gliiiiiiisse !) jusqu'à un premier sommet.
Là, on découvre la suite : l'arête qui devient rocheuse, et un passage qui ressemble au faîte d'un toit  (un toit comme sur les maisons, mais qui dominerait un immeuble de 50 étages, excusez du peu)  Nous le franchissons plus ou moins à cheval.

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Le Toit


Funambules
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Concentration
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Le grésil complique tout !

Au delà, c'est pire. Déversant, gelé, couvert de grésil : pas bon.  Le passage se fait en face ouest , à l'ombre, il est de sucroit extrêmement exposé, même si sans réelle difficulté par temps estival : c'est le but ! C'est l'occasion du bon mot du jour : "A l'Etale, si on s'étale, c'est létal !"
Nous faisons donc demi-tour (non sans faire quelques photos sur le "toit" ), Le sommet de l'Etale sera encore là l'an prochain !


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Pilier étrange                                                      L'envers de l'étrange : une descente aisée
                                                                            Au fond, la falaise-qui-a-un-toit
 
Côté Est, tout près d'un inquiétant pilier, il existe une descente toute simple qui nous amènera près d'une cabane. Il faudra remonter pour passer au col du ... Passet (Ca ne s'invente pas) , où nous rencontrons des randonneurs locaux qui nous indiquent une variante de descente. Celle-ci mettra mes vieux genoux à rude épreuve car c'est hors sentier, raide et glissant (encore) , mais l'endroit est surprenant. Heureusement que j'ai mes bâtons ! Plus bas nous retrouvons un bon sentier (sec!)
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Pour le plaisir des yeux ...

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Les saisons

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Sous l'Etale
Ce soir j'ai l'impression d'être partie longtemps en voyage. C'était dépaysant, insolite, et très joli de sucroît. quant à la traversée incomplète, il bon de ne pas oublier à quel point les conditions d'automne peuvent compliquer, voire interdire, certaines randonnées du vertige !
Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Mercredi 14 octobre 2009
Mercredi 14 octobre 2009, Bourg les Valence

Stefan et Marie ont repris la route avec leurs enfants. Ils viennent de la région de Dresde, en Allemagne, et ont commencé leur périple en vélo en Suisse, vers Basel.  Ils vont jusqu'au St Maries de la mer , et progressent de 50 km chaque jour environ. Leur retour s'effectuera en train, ce qui eest loin d'être simple avec un tel chargement. Comme je le disais hier, leur équipement est impressionnant et ne passe pas inaperçu. Ils ont campé dans le jardin et nous avions peur de les retrouver gelés le matin, tant la température a chuté. Leur départ était un grand moment, avec tout le chargement et les petits bambins en tenue de ski, et l'aîné autonome et plein de courage.

Voici quelques photos en souvenir et le site de cette incroyable famille

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Les deux ainés prêts pour la route
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Départ
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Dans Bourg les Valence

Bon voyage jusqu'à la mer !
Par renarde1 - Publié dans : Divers
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Mardi 13 octobre 2009
Mardi 13 octobre 2009, Le Perrier, Oisans, Randonnée pédestre 1400 m D+

L'équation n'était pas simple à résoudre pour la balade des renardes du mardi ; il fallait à la fois éviter le violent vent de Nord et donc les crêtes, écarter le Vercors et la Chartreuse pour cause de nuages bas probables, trouver une face ensoleillée pour un maximum de chaleur et de soleil et un minimum de boue ... et être de retour à Grenoble à 16h30

Si le Sud de l'Oisans respectait les premières conditions, les randonnées y sont souvent très longues. Mais la solution est simple : il suffit d'y construire une boucle sans viser un sommet.  Un reste de sentier repéré sous le Coiro permettra de relier entre eux deux beaux sentiers de la face Sud-Est, et de profiter des couleurs dorées de l'automne.

Je quitte Valence de nuit en essayant de ne pas me faire arracher les portières par le mistral .Nous sommes au départ au Perrier peu après le lever du jour, sur un sentier qui grimpe raide dans la forêt. Le temps est magnifique, et dans la vallée il n'y a pas un souffle de vent. Il gèle !

Une heure plus tard nous entendons un chasseur appeler : son collègue est étendu, inconscient, dans le bois. Racine malencontreuse ou malaise, il ne sait pas ce qui a provoqué la chute, qui'l n'a pas vue. Mais l'infortuné a du percuter une pierre avec la tête. Il est en PLS, bien couvert mais le froid est assez vif.
L'arlerte a déjà été donnée mais il trouve le temps long.  En me déplaçant , après plusieurs essais, je finis par réussir à joindre le secours en montagne, et m'assurer que les secours sont en route. L'hélicoptère arrive un quart d'heure plus tard, nous restons sur place jusqu'à l'arrivée des deux personnes qui ont été déposées dans le champ voisin avec du matériel médical. L'hélico effectuera encore plusieurs rotations.

Nous repartons avec toutes les couches de vêtements sur nous, C'est fou ce qu'on se refroidit lorsqu'on est immobile. Tout cela fait réfléchir à la prise en charge d'un accident, aux vêtements chauds à avoir dans le sac, aux éléments à connaître pour répondre aux questions des secours. Bien sûr il est plus facile d'être "clair" et de ne pas paniquer lorsque ça arrive à quelqu'un qu'on ne connaît pas ...

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Nous débouchons en pleine lumière au-dessus de la forêt . La vue sur l'Oisans , sur le village et sur les forêts dorées est vraiment magnifique.
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Au-dessus d'une petite prairie, il faut monter raide dans d'improbables traces, mais il n'y a pas de difficulté particulière, si ce n'est le choix de l'itinéraire et de l'altitude pour traverser ensuite vers la Combe de la Pisse et le ruisseau de  Dourdouillet.
Après une halte ensoleillée près d'une cabane, nous reprenons la descente de l'autre côté de la crête sur un très bon sentier qui nous ramène à la voiture. La boucle est bouclée et le timing respecté.

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Plus belle la vie ! (Cabane de l'Infernet)

Ce soir, surprise !

Une petite famille de cyclo sonne à la porte ... je n'avais pas toujours répondu au téléphone ces derniers jours ... mais j'étais prévenue de leur date approximative d'arrivée depuis l'été.  Ils voyagent avec quatre petits enfants ! Le père et sa fille de 5 ans sur un tandem, avec derrière une remorque avec le bébé de 1 an . Le fils de 8 ans sur son propre vélo ; la mère sur un vélo équipé d'un trailer avec son fils de 3 ans , qui va dans la remorque juste pour dormir.
Très impressionnant ! Les grands sont très autonome, le fils ainé est très fier de pédaler avec ses propres sacoches. Les enfants ont malheureusement attrappé tous la varicelle à tour de rôle au cours du voyage ...
Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Dimanche 11 octobre 2009
Dimanche 11 octobre, VTT ,  St Agnan en Vercors , 24 km, 500 m D+

La route de la maison forestière de la Coche, qui débute entre St Agnan et Rousset  constitue un accès estival assez commode aux Hauts-Plateaux du Vercors. C'est d'ailleurs un  point de départ pour gravir le Grand Veymont depuis l'intérieur du Vercors, au prix certes d'une approche assez longue.
http://www.openrunner.com/index.php?id=403323

De ce point de départ nous avions repéré deux boucles sur routes forestières, une vers le Sud et une vers le Nord, dont nous ignorions tout ; les cartes ne permettent pas de dire si elles sont goudronnées ou pas ; l'une pénètre dans la réserve en principe interdite aux vélos. Il fallait aller voir sur le terrain.

Nous avons démarré tard ; Jérôme était fatigué par  une bonne crève et j'ai commencé la matinée par une dépose de filles au centre équestre. Au moment de partir ... aïe ! le pneu avant de mon VTT est à plat. Sa "mollesse" de jeudi était probablement une crevaison lente ....
Comme nous n'avons pas de chambres à air de VTT d'avance, une réparation s'impose .... mais comme je l'ai déjà expliqué un jour ... je ne crois pas aux rustines ... et il faut y croire pour qu'elles tiennent.

Arrivés à St Agnan en Vercors, aucun doute possible : le pneu est de nouveau plat comme une limande.

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C'est pô de la neige !

A part la reconversion de la sortie en balade à pied, il reste une solution : la bombe ! (Nan je suis pas une terroriste)
La bombe de mousse qui gonfle et qui colmate les trous ... c'est ma première expérience en ce domaine. Je suis les consignes et tout se passe à merveille. Mais pour retirer la chose point d'explication ! Du coup quand on la dévisse, il y a une infâme mousse collante qui continue à sortir  ! Plein la roue, plein les mains ! Après le cambouis, la mousse blanche qui colle !

Mais ça marche, c'est un miracle ! Je crois aux bombes !

Donc c'est le départ, il fait froid avec des nuages et un petit vent du Nord pervers, oui mais non, après 100 m de D+ il fait chaud, ah puis non il fait froid (d'ailleurs je commence à avoir faim )... la forêt est superbe avec les premières couleurs d'automne.

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Il était une fois ... il y a longtemps ... une route goudronnée qui suivait le bord des Hauts Plateaux.

La première route forestière (boucle Sud - Route Forestière de Brutinel ) fut goudronnée autrefois ... mais c'est un vieux souvenir. Elle est praticable en VTT ou VTC ; Elle se tient toujours à la lisière de la réserve où elle ne pénètre pas.
On passe dans de petits canyons sauvages mais il y a peu de points de vue sur les plateaux ou la vallée, à part une sorte de fenêtre dans le roc à la descente . Après une belle descente, on retrouve la route d'accès où il faut remonter 150 m de D+ (pente à 9-10%) .

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La boucle Nord commence par une très belle piste non goudronnée (Route forestière des Rancs), avec une montée entrecoupée de replats, Après une longue descente, elle rejoint une route goudronnée au niveau de la frontière de la réserve. On emprunte cette route pour rejoindre la variante de la Grande Traversée du Vercors , seul itinéraire autorisé aux vélos à l'intérieur de la Réserve des Hauts Plateaux.

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Cette partie (Route forestière des Charbonnières), qui monte jusque vers 1500m puis redescend vers le parking, est goudronnée. Elle serait à la limite praticable avec un vélo de route, en allant très lentement en descente car le goudron est tout de même très abimé ; c'est plus ludique avec de gros pneus !

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Immensité des hauts-plateaux ...

J'ai trouvé un peu pénible de remonter le goudron avec mon VTT qui n'a pas un bon rendement sur ce terrain (je rame, je rame ...) mais par contre là les points de vue sur les hauts plateaux et le Grand Veymont sont fantastiques .
Un bien joli circuit sauvage !
Par renarde1 - Publié dans : VTT
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Jeudi 8 octobre 2009
Jeudi 8 octobre 2009, Berges du Rhône , VTT, 35 km

Aujourd'hui, voilà que mon VTT, qui n'a pas pris l'air depuis pas loin d'un an, veut sortir cet après-midi .

"Je veux sortir" me dit-il.
"Mais t'as pas vu le temps qu'il fait ? Et puis regarde tes pneus, ils sont mous"
"Tu me gonfles", me répond-il (Il est pas poli ce VTT, je me demande où il a été élevé - D'ailleurs il m'a refilé un coup de pédale dans le mollet quand je l'ai décroché du mur).

Donc, je le gonfle, et nous voilà sur les berges du Rhône. Je n'ai pas fait 200 m que bien sûr, il recommence à pleuvoir. Je fais preuve d'un optimisme béat et déclare même à une passante que le temps va rester sec. Pire, je m'embarque le long des berges du Rhône avec la ferme intention de n'en revenir que par le pont de Charmes, qui est là bas tout au Sud, quasiment à Marseille (enfin, j'exagère juste un petit peu) .

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C'est la balade la plus proche de chez moi en VTT, ou presque, mais bien sûr je ne l'avais jamais faite. Je ne raffole pas de ces environnements péri-urbains, où je ne suis pas très rassurée. C'est pourtant assez joli entre le rhône et des canaux latéraux, plein de plantes, d'arbres et d'oiseaux.

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Ce qui est marrant, c'est que les gens me demandent souvent si je n'ai pas peur quand je marche seule en montagne, ben non, je n'ai pas peur du tout. C'est un univers où j'ai confiance en moi, je me sens à l'aise. Mais près des villes, il y a toujours quelqu'un qui traîne et qu'on trouve bizarre ... enfin aujourd'hui, avec la pluie de plus en plus insistante, il n'y a pas grand monde de louche ... ou pas !

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Le beau temps qui arrive ...                                                   Plus un cm2 de sec ...

Je circule comme prévus sur les chemins en remblais le long du fleuve, jusqu'à Charmes, puis retour côté ardèche, toujours sur ces grands chemins un peu caillouteux. Je suis tellement mouillée que je n'hésite plus à fendre l'eau des flaques comme un kayak de haute rivière ! Un peu plus, un peu moins ... Ca commence à être un peu inconfortable quand même car je me prends à rêver à mon retour à la maison, à la douche, aux vêtements secs, au thé fumant que je vais boire en cuisinant la tourte pour notre invité du soir ...

Le retour à la maison sera comme le reste, incredibly wet.


Par renarde1 - Publié dans : VTT
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Dimanche 4 octobre 2009
Dimanche 4 octobre 2009, Allex, Drôme, vélo de route, 109 km, 1160 m D+, 6h03 sur le vélo

L'an dernier, nous avions beaucoup apprécié la Ronde Allexoise, une cyclo qui n'est pas répertoriée dans le calendroier FFCT. Nous envisagions d'y participer de nouveau lorsque nous sommes tombés sur un flyer chez le vélociste de Bourg les Valence, signalant cette randonnée pour aujourd'hui.
Voici mon parcours
http://www.openrunner.com/index.php?id=398846


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Les Ramières de la Drôme

Comme l'an dernier nous ne pouvons pas être sur place avant neuf heures ; du coup nous nous limiterons au circuit de 70 km (73 en fin de compte) Comme ça on ne se fera pas remarquer en arrivant en retard ... C'est un très joli circuit, qui démarre vers Les Roberts par une série de bosses bien raides (ça, à froid, j'ai pas trop aimé!) puis enchaîne sur le col de La Grande Limite. J'ai adoré ce col, entre Mirmande et Marsanne, aux pentes progressives, dans un décor de collines couvertes de chênes. Je ne l'avais jamais passé dans ce sens-là. En bas de la montée j'ai eu la surprise de voir un gros sanglier traverser devant moi ! Il n'a pas voulu poser pour la photo ...
Au col il y a un parc aventure nommé La Forêt de Robin , avec également des parcours pédagogiques sur le milieu naturel de la forêt de Marsanne. .

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La joie puérile de franchir la Grande Limite !

Une série de petites bosses sans grande difficulté a suivi, où le vent du Nord a commencé à bien se faire sentir. Jérôme a crevé,réparé, et nous sommes arrivés au ravitaillement qui était juste 500 m après. Tout le monde a fait une drôle de tête en voyant Jérôme, il avait du cambouis de la tête aux pieds, j'en avais un peu aussi ... mais au moins la réparation n'a pas duré longtemps.

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Au fond, les falaises de Saou où j'aime grimper !

Nous avons continué vers Saou et le facile col de Lunel. Le vent ne s'est pas montré trop gênant. Mes jambes tournaient bien et  je me sentais en forme, à part cette gêne visuelle qui persiste depuis cet été lorsque je passe brusquement de la route au compteur, surtout après une longue descente, j'ai une sensation d'accomodation anormalement lente très désagréable. Elle est bien plus fréquente avec les lunettes de vélo, mais ne pas les utiliser me fait pleurer les yeux ... dilemne cornélien ...

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Sous le village perché de Chabrillan

Juste avant l'arrivée, je me suis fait carboniser à travers le tee-shirt par l'insecte le plus torride du département  ! je ne sais pas comment cette bestiole a pu me piquer dans une petite descente à 32km/h, je crois bien qu'elle était bourrée ... d'acide sulfurique ! J'ai ressenti une brûlure très intense mais surtout étendue du flanc jusqu'au dos , heureusement aussi brève que violente.

Après le repas à Allex, j'ai eu envie de rentrer à la maison en vélo : 36 km de plus sur des routes sans difficulté, histoire de dépasser les 100 km encore une fois. Le mistral m'a bien taquinée, mais il n'a pas réussi à m'énerver. 
 J'ai été jusqu'à mettre le petit plateau pour l'affronter, doublant ainsi quelques promeneurs debout sur les pédales et forçant contre le vent.


Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Samedi 3 octobre 2009
Samedi 3 octobre 2009,Grand Delmas , randonnée , D+ 580 m

Le Grand Delmas(1544m)  est le point culminant de la Montagne de Couspeau; il se trouve en face des Trois becs, juste au-dessus du Col de la Chaudière.

En janvier 2006, j'y avais fait une courte randonnée à skis, un peu beaucoup ratée du point de vue ski, mais j'avais été étonnée par la beauté de la vue au sommet. Il y avait malheureusement très peu de neige, et en plus je souffrais alors d'une entorse à la cheville qui m'avait dissuadé de tenter la descente côté Nord, plus ennneigée mais plus technique. Le panorama m'avait donné toutefois envie de refaire cette balade courte mais intense.

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Le Veyou (massif des Trois Becs)

Le sentier, qui part un peu au Sud du col de la Chaudière, ne pinaille pas et monte raide dans une garrigue assez méditerranéenne, puis dans la forêt. Jérôme attaque fort, je souffle comme un phoque (je lui refile le sac) mais je le suis quand même, et moins de quarante minutes plus tard nous débouchons déjà sur la crête après 400 m de D+ sans temps mort.

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Drôme noyée dans la brume

Comme pour mes précédentes balades, la brume est toujours présente. On distingue à peine le glandasse, et ne parlons pas du Dévoluy ! L'ambiance est sympa tout de même, avec les deux faces du Veyou si différentes (la pelouse alpine et la falaise verticale). Nous voilà au beau milieu d'un troupeau de moutons !

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Je m'inquiète un peu de la possible présence d'un patou, mais nous distinguons le berger avant les chiens : car il y a quatre chiennes, dont trois patous ! Ceux-ci aboient un peu, mais alors que nous discutons avec le berger, deux d'entre eux viennent faire connaissance et quémander des caresses ... les patous se suivent et ne se ressemblent pas !

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Troupeau face au massif des Trois Becs                         Départ d'un petit couloir ... miam

Nous continuons à une allure plus tranquille, le long de la crête et jusqu'au sommet. Juste en dessous il y a un petit couloir plein Nord ... je le sens bien avec de la neige celui-là !!!
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Mais non il n'a pas de bedaine, c'est le vent sous la chemise !

Nous redescendrons comme je l'avais fait plus ou moins à skis, sur le col de Gourdon. Il n'y a pas vraiment de sentier, parfois une trace, mais surtout des éboulis à pierres fines qui sont plutôt bons à descendre !

Au sol il y avait un joli fossile, cadeau du soir ...
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Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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Jeudi 1 octobre 2009
Jeudi 1er octobre 2009, Massif du Pilat, 96 km, 1800 m D+
http://www.openrunner.com/index.php?id=396558
Remarque : je ne sais pas pourquoi j'ai perdu 9 km en route ... il y a quelque chose que je n'ai pas compris !

Premier jour du mois d'octobre, et vous savez quoi : je dépasse les 4000 km à vélo, ainsi que les 50000 m de dénivelé. Mieux encore : je rencontre Fantomette pour de vrai (c'est une Fantomette mais pourtant, elle existe en vrai !) pour une belle sortie dans le Pilat, massif situé à mi-chemin de nos domiciles respectifs.

Les filles qui roulent sur une certaine distance et dans les massifs montagneux sont peu nombreuses, mais quand en plus il s'agit d'une blogueuse compulsive (comme moi) , d'âge proche du mien, avec une fille du même âge, et que nous connaissons toutes les deux Cri-Cri, cela aurait été dommage de ne pas se rencontrer ...

Nous nous retrouvons à Condrieu, au bord du Rhône. pour l'une comme pour l'autre le trajet a été semé d'embûches : déviation et travaux pour moi, bouchons pour Fantomette. Cela ne nous empêche pas d'attaquer aussitôt la montée  vers les contreforts du massif.

Le temps est superbe, la température parfaite mais comme souvent cet automne, tous les massifs lointains sont noyés dans la brume. Tout ce qu'on peut photographier c'est : Renarde et Fantomette avec les panneaux des cols


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Une étrange coiffe pour Fantomette ... sur notre chemin de croix

Le premier culmine à 555 m et se nomme col de Chassenoud (c'est pas bien de chasser nous!) , autant qu'on peut en juger en regardant bien le panneau car il manque deux lettres. Le second est le col de la Croix  du Mazet : la route qui y mène depuis la Ste Croix en Jarest (un bien joli village) est toute petite, il n'y a pas d'indications et nous avons parfois quelques doutes. Toute petite certes, mais pour la pente elle sait se défendre.

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Ste Croix en jarez
Après la belle descente qui suit, je m'attendais à un lac tout bleu au milieu des sapins tout verts, où Fantomette allait pêcher quand ses garçons étaient petits : que nenni ! Le lac de barrage a été vidé, il ne reste au fond qu'un infâme ruisseau et un tas de boue. Bouh ! qu'il est vilain !
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Pas d'eau dans le lac !

Il ne nous reste plus qu'à attaquer la montée au collet de Doizieux, pas trop indiqué lui non plus.  Mais on ne se trompe pas, et ça vaut mieux, car c'est quand même la montée majeure de la journée. Je commence à ressentir la faim, normal, il est midi !
Fantomette a des jambes et de la ressource, je dois rester vigilante car je pourrais bien me faire distancer, surtout quand j'ai faim ! Impressionnant quand elle grimpe tout sur le 2 eme plateau !
 
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Nous débouchons bientôt au collet, où il y a un banc, un sympathique petit café avec une terrasse et une fontaine pour les bidons. L'endroit est idéal pour le pique-nique (petit, le pique-nique) et un café bien mérité.

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Un clin d'oeil cycliste pour afficher le  menu                               Bientôt des fleurs géantes ?

Après cette petite pause, nous reprenons l'ascension, à nouveau plus raide, qui nous mène au col de l'oeillon, puis au Crêt de l'oeillon. Ben oui quoi, on ne va pas s'en tenir au col !
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La montée au crêt comporte 1,5 km bien raides avec des pentes dépassant 10% . Mais cela me frappe moins que la dernière fois, car nous provenons aujourd'hui d'une route globalement plus raide, et le contraste est moins net. Il faut dire aussi qu'on bavarde tout le temps
Malgré la visibilité douteuse, nous ne manquons pas la petite visite à la table d'orientation.
Une nombreuse équipe s'apprête à faire une belle descente en Trotinette Tout Terrain
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Brume au Pilat                                                                          TTT Trotinette Tout Terrain

Le vent s'est levé, le coupe-vent est agréable dans la descente. Celle-ci n'est d'ailleurs pas très longue, puisque nous remontons, en pente douce cette fois, vers la station de ski de fond de La Bessat . Au point culminant, nous nous laissons glisser vers St Julien Molin Molette.

A Maclas, le petit sandwich de midi est oublié depuis longtemps. Chaque petite remontée, ou chaque passage où l'on lutte contre le vent désormais de face, nous fait fantasmer sur la prochaine boulangerie. Fantomette nous repère une patisserie où nous achetons deux big parts de flan , aussitôt englouties.

Nous descendons jusqu'au Rhône à St Pierre de Boeuf, en fait je n'ai pas vu la route qui part vers Pelussin ; il nous reste un peu plus de 10 km à parcourir sur le plat, avec un vent soutenu, sur un grand axe assez encombré ... de plus il y a pas mal de travaux, et un convoi exceptionnel avec un bateau de belle taille ... pas moyen de passer même avec le vélo, il faut patienter ! Ce n'est que vers la fin que nous retrouverons une superbe piste cyclable en bord de Rhône, et un petit itinéraire pour piétons et vélos  en pleine ville de Condrieu.

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Ce rhône tout bleu ... on s'y baignerait !

"Elles reprirent alors chacune leur chemin
Saluèrent la providence
En se faisant un signe de la main "
Comme dans la chanson de Michel Fugain, avec quelques projets pour le futur en plus !
Par renarde1 - Publié dans : vélo
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Mardi 29 septembre 2009
Mardi 29 septembre 2009, randonnée pédestre, Lances de Malissard , 1200 m D+

Pour commencer, avant de lire, vous me répèterez dix fois le titre en quinze secondes. Si après ça vous n'avez pas fait un noeud avec votre langue, vous avez le droit de poursuivre la lecture ...

Ce matin, j'ai rendez-vous avec Caro à Voreppe à 7h15, pour une ambitieuse traversée des Lances de Malissard.
Il fait un temps magnifique et sans vent .
Après quelques minutes de voiture, Caro découvre avec horreur sa "nimperie " du jour : elle a oublié ses chaussettes !!! Et marcher pieds nus dans les chaussures de montagne pendant 6 heures, c'est pas une bonne idée ...

Toutes les solutions plus ou moins raisonnables sont aussitôt envisagées : attendre l'ouverture d'un magasin de sport, aller frapper à une porte et demander une vieille paire de chaussettes, en trouver une sur le bord de la route, agresser un jogger ou un randonneur et le ligoter avec la corde pour lui piquer ses chaussettes (cette dernière solution nous a fait rire un bon moment) ....

C'est finalement dans une épicerie à St Pierre de Chartreuse, ouverte à 8h, qu'elle trouvera deux paires de chaussettes en bas nylon (super les chaussettes techniques ) Comme dans la voiture elle a aussi une mini-soquette qui enveloppe son téléphone portable , la solution sera : la mini-soquette au pied droit et ....
quatre (!!!) chaussettes de fille au pied gauche. Le portable, c'est utile en montagne.



Nous pouvons enfin prendre le départ.
Sauf que, pour prendre le départ, il faut trouver le sentier. Et la forêt est ravagée dans tous les sens par des coupes de bois, des traces d'engins, des routes forestières en veux-tu en voilà ! Nous en empruntons une au hasard, elle monte, elle monte, et ne va pas où on veut du tout ! Il nous faudra redescendre tout droit dans la forêt pour finir par tomber sur le fameux sentier ... après avoir un peu râlé (quand personne ne nous entend) contre le débalisage de certains sentiers de Chartreuse, puis conclu qu'il y avait plus grave comme problème, nous pouvons continuer tranquillement notre route.

 
Encore une arche majeure découverte en Chartreuse !                                   Sortie de la forêt

Nos errances ont  pris bien plus d'une demi-heure. Sans compter les chaussettes . Sans compter les trompettes de la mort ...
 
                                                                                                       Cheminée de Fontanieu
 

Nous finissons tout de même par arriver au-dessus du col de Fontanieu, sous les falaises de Lances . Ici le sentier devient exposé, mais des câbles tout neuf ont été posés, ce qui rend le passage descendant dans le versant Nord-Ouest plutôt facile. Nous remontons ensuite la cheminée de Fontanieu, bien humide. Là encore il y a un câble qui facilite bien le passage .... rien de très difficile, mais à un endroit,  impossible de progresser avec les pieds tant ils rippent dans la boue, il faut se hisser avec les bras . Au delà, on parvient sur un sangle plutôt facile dans une belle ambiance.


Ma nouvelle coiffure !

A l'extrêmité du sangle nous débouchons sur la crête des Lances. Il est midi et Caro ne doit pas louper l'heure des mamans à 16h30. Se lancer dans la traversée des crêtes est hors de question, et même rejoindre le col de Bellefont nous ferait courir un risque de retard trop important. Nous essayons de repérer la cheminée d'accès aux inscriptions romaines , mais ... but là encore, nous n'avons pas vraiment compris laquelle c'était, et pas vu de câble.

Les plantations  d'arbres à neige : la futur saison est en préparation

Le retour se fera donc par le même chemin, du moins en haut . Contrairement à la légende, la Cheminée de Fontanieu se descend assez bien . Plus bas, nous choisirons un retour par le col de Fontanieu.et une sente qui tend à être envahie par la végétation au début. Nous finissons par comprendre plus ou moins nos erreurs de l'aller ...
Comme dit Stefan Eicher dans sa très belle chanson "Pas d'ami comme toi"
"Je n'ai pas trouve la clé
Du mystère
Mais je m'en suis approché"

Par renarde1 - Publié dans : randonnée
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